
Une confrontation artistique frustrante
Lors d'un récent passage sur le plateau de l'émission Tout le monde en parle, France D’Amour a partagé ses réflexions sur l'industrie musicale actuelle tout en faisant la promotion de son prochain disque, intitulé Symbiose, attendu pour ce vendredi.
Au cours de l'entretien, l'artiste n'a pas hésité à exprimer son mécontentement concernant une expérience vécue lors de sa participation à la dernière édition de La Voix.
La chanteuse a révélé avoir rencontré des obstacles majeurs lorsqu'elle a tenté de privilégier le répertoire local pour les candidats de son équipe. Elle souhaitait ardemment qu'un de ses protégés puisse interpréter une œuvre de Klô Pelgag, une initiative qui s'inscrivait dans sa volonté de ne proposer que des titres québécois.

Cependant, elle s'est butée à un refus de la part de la production, qui a écarté cette proposition sous prétexte que la chanson n'était pas suffisamment populaire auprès du grand public.
À la place de cette pièce francophone, l'équipe de production a imposé un succès américain, une décision que France D’Amour a qualifiée de particulièrement irritante.
Elle a souligné à quel point il est décevant de voir des talents d'ici être mis de côté au profit de contenus étrangers, réitérant sa conviction profonde envers la richesse et le potentiel de la création musicale québécoise.
Au-delà de cette anecdote précise, l'interprète a profité de la tribune pour aborder des enjeux législatifs et industriels plus larges. Elle a notamment évoqué la loi 109, une mesure gouvernementale visant à accroître la présence et l'accessibilité des œuvres francophones sur les outils numériques afin de protéger notre identité culturelle.

Bien qu'elle salue l'existence de cette loi, elle a admis entretenir certaines réserves quant à son application concrète et efficace dans le quotidien des créateurs.
France D’Amour a également décoché des flèches envers Cogeco Média, qui milite actuellement pour un assouplissement des quotas de musique francophone sur les ondes de la radio commerciale.
Pour la chanteuse, cette volonté de réduire la place accordée aux artistes d'ici témoigne d'un manque de caractère flagrant de la part des décideurs. Selon elle, les stations de radio possèdent une responsabilité immense dans le maintien d'une culture forte, et elles devraient agir comme des piliers de cette souveraineté plutôt que de chercher à s'en détacher.
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.
À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
Lire la suite