
Il décrit une véritable « hécatombe » télévisuelle
Le célèbre chroniqueur télé Hugo Dumas n'a pas mâché ses mots dans sa récente critique de la nouveauté automnale de TVA, 24 en 24.
Pour le journaliste de La Presse, cette joute culinaire, bien que pilotée par la talentueuse Julie Bélanger, laisse un goût amer, privilégiant le spectaculaire et la vitesse au détriment de la finesse gastronomique.
Dumas souligne d’emblée l’ironie du concept : TVA semble vouloir réchauffer les ingrédients qui ont fait le succès de l’émission culte de Radio-Canada, Les Chefs !. Non seulement la production occupe la même case horaire stratégique du lundi soir, mais elle recrute également des visages bien connus de la chaîne concurrente. On y retrouve d’anciens candidats marquants, comme Hugo Saint-Jacques ou Anthony Vien, et même l’animatrice originale de la brigade, Julie Bélanger.
Toutefois, la comparaison s'arrête là. Selon le chroniqueur, l'adaptation du format américain 24 in 24: Last Chef Standing est si frénétique qu'elle empêche tout attachement émotionnel envers les participants.

Le principal grief de Dumas réside dans la mécanique même du jeu. Il décrit une véritable « hécatombe » télévisuelle où la moitié des candidats a été évincée dès les premières heures de façon presque arbitraire.
Le chroniqueur déplore que des chefs de haut calibre soient punis pour leur audace technique, tandis que d'autres progressent avec des plats d'une simplicité désarmante.
« On se sent davantage dans Squid Game que dans un restaurant haut de gamme », illustre-t-il pour critiquer l'esthétique agressive et le rythme essoufflant de la production.

Les épreuves, comme celle consistant à émincer des oignons à la chaîne ou à monter des blancs d'œufs en neige dans un temps record, s'apparentent plus à un test d'endurance robotique qu'à de la haute cuisine.
Dumas s'étonne de voir des experts comme Anthony Vien, habitué aux standards Michelin, se faire montrer la porte au profit de prestations beaucoup moins complexes.

La structure du jury est également sous le feu des critiques. Avec un seul juge invité par épisode (comme Samuel Sirois, jugé peu expressif par le chroniqueur), le sort des chefs repose sur une seule paire de papilles, ce qui renforce l'impression d'injustice.
L’une des plus grandes déceptions d’Hugo Dumas concerne toutefois le traitement réservé à Chuck Hughes. Bien que coanimateur, le chef étoilé est relégué au second plan, presque muet et sans droit de regard sur les assiettes.

Pour Dumas, il est impératif de « sortir Chuck de son coin » si l'émission revient pour une deuxième saison, afin de profiter de son expertise et de son charisme naturel.
En somme, pour le critique, 24 en 24 mise tout sur l’adrénaline et le « bling-bling » technique, mais oublie en chemin l’ingrédient principal d’une bonne émission de cuisine : le respect du savoir-faire culinaire.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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