Voici qui devrait être co-animateur de Tout le monde en parle à temps plein en 2023

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Monde de Stars

On a assisté au dernier Tout le monde en parle de l'année, dimanche soir, alors que la grande messe dominicale de Radio-Canada sera de retour le 8 janvier pour un épisode des meilleurs moments de 2022, avant de reprendre la programmation régulière le 15 janvier 2023.

Au cours des dernières semaines, plusieurs co-animateurs se sont succédés et on doit dire qu'on a beaucoup aimé cette formule qui nous a permis de voir plusieurs styles différents dans le rôle de Fou du roi qu'a occupé pendant près de 17 ans Dany Turcotte.

MC Gilles dans le rôle de co-animateur
MC Gilles dans le rôle de co-animateur

Au cours des dix émissions de cet automne, MC Gilles a été co-animateur à cinq reprises contre trois pour Marie-Lyne Joncas. Anaïs Favron et Boucar Diouf ont quant à eux été invités à une occasion. 

Depuis le départ de Dany Turcotte, on a également vu défiler des grosses pointures comme Alexandre Barrette, Pierre-Yves Roy-Desmarais, Virginie Fortin, Arnaud Soly et autres Martin Petit.

L'an dernier, on avait particulièrement aimé l'apport d'Alexandre Barrette, mais on ne l'a pas revu cette année, lui qui a plutôt accepté de collaborer à l'émission La Tour, sur les ondes de TVA. Connaissant la compétition entre les deux réseaux, on imagine que son contrat au talk-show quotidien animé par Gildor Roy ne lui permet pas d'être en plus co-animateur à Tout le monde en parle.

Marie-Lyne Joncas dans le rôle de co-animatrice
Marie-Lyne Joncas dans le rôle de co-animatrice

Mais il nous semble que l'émission serait mûre pour retrouver un peu de stabilité. On a pu voir les différents styles de co-animation, alors que certains ont pris beaucoup de place, d'autres ont été plus effacés. Il y en a eu qui cherchaient à insérer de l'humour grinçant à tout prix, tandis que d'autres ont plutôt essayé d'apporter du contenu et de la profondeur.

Il est vrai que c'est difficile de trouver le ton juste et que vouloir puncher à tout prix, ça peut être délicat et même créer des controverses comme celles qui ont forcé Dany Turcotte à démissionner, en février 2021.

Dany Turcotte qui a occupé le poste de Fou du roi pendant de nombreuses saisons
Dany Turcotte qui a occupé le poste de Fou du roi pendant de nombreuses saisons

Un candidat sort du lot

Sans rien enlever aux autres co-animateurs qui se sont succédés au cours des derniers mois, Boucar Diouf a démontré, dimanche soir, qu'il était celui qui combinait le mieux la profondeur du propos, le sens de la répartie, l'humour et l'empathie.

On doit dire qu'on a également beaucoup apprécié les passages d'Alexandre Barrette et Marie-Lyne Joncas, notamment, mais Boucar nous semble être celui qui serait le mieux placé pour occuper ce rôle sur une base permanente, en 2023.

Boucar Diouf dans le rôle de co-animateur
Boucar Diouf dans le rôle de co-animateur

Dimanche, la façon dont il a repris le ministre Steven Guilbeault a parfaitement démontré pourquoi il est parfait pour le poste. Sans être complaisant ni arrogant, il a laissé savoir au ministre de l'Environnement qu'il n'était pas d'accord avec ses propos, tout en ajoutant son point de vue avec chiffres et exemple à l'appui.

L'idée n'était pas de casser le ministre en direct ou de trouver un gag grinçant simplement pour faire rire. C'était un sujet important et il a jugé pertinent d'y aller de la séquence suivante:

Il est important de dire que ce n'est rien de plus que notre opinion et que nous n'avons aucune indication comme quoi la production a le désir de changer la formule pour revenir vers un co-animateur permanent.

Mais si c'est le cas, Boucar Diouf représente - à notre humble avis - le meilleur des choix.

Sur les médias sociaux, les internautes ont d'ailleurs été très nombreux à témoigner de leur appréciation envers le travail e Boucar Diouf dans son rôle de co-animation. Voici quelques commentaires publiés suite à l'émission de dimanche:

Boucar Diouf cloue le bec au ministre Guilbeault

Le ministre fédéral de l'Environnement et du Changement climatique Steven Guilbeault était de passage sur le plateau de Tout le monde en parle, dimanche, dans le cadre de la COP15 sur la biodiversité qui débute ces jours-ci à Montréal.

Accompagné de Alice de Swarte, directrice de la Société pour la Nature et les Parcs - Section Québec, le ministre Guilbeault a parlé du rôle du Canada dans la lutte aux changements climatiques avec un discours plutôt positif et rassurant.

