
Sœur Angèle revient sur son étonnante première nuit en prison au Québec
La célèbre religieuse raconte comment son arrivée au Québec à 17 ans a pris une tournure inattendue.
Sœur Angèle fait partie de ces personnalités québécoises dont le parcours est parsemé d'anecdotes aussi touchantes que surprenantes. De passage à l'émission Le beau dimanche de Jeannot, animée par Jean-Sébastien Girard, la célèbre religieuse d'origine italienne a accepté de replonger dans ses souvenirs et de raconter une histoire qu'elle avait déjà évoquée il y a une dizaine d'années, mais qui continue de fasciner le public : celle de sa toute première nuit au Québec, passée dans un poste de police.
Originaire d'Italie, Sœur Angèle, de son vrai nom Angela Rizzardo, est arrivée au Québec à l'âge de 17 ans seulement. Avant même de poser les pieds en sol canadien, son destin avait pris une tournure romanesque. À l'époque, la jeune femme hésitait entre deux possibilités : partir en Suisse pour y apprendre le français et l'allemand, ou traverser l'Atlantique en direction du Canada. Sa mère, très attachée à l'éducation et aux langues, l'encourageait plutôt vers l'Europe. Mais une lettre provenant du Canada est venue tout changer.
Face à ce dilemme, Sœur Angèle a opté pour une méthode de décision pour le moins originale. Elle a placé les deux lettres sous sa taie d'oreiller avant de s'endormir, en se disant que celle sur laquelle sa joue reposerait au matin serait le signe de sa destinée. Au réveil, c'est la lettre du Canada qui se trouvait sous sa joue. Le sort en était jeté.

L'arrivée mouvementée de Sœur Angèle au Québec
Mais le destin avait encore quelques surprises en réserve pour la jeune Italienne. Son arrivée dans la province ne s'est pas du tout déroulée comme elle l'avait imaginé. Débarquée en train depuis Halifax, elle s'est retrouvée seule à la gare, sans personne pour l'accueillir. Son beau-frère, qui devait venir la chercher, avait tout simplement oublié.
Ne parlant pas un seul mot de français, incapable de s'expliquer ou de demander de l'aide, la jeune fille est restée plantée là avec sa valise, visiblement perdue. Les policiers, voyant cette adolescente seule et sans repères, ont décidé de la prendre en charge. Ils l'ont installée dans leur véhicule et conduite à un poste de police situé sur la rue Saint-Laurent, où elle a passé la nuit.

« J'ai passé ma première nuit en prison, ça a commencé raide! » raconte Sœur Angèle avec l'humour et la légèreté qui la caractérisent. Loin de garder un souvenir amer de cet épisode, elle en parle aujourd'hui avec le sourire, comme le début improbable d'une grande aventure. Voyez un extrait de son entretien:
Malgré ce premier contact pour le moins inhabituel avec le Québec, Sœur Angèle s'est rapidement intégrée à sa terre d'accueil. Elle a appris le français avec détermination et a choisi de rejoindre une congrégation québécoise, celle de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, plutôt qu'une institution italienne comme l'avaient fait plusieurs de ses compatriotes. Elle souhaitait travailler auprès des immigrants et contribuer à l'enseignement.
Au fil des décennies, elle est devenue une figure incontournable du petit écran québécois grâce à ses chroniques culinaires, notamment lors de son passage à l'émission Allô Boubou. Son énergie contagieuse, son optimisme à toute épreuve et sa foi inébranlable lui ont valu l'affection d'un très large public.
Cette anecdote de la nuit en prison, bien que racontée à nouveau après toutes ces années, continue de charmer les téléspectateurs. Elle illustre à merveille le caractère résilient et joyeux de Sœur Angèle, qui a toujours su transformer les épreuves en belles histoires.
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À propos de l'auteur
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