
Le comédien qui se glisse dans la peau de Maxime Leduc dans Antigang se confie
La première saison de la quotidienne Antigang s'est conclue de manière magistrale ce jeudi soir, laissant les téléspectateurs complètement pantois face aux nombreux rebondissements qui ont parsemé l'ultime épisode. Si l'explosion tragique du véhicule de la policière Carolanne Daigneault (Karine Gonthier-Hyndman) a retenu une grande part de l'attention du public, un autre événement d'envergure a fait bondir les fans : la trahison inattendue et humiliante de Maxime Leduc envers les enquêteurs de l'Antigang prêt à tout pour lui. Le talentueux comédien Karl Farah, qui prête ses traits à ce criminel redoutable, s'est récemment ouvert au magazine 7 Jours sur ce rôle d'envergure qui a littéralement changé sa vie et sa carrière.
Tout d'abord, il est absolument impossible de passer sous silence la façon dont son personnage a joué les enquêteurs de l'Antigang. Alors que tout le monde, y compris le public, croyait qu'il était sincèrement devenu un délateur collaborant pour la police, il a plutôt élaboré un plan magistral de toutes pièces avec son acolyte, le chef de gang narcissique Denys Marchand. En fournissant sciemment de fausses informations aux forces de l'ordre pour les mener sur de mauvaises pistes, Leduc a permis à Marchand et à ses partenaires d'affaires de mener à terme un immense transfert de drogue en provenance de la Colombie, contournant ainsi toute la surveillance policière établie.

Le summum de cette défaite cuisante pour l'escouade s'est produit lorsque Leduc a réussi à s'évader. Après avoir nargué les enquêteurs d'expérience Jean-François Bégin et Tommy Nadeau en leur révélant avec arrogance qu'ils avaient été bernés, Leduc a tout simplement prétexté une envie pressante d'aller aux toilettes. Profitant de la confiance aveugle et insensée des deux policiers chevronnés, qui l'ont laissé y aller seul en fermant la porte derrière lui, il s'est enfui par la fenêtre. Il a filé à l'anglaise comme un lapin inoffensif dans la brousse pour aller rejoindre un Denys Marchand triomphant sur une route de campagne isolée, au grand dam des autorités.
Ce rôle de « méchant » complexe offre d'ailleurs une liberté de jeu inestimable à Karl Farah. Dans l'entrevue qu'il a livrée avec le 7 Jours, l'acteur de 45 ans a partagé son bonheur d'incarner une véritable « tête brûlée » qui s'occupe des tâches les moins plaisantes pour les Death Shadows. Ancien joueur de football pour les Carabins de Montréal jusqu'à l'âge de 26 ans, il possède la carrure athlétique et imposante idéale pour ce genre de personnage intimidant. Cette expérience sportive lui permet même d'effectuer certaines de ses propres cascades à l'écran, ajoutant une belle touche de réalisme à son jeu.

Au-delà du pur plaisir d'interpréter un vilain et de la formidable ambiance de camaraderie qui règne sur les plateaux de tournage de la série, l'entrevue met surtout en lumière la grande sécurité financière que lui procure son personnage de Maxime Leduc. Après avoir roulé sa bosse et persévéré dans le milieu artistique depuis ses débuts impromptus en improvisation théâtrale à l'université, ce rôle régulier au petit écran représente une consécration bien méritée. Comme il l'indique lui-même avec un immense sentiment de soulagement : pour la première fois en 15 ans de carrière, le comédien ne se demande pas comment il fera pour payer son loyer du mois prochain. Il gagne désormais pleinement sa vie grâce à son art, ce qui lui enlève un poids énorme des épaules au quotidien.
«Pour la première fois en 15 ans de carrière, je n’ai pas à me demander comment je vais payer mon prochain loyer : je gagne ma vie comme comédien.» se confie-t-il au magazine. Il garde toutefois les pieds sur terre et aborde chaque nouveau projet de tournage comme si c'était le dernier, étant bien conscient de la précarité habituelle qui accompagne le métier d'acteur.

Fort de cette nouvelle stabilité professionnelle et de l'incroyable réception du public face aux intrigues captivantes de la série, l'avenir s'annonce extrêmement prometteur pour Karl Farah. Avec l'évasion réussie de son personnage et son association toujours aussi forte avec le machiavélique Marchand, on a très hâte de voir ce qui attend Leduc dans la 2e saison d'Antigang ! D'ici là, on vous invite à en découvrir plus sur le parcours de Karl Farah.
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À propos de l'auteur
Directeur du contenu numérique
Diplômé d’arts et lettres au Cégep de Limoilou ainsi que d’intégration multimédia au Cégep de Sainte-Foy, Eso Handangic combine ses deux passions en une seule dans la rédaction d’articles en ligne pour plusieurs sites d’Attraction Numérique. Chef de file dans son domaine, il excelle tout ce qu’il entreprend et est toujours à l’affût des nouveautés dans le monde culturel, économique et ludique.
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