
De plus en plus de téléspectateurs soulignent ce détail
Dimanche soir marquait la fin des auditions à l’aveugle de La Voix. Après plusieurs semaines de prestations chargées d’émotion, les quatre coachs ont enfin complété leurs équipes. Cette première phase, toujours aussi imprévisible, a offert son lot de moments mémorables : des voix puissantes, des parcours inspirants et des décisions parfois déchirantes.

Sur les réseaux sociaux, l’enthousiasme était bien présent. Beaucoup saluent la qualité des candidats et la diversité des styles proposés. Pourtant, au milieu des félicitations et des coups de cœur, un commentaire revient avec insistance, saison après saison.
De plus en plus de téléspectateurs soulignent le nombre limité de chansons interprétées en français. Depuis le début de la saison, la majorité des prestations ont été livrées en anglais, ce qui ne passe pas inaperçu. Ce n’est pas un débat nouveau, mais il semble prendre davantage d’ampleur cette année.
Il serait facile de balayer cette critique en la considérant comme un simple réflexe nostalgique. Or, plusieurs observateurs y voient plutôt l’expression d’un besoin de représentation culturelle. La Voix est une adaptation québécoise d’un concept international, mais elle demeure ancrée dans une réalité locale.
Les coachs eux-mêmes ont bâti leur carrière principalement en français. L’émission est diffusée sur TVA et rejoint un public attaché à sa langue et à ses artistes d’ici. Dans ce contexte, certains trouvent paradoxal que la langue française occupe une place plus discrète dans les choix musicaux des candidats.
Il ne s’agit pas de dévaloriser les interprétations en anglais, qui peuvent être remarquables et stratégiques. Plusieurs candidats choisissent cette langue pour démontrer leur polyvalence ou pour s’attaquer à des classiques internationaux. Toutefois, une portion du public souhaiterait voir un meilleur équilibre, afin que la scène reflète davantage la richesse du répertoire francophone.

Dans un paysage télévisuel où les formats sont souvent standardisés à l’échelle mondiale, miser sur les spécificités culturelles pourrait représenter un avantage distinctif. Mettre de l’avant les auteurs-compositeurs d’ici, revisiter des classiques québécois ou explorer la scène francophone actuelle donnerait à l’émission une couleur encore plus unique.
Le débat n’oppose pas deux camps irréconciliables, mais soulève plutôt une réflexion sur l’identité de l’émission. À une époque où la protection et la valorisation du français occupent une place importante dans les discussions publiques, plusieurs téléspectateurs souhaitent que La Voix participe activement à cette mise en valeur.

Alors que les auditions sont maintenant derrière nous, la compétition entre dans une phase encore plus intense : les Duels. Dès ce dimanche, les coachs devront confronter deux membres de leur propre équipe dans des performances en duo, avec à la clé une élimination à chaque affrontement.
Cette étape est souvent l’une des plus marquantes de la saison. Les stratégies se précisent, les émotions montent d’un cran et la règle du « vol », qui permet à un coach de récupérer un candidat éliminé par un collègue, ajoute une dimension supplémentaire au suspense.
Reste à voir si cette nouvelle phase apportera aussi des ajustements dans le choix des chansons. Une chose est sûre : la discussion sur la place du français dans La Voix continue d’alimenter les conversations. Et si cette critique persiste, c’est peut-être parce qu’elle reflète un attachement profond à la culture d’ici, un attachement que l’émission pourrait choisir de célébrer encore davantage.
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