David Goudreault fait une nouvelle fois exploser le Web avec une autre lettre à Bonsoir Bonsoir

Tous les détails à l'intérieur

Publié le par Monde de Stars dans Prestations
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Après avoir fait écrit deux lettres particulièrement remarquées à Bonsoir Bonsoir, l’auteur David Goudreault récidive une troisième fois dans un nouvel extrait de l’émission. Il avait parlé de masculinité toxique ainsi que de maladie mentale, il écrit aujourd’hui sa lettre d’amour « aux alcooliques et aux dépendants ».

La vidéo a été vue et partagée des milliers de fois et David Goudreault trouve une nouvelle fois les bons mots pour s’adresser au public. Lisez sa lettre ci-dessous, la vidéo de sa prestation est en bas de l’article :

« Salut à toi, l’alcoolique, salut à toi la dépendante

Salut à toi, le poudré, le potteux, le toxico

Et salut à toi, qui veut cesser de consommer, arrêter de boire

Pour la première ou la douzième fois

Tu te prépares peut-être depuis des mois

Ou tu vas te décider sur un coup de tête, à soir

T’es peut-être juste écœuré d’être écœuré de manquer de cœur 

Manquer tes rendez-vous, être en manque

Ou tu viens de frapper le fin fond du bas-fond 

T’as frappé ton kid, ou t’as frappé le poteau du réel avec ton char

En tout cas, y’es pas trop tôt, mais y’est jamais trop tard 

« Je peux arrêter quand je veux »

Facile à dire, quand tu veux pas arrêter

Entre être pompette au 5 à 7 ou se torcher la face de 7 à 5

L’équation est simple

Mais l’heure a sonnée, oublie le défi 28 jours, c’est 27 jours de trop

Un jour à la soif, un jour à la fois

Et même une heure à la fois si y faut

Si tous naissent égaux, y’en a qui ont plus d’égo que d’autres

Front de bœuf, tête de cochon, on est bon pour tout saboter

Ce sera pas facile, ce sera pas magique

Ok, ta détresse est exceptionnelle, t’es unique, mais t’es pas seul

On est des millions qui luttent, qui cherchent à survivre, éviter la rechute

Et moi le premier, dépendant, alcoolique non-pratiquant

Depuis 12 ans, 7 mois et 11 jours sans une goutte

Et la bouteille me guette, encore

Le vaste vide chevillé au corps, j’avance comme je peux

C’est mieux que c’était, mais c’est loin d’être parfait

Tu sais, quand on consomme, la vie c’est vraiment roffe

Mais je te jure, quand on arrête de consommer, la vie, c’est vraiment roffe…

Mais moins, pour tes proches déjà, qui ont pu besoin de te ramasser

Pis de ramasser tes dégâts

Qui peuvent recommencer à te faire confiance

Y’a tellement de promesses que t’a pas tenu

T’as l’air d’une cible pour le climat, des bonnes intentions de l’onu

C’est moins pénible pour ton corps aussi, pour ton compte en banque

Pour ton employeur, tes amis, tes voisins, tes amours et ta face dans le miroir

Tu vas voir… Plus clair

Tranquillement, tu vas reprendre le dessus

Arrêter de dormir debout et recommencer à rêver

Mieux, tu vas réaliser tes rêves

Aller au bout de tes études, tes projets, tes relations ou tes poèmes à’ tévé

Tout est possible, dans nos rangs de résilients maganés, on compte un paquet de génie

De Churchill à Marguerite Duras en passant par Edgar allan Poe

T’es pas ta folie, ni tes fautes, ni ta maladie

Ça explique, mais ça n’excuse rien, t’es responsable de ce que tu fais avec

Pas évident de dégeler à frette

Va chercher de l’aide, un peu de chaleur humaine

Garde l’esprit ouvert, rentre en thérapie fermée

Ou va voir un psy (chologue, chiatre ou chopathe)

Va te rencontrer dans un sous-sol d’église, chaise en plastique, café gris

Et tout l’accueil des NA, AA, GA, CA, etc.

Prends tous les moyens possibles pour soigner ton cœur, ta tête et ta dépendance

T’es plus belle que tu penses, t’es plus beau que tu crois

Et si un jour nos routes viennent à se croiser

Ça me fera plaisir, de ne pas prendre un verre avec toi! »

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