Érik Rémy craque sur le plateau des Enfants de la télé en faisant une confidence au sujet de son père

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Monde de Stars

On a eu droit à un moment de grande émotion sur le plateau des Enfants de la télé alors qu'André Robitaille voulait rendre hommage au père d'Érik Rémy, Édward Rémy, l'un des grands journalistes culturels de l'histoire du Québec.

Lorsqu'il a demandé à son invité de présenter son père, André Robitaille ne s'attendait absolument pas à la réponse qu'il a reçue.

« Je vais re faire une confidence. Mon père m'a adopté. J'ai été adopté par lui à l'âge de deux ans. Et jamais, jamais, jamais, je n'ai senti que c'était pas mon père. Jamais, jamais. Tsé, il m'a sauvé la vie. Il était venu me chercher dans une famille d'accueil et il m'a donné la vie la plus extraordinaire au monde. »

À ce moment, Érik Rémy se fait emporter par l'émotion et s'excuse des larmes qui lui montent aux yeux. « Il est parti l'année dernière... »

André Robitaille, ébranlé par ce qu'il venait d'entendre, demande à son invité s'il avait déjà dit publiquement qu'il avait été adopté.

« Non. Je le dis là parce qu'il n'aurait pas voulu que je le dise de son vivant. Il ne voulait pas. Il ne voulait pas que les gens sachent ça. Je ne sais pas pourquoi, parce que moi c'est le plus grand cadeau qu'il m'a donné. »

Voici l'extrait en question qui a été publié sur la page Facebook de l'excellente émission Les enfants de la télé:

« Edward Rémy 1926-2021

Après avoir intensément vécu, Edward Rémy, le père du journalisme artistique moderne québécois et cofondateur d’Échos Vedettes, s’est envolé le dimanche 7 mars 2021, à trois jours de ses 95 ans, à destination des étoiles, son endroit de prédilection durant toute sa carrière.

Ce fils unique, natif de Paris, était arrivé au Québec vers la fin des années 50 sa valise pleine de projets, d’espoirs et de son indestructible caméra 35mm, Rolleiflex. D’abord, en noir et blanc, puis dans toutes leurs couleurs, il photographia, développa et vendit ses clichés aux journaux les plus offrants. Qu’elles soient de calibres internationales, en plein décollage de carrières, ou ayant déjà atteint la stratosphère de la célébrité locale, elles acceptaient toutes de prendre la pause pour lui.

En 1963, devenant son propre patron et réalisant son rêve américain, il cofonda, avec André Robert, le journal Échos Vedettes. Assistant à toutes les premières, les lancements et soirées mondaines, Edward Rémy, racontait dans son journal hebdomadaire, souvent de connivence, mais parfois sans leurs consentements, tous les faits et gestes de la faune artistique québécoise lui méritant le surnom de « commère » dont il n’était pas peu fier.

Edward Rémy et son inséparable compère, André Robert, décédé en janvier 2001, ont étés les premiers journalistes à couvrir l’actualité culturelle montréalaise et québécoise de façon grand public « populaire ». Que ce soit dans la presse, Échos Vedettes, à la télé dans Toute la ville en parle et Bon dimanche à CFTM/TVA où la radio dans l’émission Magazine vedettes à CJMS.

Edward Rémy fut aussi recherchiste des émissions Pierre Jean jase (Pierre Lalonde et Jean Duceppe), Altitude 737 (Réal Giguère et Dominique Michel), Montréal en direct (Pierre Marcotte), Jasmin en direct (Michel Jasmin), Galaxie (Réal Giguère), De bonne humeur (Michel Louvain et Jacques Auger/Claude Saucier).

Grand voyageur, bon vivant et épicurien, il fut le photographe officiel d’Air France à Montréal et représentant, en Amérique du Nord, des légendaires et prestigieux hôtels Ritz et George V à Paris. Il fut un grand amant du Mexique, et plus particulièrement de la ville d’Acapulco qu’il fit connaître aux Québécois. D’ailleurs, 6 mois par année, rejoignant sa femme et ses enfants, il y faisait de fréquents aller-retour s’évadant du froid et de sa trépidante vie médiatique.

Loin des projecteurs, Edward Rémy fut un père attentif et dévoué auprès de ses deux enfants : Dominique Rémy Root, artiste-peintre et Érick Rémy (Claudie Hébert), journaliste, animateur et politicien, nés de sa brève union avec Monique Fournier, mannequin, reine de beauté et comédienne, décédée en mai 1969. Il laisse dans le deuil sa seconde épouse, Réjeanne Derapp, avec laquelle il a partagé sa vie pendant 60 ans. À eux s’ajoutent cinq petits-enfants, Yanne, Mathieu, Vanessa, Ariane, Cédrick et plus récemment, un arrière-petit-fils, Robert.

Cet été, famille et amis se remémoreront, lors d’une réception à saveur mexicaine animée de Mariachis, l’homme souvent imité, mais jamais égalé qu’il aura été jusqu’à son dernier souffle. »