Opinion: La controverse concernant Occupation Double va trop loin et tout le monde devrait respirer par le nez
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Occupation Double se retrouve dans l'eau chaude depuis bientôt une semaine, alors que le souper d'élimination diffusé dimanche dernier continue de soulever les passions. L'attitude des garçons envers Jonathan, la décision d'éliminer Clémence et la fermeture des «anciens» candidats envers les cinq petits nouveaux qui viennent de se greffer à l'aventure ont enflammé les réseaux sociaux au cours des derniers jours.
On parle d'intimidation, on affirme que la production aurait dû intervenir pour changer le cours des choses, certains appellent au boycott et d'autres pensent que toute cette situation démontre qu'une émission comme Occupation Double n'a plus sa place à la télévision québécoise.
Prenons, collectivement, une grande respiration et prenons un pas de recul.
Certes, les comportements que les garçons ont eus envers Jonathan s'apparentaient à du bullying comme on en voit dans les cours de recré. On forme des gangs, il y a des cools et on décide d'exclure ceux qu'on aime moins. On ne dit pas que c'est correct...mais une télé-réalité c'est un jeu et ça se veut un reflet de ce qui se passe dans la vraie vie.
La beauté du jeu c'est que c'est le public qui, ultimement, décide des gagnants et on imagine bien que si un vote avait lieu aujourd'hui, Isaack, Félix et Philippe ne récolteraient pas beaucoup d'amour de la part du public québécois. Ils ont voulu agir ainsi, tant pis pour eux.
Mais de là à demander à ce que la production intervienne pour empêcher les gars d'éliminer Clémence, il y a un pas. Les règles du jeu sont claires, tous les participants savent dans quoi ils s'embarquent et il n'y a rien de surprenant à ce qu'il se forme des alliances et qu'on assiste à des trahisons.
Depuis que Noovo a décidé de ramener OD dans une formule adaptée à la réalité d'aujourd'hui et aux réseaux sociaux, il est de plus en plus clair que ceux qui décident de s'inscrire jouent gros.
D'un côté, ils gagnent une visibilité énorme et peuvent ensuite prétendre à la vie d'influenceurs avec tous ce que ça implique de positif comme de négatif. De l'autre, ils acceptent que leur passage à la télévision peut très mal se passer et entraîner des conséquences que personne ne voudrait vivre.
Demandez à Camille Dufresne, à Charles Montigny ou à Éloïse Lafrenière s'ils ont apprécié leur expérience et leur dur retour à la réalité après avoir projeté une image dont ils n'étaient pas particulièrement fiers à tout le Québec. Lors des premières années, on pouvait - à la limite - comprendre qu'un jeune adulte se lance dans l'aventure sans trop savoir à quoi s'attendre.
Aujourd'hui, c'est une toute autre réalité et ils savent tous pertinemment dans quoi ils s'embarquent.
La vérité c'est que ce serait même plutôt ennuyant s'il n'y avait jamais de rebondissements du genre et qu'OD était tout simplement une télé-réalité où l'harmonie et l'entraide faisaient foi de tout.
Ce n'est pas comme ça que ça se passe dans la vraie vie...et ça ne fait pas de la très bonne télé.
Bien sûr, il est primordial qu'une émission avec un rayonnement comme Occupation Double mette des ressources à la disposition des participants pour les soutenir dans les moments les plus difficiles. Et ça, la production le fait bien.
Mais est-ce qu'on doit aller jusqu'au boycott et à faire des pressions pour que la télé-réalité ne revienne pas la saison prochaine? Personnellement, on trouve que non. Et disons les choses clairement: toute cette controverse va trop loin.
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