
Jean Airoldi se questionne sur le prix du lait au chocolat, moins cher que le lait ordinaire
«Pourquoi le lait au chocolat est moins cher que le lait ordinaire??»
Jean Airoldi, bien connu comme chroniqueur mode, courtier immobilier et personnalité publique, a soulevé une question qui a fait réagir bon nombre de Québécois sur les réseaux sociaux. En faisant ses courses chez Maxi, il a remarqué quelque chose d'étonnant : le lait au chocolat coûte moins cher que le lait régulier. Une observation qui, en pleine période d'inflation alimentaire, a de quoi faire sourciller.
Sur sa page Facebook, Airoldi a partagé sa découverte avec ses abonnés en écrivant : « Pourquoi le lait au chocolat est moins cher que le lait ordinaire?? Il y a tu quelque chose que je ne comprend pas?? lol ». Il a accompagné sa publication d'une photo montrant un carton de 1 litre de lait au chocolat Québon affiché à seulement 2 dollars chez Maxi. En comparaison, le litre de lait 2 % de la même marque se vend à 2,33 $. On parle donc d'une différence de 33 cents, ce qui est tout de même significatif quand on considère que le lait au chocolat est un produit transformé contenant des ingrédients supplémentaires.
On vous explique dans les lignes qui suivent la véritable raison de cette différence de prix, mais avant tout allons-y avec les hypothèses loufoques de quelques internautes.
Les internautes s'en donnent à coeur joie
Comme on pouvait s'y attendre, la publication de Jean Airoldi a généré une vague de commentaires aussi drôles les uns que les autres. Certains abonnés ont suggéré avec humour qu'il s'agissait de « lait d'hiver », une explication fictive qui a bien fait rire la galerie. D'autres ont avancé que ce devait être un spécial en magasin ou encore une promotion temporaire. Bref, les hypothèses farfelues ne manquaient pas dans la section commentaires, et les fans de Jean Airoldi se sont amusés à rivaliser de créativité pour tenter d'expliquer cette anomalie apparente.
Parmi les réactions les plus savoureuses, on retrouvait des abonnés qui se questionnaient sur la logique économique derrière cette situation, tandis que d'autres y voyaient simplement une occasion en or de troquer leur lait blanc pour du chocolaté dans leurs céréales du matin. L'humour des Québécois face aux absurdités du quotidien était encore une fois au rendez-vous.
La vraie raison derrière cet écart de prix
Mais au-delà des blagues, il existe bel et bien une explication rationnelle à ce phénomène qui surprend tant de consommateurs. La réponse se trouve dans la réglementation québécoise entourant le prix du lait. Au Québec, la Régie des marchés agricoles et alimentaires fixe des prix minimums et maximums pour le lait de consommation par le biais du Règlement sur les prix du lait de consommation. Cependant, cette réglementation ne couvre pas tous les types de lait.
Les prix maximums établis par la Régie s'appliquent uniquement aux laits dits « ordinaires », c'est-à-dire ceux vendus en formats standards comme les sacs de 4 litres ou les contenants en carton sans bouchon en plastique de 1, 1,5 ou 2 litres. Plusieurs catégories de lait sont explicitement exclues de cette réglementation, notamment le lait biologique, le lait sans lactose, le lait microfiltré, le lait UHT et, bien entendu, les laits à valeur ajoutée comme le lait au chocolat.
C'est d'ailleurs ce que l'émission L'épicerie avait expliqué il y a plusieurs années : les laits spécialisés, dont fait partie le lait au chocolat, ne sont pas soumis aux mêmes contraintes de prix que le lait régulier. Concrètement, cela signifie que les détaillants et les fabricants ont une liberté totale pour fixer le prix du lait au chocolat, sans devoir respecter de plancher ou de plafond réglementaire. Le lait ordinaire, lui, est encadré par des prix minimums en dessous desquels aucun détaillant ne peut descendre, même en promotion.
Pour donner un exemple concret, le prix minimum du lait 2 % en format de 1 litre est fixé à 2,16 $ dans la grande région métropolitaine, tandis que le maximum est de 2,33 $. Le lait au chocolat, n'étant soumis à aucune de ces balises, peut donc être vendu à un prix inférieur si le détaillant ou le fabricant le souhaite.
La question de Jean Airoldi, aussi anodine qu'elle puisse paraître, met en lumière une réalité méconnue de la majorité des consommateurs québécois. Dans un contexte où le coût de l'épicerie ne cesse de grimper et où chaque dollar compte, savoir que le prix du lait ordinaire est strictement encadré par la loi alors que celui du lait au chocolat ne l'est pas permet de mieux comprendre les étrangetés que l'on croise parfois dans les allées des supermarchés.
Ainsi, la prochaine fois que vous ferez vos courses, remarquez bien si le prix du 2L de lait au chocolat est moins cher que celui du lait régulier...
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À propos de l'auteur
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