Sophie Durocher vit un gros malaise face à l’annulation des spectacles d’Éric Lapointe

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Sophie Durocher vit un gros malaise face à l’annulation des spectacles d’Éric Lapointe

Dans sa chronique publiée ce lundi matin dans le Journal de Montréal, Sophie Durocher revient sur la décision de l’Amphithéâtre Cogeco d’annuler les deux spectacles prévus par Éric Lapointe. Elle dit vivre un « gros malaise » face à cette décision.

Sophie Durocher vient à la défense du rockeur dans sa chronique alors qu’elle a l’impression qu’il s’agit plus d’un acte de vengeance que de « justice équitable ». Voici ce qu’elle écrit dans son texte

« Je comprends que le Québec vit une vague de féminicides terrifiante.

Je comprends que ça aurait envoyé un drôle de message de fêter la Saint-Jean avec un homme qui, il y a moins d’un an, plaidait coupable à des accusations de voies de fait contre une femme.

Mais il reste que j’ai un gros malaise avec le fait que les spectacles que devait donner Éric Lapointe les 24 juin et 11 septembre à l’Amphithéâtre Cogeco ont été annulés jeudi par la Corporation des événements de Trois-Rivières.

Selon moi, c’est toute la différence entre une justice équitable et une justice vengeresse.

Le chanteur a plaidé coupable à une accusation de voies de fait sur une femme en 2020 à la cour municipale de Montréal. En octobre 2020, il a bénéficié d’une absolution conditionnelle et d’une probation d’un an où il doit « garder la paix et avoir une bonne conduite ».

Ainsi, Sophie Durocher se demande jusqu’à quand Éric Lapointe devra rester loin des projecteurs et des concerts « pour que certaines militantes soient convaincues qu’il a « réglé ses comptes avec la société » ? » écrit-elle. 

Afin de conclure, Sophie Durocher se demande comment agir face à un système de justice qu’on trouverait défaillant ou inadéquat. 

« Je pense au contraire qu’Éric Lapointe est puni plus sévèrement parce qu’il est un artiste. Si un plombier avait bénéficié d’une absolution conditionnelle après un plaidoyer de culpabilité, je ne pense pas qu’une coalition de femmes aurait exigé qu’il ne travaille plus. 

J’ai l’impression qu’on est en train de créer un système de justice parallèle. D’un côté, la Justice avec un J majuscule (policiers, DPCP, tribunaux), et de l’autre, la justice avec un j minuscule (pétition, médias sociaux, lobby, regroupements). »

En rappel, L’Amphithéâtre Cogeco qui devait recevoir le rockeur dans le cadre de deux concerts a annoncé avoir annulé ses spectacles. Dans un message, l’organisation dit être solidaire « à la condition des femmes » à la suite du 12e et 13e féminicide qu’a connu le Québec. Le retour d’Éric Lapointe avait ainsi été décrié après ses accusations de violence conjugale pour lesquelles il avait plaidé coupable.

Lisez la chroniquede Sophie Durocher en intégralité sur le site du Journal de Montréal.

Si vous avez besoin d’aide :

Ligne québécoise de prévention du suicide

1 866-APPELLE (277-3553)

SOS violence conjugale

1 800 363-9010