Le ministre Steven Guilbeault à Tout le monde en parle
Le ministre Steven Guilbeault à Tout le monde en parle

Madame de Swarte a d'ailleurs paru assez critique du travail de nos gouvernements - autant au fédéral qu'au provincial - quant à leur réelle volonté d'agir dans ce domaine.

« Le défi en ce moment c'est qu'on a deux paliers de gouvernement qui sont assez ambitieux sur la scène internationale à promouvoir des cibles comme celle de 30% ou même en terme de soutien pour la question des droits humains et des peules autochtones. Après, on a plus un enjeu sur ce qu'on voit au niveau domestique dans la mise en oeuvre.

Ça c'est un premier enjeu, on voudrait voir des démonstrations très concrètes du sérieux des gouvernements à atteindre ces objectifs et pas seulement dire sur la scène internationale qu'ils vont le faire. Et un autre enjeu collectif que je pense que nous, la société civile, on essaie d'amener sur la place publique à cette COP, c'est les conséquences sous-jacentes du déclin de la nature.

On parle de nos modes de production, nos modes de consommation, nos modèles d'investissement. Ça c'est une discussion qu'il faut absolument commencer à avoir en marge des COP sur la biodiversité, en marge des COP sur le climat: on a besoin de changements de paradigmes profonds au niveau des valeurs. »

Alice de Swarte, directrice de la Société pour la Nature et les Parcs - Section Québec
Alice de Swarte, directrice de la Société pour la Nature et les Parcs - Section Québec

À ce moment, Patrick Huard qui était également sur le plateau, demande si ça doit passer par la décroissance. « On essaie de ne pas tomber dans des discours trop polarisants. Il y a des solutions, l'idée ce n'est pas de revenir à un mode de vie comme au Moyen-Âge, c'est plutôt de voir comment on peut avoir une croissance qui est compatible, qui est dans la limite de la capacité de support de nos écosystèmes. »

Le ministre Guilbeault intervient alors: « Ça dépend comment on mesure la croissance. Est-ce qu'on mesure juste la croissance en termes de dollars par année par pays? Ou est-ce qu'on peut mesurer la croissance au niveau de l'éducation, de l'égalité entre les hommes et les femmes, de la culture. Il y a de plus en plus de pays qui commencent à regarder et à se doter d'indices, et le Canada en fait partie, pour mesurer la croissance autrement que juste en termes économiques. »

Boucar Diouf vient alors ajouter son grain de sel: « Moi je pense que la croissance en termes économiques est importante. On l'a vu avec le début de la COVID. Quand la COVID est arrivée c'est comme si les animaux sont sortis du bois en se disant où sont passés les humains? Partout dans les villes on l'a vu. Et je pense qu'on ne peut pas parler de sauver la biodiversité - sinon ça va être comme les COPs sur le climat. On l'a vu, les COPs sur le climat la grande majorité des gens se réunissent et se fixent des objectifs, mais en réalité il ne se passe pas grand chose. »

Boucar Diouf dans le rôle de co-animateur
Boucar Diouf dans le rôle de co-animateur

« Moi je ne suis pas d'accord », rétorque le ministre de l'Environnement, mais Boucar poursuit.

« Oui, je sais que tu n'es pas d'accord, mais ce que je veux dire c'est qu'on ne peut pas parler de sauver la biodiversité sans imposer une frontière à l'espèce humaine. Ça veut dire confinement géographique, économique et démographique. Si on ne va pas là-dedans, on ne peut pas dire qu'on va sauver la nature. Edward Wilson a calculé que le rythme d'extinction des espèces aujourd'hui est de 100 à 1000 fois supérieur à la dernière grande extinction qui a emporté les dinosaures. »

Le ministre Steven Guilbeault à Tout le monde en parle
Le ministre Steven Guilbeault à Tout le monde en parle

Le ministre Guilbeault a rétorqué: « Si tu me permets, les gens disent que ça ne sert à rien ces conférences-là. Il y a dix ans, sur les changements climatiques, les scientifiques nous disaient qu'on se dirigeait vers un réchauffement planétaire d'au moins quatre à cinq degrés Celsius. Et là, les dernières études parlent d'un réchauffement de 1,7 à 2,4 degrés. Et là on voit tous les bouleversements qu'on a avec 1,1 degré Celsius de réchauffement.

1,7 c'est déjà beaucoup, on s'est entendu à Paris qu'il fallait essayer de limiter ça à 1,5, donc 1,7 à 2,4 c'est encore trop. Mais c'est beaucoup moins que le 4 à 5 degrés où on s'en allait. Est-ce que les pays agissent juste à cause de ces conférences-là? Non. Mais est-ce que dans ces conférences-là on se challenge les uns les autres et les ONG nous critiquent? Si ce n'était que ça - et ce n'est pas que ça - je pense que c'est déjà important. »

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