
Bien plus qu’une question d’image
Philippe Laprise a récemment choisi de s’exprimer sans détour sur un sujet sensible, souvent entouré de jugements rapides : son recours à l’Ozempic.
L’humoriste ne cherche ni à choquer ni à convaincre, mais plutôt à expliquer, avec calme et honnêteté, la réflexion personnelle qui l’a mené à cette décision. Pour lui, il était important de replacer le débat au bon endroit, loin des apparences et des raccourcis faciles.
Comme le rapporte cet article du magazine 7 Jours, dans son témoignage, Philippe Laprise insiste sur un point central : le surpoids ne se limite pas à l’esthétique. Il parle d’un poids qui s’installe aussi dans la tête, qui influence l’énergie, l’humeur et la qualité de vie.

Au fil des années, il a tenté différentes approches pour reprendre le contrôle, avec des périodes de motivation intense suivies de retours à la case départ. Cette instabilité, à long terme, finit par user autant le corps que le mental.
L’humoriste met également en lumière une réalité que plusieurs vivent, mais qui est rarement nommée aussi clairement : un horaire de travail surchargé.
Entre les spectacles, l’écriture, les déplacements et les projets médiatiques, ses semaines peuvent devenir écrasantes. Dans ce contexte, maintenir une routine d’entraînement régulière devient un véritable défi. La fatigue s’accumule, la volonté diminue, et la culpabilité s’ajoute au reste.
C’est après mûre réflexion que Philippe Laprise a décidé d’essayer un médicament comme l’Ozempic ou le Wegovy. Il est toutefois très clair sur un point : ce n’est pas une solution magique.

Il décrit l’expérience comme exigeante, parfois inconfortable, et loin d’être plaisante. Il souligne aussi l’aspect financier, un facteur non négligeable qui s’ajoute au stress et à la réflexion entourant ce type de traitement.
Contrairement à ce que certains pourraient croire, Philippe Laprise affirme que sa motivation n’est pas liée à son apparence ou à la pression publique. Son objectif est avant tout de se sentir mieux dans son corps et de préserver sa santé à long terme.
Il parle d’un désir de légèreté physique, d’un mieux-être global, et d’une volonté de reprendre le contrôle, sans chercher à correspondre à un idéal imposé.

En partageant son expérience sans filtre, Philippe Laprise contribue à normaliser une conversation souvent chargée de préjugés. Son témoignage rappelle que derrière l’utilisation de médicaments comme l’Ozempic, il y a des parcours personnels complexes, faits d’essais, d’échecs, de fatigue et d’espoir.
Une parole nuancée et humaine, qui invite à plus d’empathie et moins de jugements.
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