
Sandy dévoile le déclic qui l'a fait renoncer à l'aide médicale à mourir
La participante de Ma mère, ton père, Sandy Trépanier Gauthier, a récemment ému de nombreux internautes en publiant un message profondément touchant sur ses réseaux sociaux.
Dans cette longue réflexion empreinte de sincérité, elle a ouvert son cœur sur l’une des périodes les plus sombres de sa vie, marquée par la souffrance, l’épuisement et un profond découragement.
Avec beaucoup de courage, Sandy a choisi de raconter publiquement ce qu’elle a traversé, révélant avoir, à un moment donné, envisagé l’aide médicale à mourir. Un aveu difficile, mais livré avec une grande honnêteté, dans l’espoir de briser les tabous et de tendre la main à ceux qui vivent des situations similaires.

Au centre de cette épreuve se trouvait une crise aiguë de polyarthrite particulièrement sévère. Cette maladie inflammatoire lui causait des douleurs constantes et intenses, affectant presque toutes ses articulations. Chaque mouvement devenait pénible, chaque geste demandait une concentration et une énergie considérables.
Sandy raconte que son corps semblait ne plus lui obéir. Se coiffer, se laver les cheveux, manger, s’habiller ou simplement rester immobile représentaient des défis quotidiens. Même le sommeil était perturbé, rendant les nuits courtes et les journées encore plus éprouvantes. À certains moments, la douleur était si forte qu’elle avait l’impression qu’elle ne s’arrêterait jamais.
Cette souffrance persistante a fini par miner son moral, rendant chaque journée plus difficile à affronter.
À cette condition physique éprouvante se sont ajoutées d’importantes difficultés sur le plan personnel. Sandy traversait une période d’épuisement professionnel, se sentant dépassée par ses responsabilités et vidée de son énergie. Elle vivait également une rupture amoureuse douloureuse, qui l’avait profondément affectée.
Les changements liés à la ménopause sont venus accentuer cette fragilité émotionnelle, créant un déséquilibre supplémentaire. Elle décrit cette période comme un mélange explosif de fatigue, de tristesse, de stress et de désillusion.
Peu à peu, cette accumulation a créé un sentiment d’étouffement. Sandy se sentait coincée, sans véritable répit, avec l’impression de porter un poids trop lourd pour ses épaules.

À bout de forces, Sandy a finalement consulté un médecin dans un état de grande détresse. Convaincue d’avoir atteint sa limite, elle a évoqué la possibilité de l’aide médicale à mourir. À ce moment-là, elle croyait sincèrement qu’elle ne pourrait plus continuer à vivre ainsi.
Ce geste n’était pas un appel à l’attention, mais l’expression d’une souffrance réelle et profonde. Elle se sentait prisonnière de son corps et de ses émotions, incapable d’entrevoir une amélioration possible.
Ce moment de grande vulnérabilité marque l’un des passages les plus marquants de son témoignage, illustrant à quel point la douleur peut parfois obscurcir toute perspective d’avenir.
C’est lors de cette consultation qu’un tournant important s’est produit. Sa rhumatologue a pris le temps de l’écouter, de l’examiner et de lui proposer un plan de traitement adapté. Elle lui a expliqué qu’il était possible de calmer l’inflammation et de reprendre un certain contrôle sur la maladie.
Cette approche rassurante et humaine a redonné à Sandy une première lueur d’espoir. On lui a prescrit un traitement temporaire à base de cortisone, suivi d’examens médicaux et, éventuellement, d’un médicament qu’elle repoussait depuis des années par peur.
Même si elle éprouvait une forte anxiété face aux médicaments, elle a décidé de réfléchir sérieusement à cette option, consciente qu’elle se trouvait à un carrefour important de sa vie.

Après plusieurs jours de réflexion, Sandy a fait un choix déterminant : elle a décidé d’affronter sa phobie des médicaments et d’essayer le traitement proposé. Ce geste représentait pour elle bien plus qu’une simple décision médicale. C’était un acte de foi envers elle-même et envers la vie.
Elle savait que ce chemin comportait des incertitudes, mais elle a choisi d’y croire. Plutôt que de se laisser envahir par la peur, elle a décidé de se donner une chance, aussi petite soit-elle.
Ce moment marque un véritable point de bascule dans son parcours, où la résignation laisse place à une forme d’espoir fragile, mais bien réel.
Ce qui a véritablement aidé Sandy à reprendre pied, c’est une pensée précise qui s’est imposée à elle : celle de sa future petite-fille. Elle s’est accrochée à l’idée de pouvoir un jour sentir sa chaleur, respirer son odeur et partager ce premier contact rempli de tendresse.
Cette image est devenue son moteur intérieur, son « pourquoi ». Ce n’était pas un objectif grandiose, mais un désir profondément humain, simple et sincère. Elle voulait être présente pour vivre ce moment, même si ses capacités physiques demeuraient limitées.
Pour elle, cette promesse d’amour et de connexion représentait une raison suffisante pour continuer à se battre.

Dans son message, Sandy explique avoir compris que, dans les périodes les plus difficiles, ce n’est pas toujours la volonté qui nous maintient debout, mais le sens que l’on donne à sa vie. Elle parle de l’importance de trouver son « Y », sa raison intérieure d’avancer.
Elle se décrit comme une femme née pour rayonner et pour inspirer les autres, même dans l’adversité. Aujourd’hui, elle souhaite utiliser son expérience pour encourager d’autres femmes à croire en leur valeur, à prendre soin d’elles-mêmes et à ne pas abandonner.
Cette nouvelle perspective lui permet de transformer sa souffrance en force et en message d’espoir.
Consciente de ses limites actuelles, Sandy affirme vouloir reprendre ses activités lentement, en respectant son rythme et son énergie. Elle privilégie le travail à partir de la maison et adapte ses projets en fonction de son état de santé.
Elle remercie également les personnes qui l’entourent et qui l’aident à maintenir ses engagements professionnels pendant sa convalescence. Ce soutien lui permet de se concentrer sur sa guérison sans ressentir de pression excessive.
Cette approche bienveillante envers elle-même témoigne de sa volonté de se reconstruire durablement.
À travers son témoignage, Sandy souhaite avant tout tendre la main à ceux qui vivent des moments difficiles. Elle rappelle que, même lorsque tout semble s’écrouler, il existe souvent une petite lumière à laquelle se raccrocher.
Parfois, cette raison est minuscule, fragile, presque invisible. Mais elle peut suffire à nous maintenir debout et à nous aider à traverser les tempêtes.
Son histoire, marquée par la douleur, le courage et la résilience, a profondément touché sa communauté. Plusieurs y voient un rappel puissant que demander de l’aide, se remettre en question et choisir de continuer sont des preuves de grande force.
En partageant son parcours avec autant d’authenticité, Sandy Trépanier Gauthier offre aujourd’hui bien plus qu’un témoignage : elle propose un message de vie, d’espoir et de solidarité.
Voici la publication de Sandy :
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