
Nathalie Petrowski fait un passage remarqué à Chanteurs Masqués
Le passage de Nathalie Petrowski n'est pas passé inaperçu dimanche soir.
Le deuxième épisode de la sixième saison de Chanteurs masqués a réservé toute une surprise dimanche soir sur les ondes de TVA. C'est nul autre que Nathalie Petrowski, figure incontournable de la critique culturelle québécoise, qui se cachait sous l'imposant costume de la Reine. Et si les enquêteurs en studio n'ont pas réussi à percer le mystère, il semble que le public à la maison avait une longueur d'avance.
En effet, sur la page officielle de l'émission, de nombreux téléspectateurs avaient déjà flairé la bonne piste. Plusieurs commentaires pointaient vers la célèbre journaliste bien avant que le masque ne tombe. Les indices semblaient parler d'eux-mêmes pour les plus perspicaces, qui avaient reconnu certains éléments liés à l'univers de la critique culturelle et au parcours bien connu de Petrowski.
Les enquêteurs, eux, ont bien remarqué que la personnalité derrière la Reine n'était visiblement pas une chanteuse professionnelle, tout en lui reconnaissant un certain sens du rythme, mais aucun d'entre eux n'a su identifier sa voix pourtant distinctive.
Nathalie Petrowski raconte son expérience à Chanteurs masqués
La journaliste de 72 ans ne s'en cache pas : chanter représente pour elle un véritable cauchemar. Elle a d'ailleurs confié que la production avait dû s'y prendre à trois reprises avant qu'elle accepte finalement de participer. Les deux premières fois, elle avait catégoriquement refusé, estimant que l'idée était farfelue pour quelqu'un qui chante, selon ses propres mots, «comme une casserole». C'est le producteur Martin Proulx qui a fini par la convaincre à force d'insistance.

Pour sa prestation, Petrowski a interprété La forêt des mal-aimés de Pierre Lapointe, une chanson choisie parce que sa tonalité convenait à sa voix limitée. Elle s'est d'ailleurs excusée auprès de l'auteur-compositeur-interprète, espérant qu'il ne lui en voudrait pas d'avoir «massacré à moitié sa toune». L'expérience lui a toutefois donné une toute nouvelle perspective sur le métier de chanteur, elle qui passe habituellement sa vie de l'autre côté, à observer et à critiquer.
Côté costume, la chroniqueuse s'est dite ravie de porter le même habit que celui de Laverne Cox, la comédienne de la série Orange Is the New Black, dans la version américaine de l'émission. Malgré une légère appréhension liée à sa claustrophobie, elle a trouvé la tête du costume étonnamment légère, dotée d'une sorte de moustiquaire qui lui permettait de bien voir autour d'elle. Et comme elle n'est pas très grande, on lui a ajouté des bottes avec des talons de huit pouces qui ont complètement transformé son allure.
L'une de ses principales motivations pour accepter ce défi était de surprendre ses collègues de C'est juste de la TV, notamment Bryan Audet, Alex Perron et Anne-Marie Withenshaw, qui sont de véritables passionnés de Chanteurs masqués. Elle imaginait déjà leur réaction en la voyant apparaître sur le plateau. Un détail cocasse : deux semaines avant le tournage, Petrowski avait enregistré le pilote d'une émission de télé aux côtés de Mélissa Bédard, l'une des enquêtrices. Elle craignait que cette dernière fasse des rapprochements avec les éléments biographiques partagés lors de cette soirée, mais Mélissa n'a finalement rien deviné.

Malgré le trac et le stress, la chroniqueuse culturelle s'est dite fière de son coup une fois le masque retiré. Elle a même songé, pendant l'enregistrement, à ne plus jamais critiquer les chanteurs, avant de se raviser avec humour : elle continuera de les critiquer, mais avec une compréhension un peu plus profonde de ce qu'ils traversent sur scène.
Dimanche prochain, les cinq derniers chanteurs masqués feront leur entrée dans la compétition, accompagnés d'un tout nouveau segment qui promet de bousculer les enquêteurs. Les surprises sont loin d'être terminées dans cette sixième saison.
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