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Mélissa Bédard fond en larmes en revenant pour une rare fois sur le décès de sa mère «On ne sera jamais guéri!»
L'avenir nous appartient

Mélissa Bédard fond en larmes en revenant pour une rare fois sur le décès de sa mère «On ne sera jamais guéri!»

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Mélissa Bédard a perdu sa mère dans un accident de voiture lorsqu'elle avait 10 ans. Les conditions routières étaient difficiles cette journée-là et l'accident a eu lieu à quelques rues seulement de la maison familiale. Une épreuve qui a été épouvantable pour Mélissa et toute sa famille.

Ensemble, ils ont décidé de planter un lilas dans la cour arrière de leur maison de Limoilou en l'honneur de sa mère. C'était une façon de se recueillir et un symbole pour se souvenir de celle qui était partie trop tôt.

Mélissa Bédard n'était jamais retournées sur les lieux depuis et c'est dans le cadre de l'excellente émission L'avenir nous appartient, diffusée sur les ondes de Télé-Québec, qu'elle s'est rendue là où elle a grandi en compagnie de la journaliste Monic Néron.

Mélissa Bédard fond en larmes en revenant pour une rare fois sur le décès de sa mère «On ne sera jamais guéri!»

« J'étais en train de dessiner et là ça cogne à la porte. Il était six heures et demi ou sept heures le soir donc mon père va ouvrir la porte et lui il savait. Il y avait une tempête de neige, il avait dit à ma mère qu'il allait aller la porter et elle "non, non, je vais aller avec quelqu'un, ça va être correct."

C'est des moments qui restent gravés comme si j'y étais encore aujourd'hui. »

La journaliste Monic Néron demande alors à Mélissa Bédard si, à l'âge de 10 ans, on comprend lorsqu'on se fait dire que sa mère a rendu l'âme ou si ça reste encore un peu abstrait.

Mélissa Bédard fond en larmes en revenant pour une rare fois sur le décès de sa mère «On ne sera jamais guéri!»

Elle prend plusieurs secondes avant de répondre.

« Je pense que mettons si mon père avait passé par mille chemins, s'il nous avait dit qu'elle était partie sur un nuage ou en voyage, si il avait voulu idéaliser la mort, là on aurait pu se créer toutes sortes de scénarios. Mais là comme il nous a mis ça clair dès le départ, elle ne reviendra pas, c'est la dernière fois que vous allez la voir, vivez le moment, ça fait en sorte qu'on apprend à vivre avec parce qu'on ne sera jamais guéri. Le plus beau cadeau qu'il a pu nous faire c'est ça. C'est de ne pas nous mentir et de nous dire la vérité depuis le début. »

Mélissa Bédard fond en larmes en revenant pour une rare fois sur le décès de sa mère «On ne sera jamais guéri!»

Aujourd'hui, Mélissa Bédard est porte-parole pour l'organisme Deuil-Jeunesse dont la mission est de favoriser le mieux-être des jeunes, des adultes et des familles qui vivent une réalité liée à la maladie grave ou au deuil d’un proche.

« On parle de mieux-être, on ne parle pas de bien-être, explique la fondatrice Josée Gagnon. On souhaite qu'ils aillent mieux, mais on sait très bien que le chemin peut être très aride parfois. Ça peut être difficile. On le fait par des interventions avec des spécialistes, on le fait en prévention, on fait de l'éducation à la mort dans les écoles.

On dit la vérité. On n'invente pas que maman peut revenir. Il y en a plein de jeunes qui parce que ça fait mal à l'adulte de dire la vérité, ils sont plongés dans une histoire parallèle. Une histoire qui ne leur appartient pas. Ils pensent que maman est en voyage. Quand on dit maman est sur un nuage et elle te regarde toujours, ben ça se peut que la petite fille un jour elle ait le goût de s'arranger pour aller sur un nuage.

Mélissa Bédard fond en larmes en revenant pour une rare fois sur le décès de sa mère «On ne sera jamais guéri!»

Il faut faire confiance à nos enfants, ils sont capables de vivre les choses si ils sont respectés et si on leur offre le soutien. »

Après l'accident, la vie de Mélissa Bédard a complètement déraillé. « Quand j'ai perdu ma mère en cinquième année, j'ai doublé ma sixième année, j'ai doublé mon secondaire 1, je n'arrêtais plus. C'était comme une roue qui tourne, j'étais chamboulée en dedans de moi et ce trou-là, la seule façon que j'avais trouvé de le combler c'était avec la drogue. Pendant ce temps-là j'étais la fille avec un masque drôle, le clown, et je vivais ma vie comme quelqu'un d'autre sans penser au négatif et ce n'était vraiment pas la bonne façon. Mais il a fallu que je le vive pour m'en sortir.

Et c'est la musique, moi, qui m'a complètement sauvée. »

Voici un extrait du reportage que l'on vous suggère fortement de regarder en intégralité sur le site de Télé-Québec:

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Source: L'avenir nous appartient