
Un projet qui réflète une sensibilité sociale très présente chez l’humoriste
Connue pour son humour sans filtre et son énergie contagieuse, Rosalie Vaillancourt a récemment levé le voile sur un projet de vie beaucoup plus intime et réfléchi.
Invitée au balado Une conversation avec Drowster, l’humoriste s’est laissée aller à une réflexion qui va bien au-delà de sa carrière artistique.
Derrière les blagues et les salles combles, elle nourrit depuis longtemps un rêve profondément humain : celui de laisser une trace concrète dans la société, en contribuant au mieux-être des personnes âgées.
Lorsque la question de l’héritage qu’elle souhaiterait laisser lui a été posée, Rosalie n’a pas hésité longtemps. Elle a exprimé le désir de créer des milieux de vie pour personnes âgées qui sortent complètement des modèles traditionnels.
Dans sa vision, il ne s’agit pas simplement d’offrir un toit ou des soins, mais de repenser l’environnement dans lequel les aînés passent leurs années. Elle imagine des lieux situés en pleine nature, entourés d’arbres, de silence et de verdure, loin de l’agitation urbaine et des paysages impersonnels.

Pour Rosalie, le décor a une importance immense. Elle évoque l’idée de résidences où l’on se réveille avec une vue apaisante, où l’on entend les oiseaux plutôt que le bruit de la circulation, où le quotidien est rythmé par les saisons plutôt que par les stationnements et les centres commerciaux. Elle croit fermement que le cadre de vie influence l’état d’esprit, la santé mentale et la dignité des personnes âgées, et que celles-ci méritent mieux que des bâtiments standardisés sans âme.
"C'est un rêve que j'ai depuis longtemps. Des maisons qui sont peut-être dans le bois, qui sont plus dans la nature et pas devant un centre d'achat. Que les gens, leur vue, ce soit pas un f**king parking. L'humour, oui, mais de laisser une partie qui est plus sociale."

Au cœur de ce rêve se trouve une volonté claire : redonner de la valeur au temps et à l’expérience de vie des aînés. Rosalie parle d’endroits où les résidents pourraient se sentir chez eux, entourés de beauté et de calme, avec un sentiment d’utilité et de liberté.
Elle imagine des espaces favorisant les échanges, la créativité, la lenteur assumée, loin de la froideur institutionnelle que l’on associe trop souvent aux résidences pour personnes âgées.
Ce projet, bien qu’encore à l’état de rêve, reflète une sensibilité sociale très présente chez l’humoriste. Elle reconnaît que l’humour occupe une place centrale dans sa vie, mais ressent aussi le besoin de bâtir quelque chose de durable, qui répond à un besoin réel. À travers cette idée, Rosalie démontre une conscience aiguë des enjeux liés au vieillissement et un désir sincère d’améliorer la qualité de vie de ceux qui ont déjà tant donné.
Cette confession survient alors que Rosalie traverse une période de grands changements personnels. Il y a un peu plus d’un mois, elle annonçait attendre son deuxième enfant, une nouvelle accueillie avec énormément d’émotion par sa communauté.
Depuis, elle parle avec honnêteté de cette grossesse qu’elle vit de façon intense, autant physiquement que mentalement. Cette expérience semble nourrir chez elle une réflexion plus large sur la vie, le temps qui passe et l’importance de créer un monde plus doux et plus humain. Devenir mère une fois de plus l’amène à penser à l’avenir, non seulement pour ses enfants, mais pour les générations qui les entourent.

En partageant ce rêve, Rosalie Vaillancourt révèle une facette plus posée et engagée de sa personnalité. Derrière l’humoriste éclatée se cache une femme attentive aux autres, sensible aux réalités sociales et désireuse de contribuer autrement.
Même si ce projet ne verra peut-être le jour que dans plusieurs années, il témoigne d’une vision profondément humaine et d’un désir authentique de faire une différence, bien au-delà des rires qu’elle provoque sur scène.
Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.