Mike Ward nous dévoile son côté «bon gars»

L'humoriste a un côté très sensible que peu de gens connaissent

Publié le par Monde de Stars dans Potins
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Mike Ward est généralement reconnu pour faire partie du palmarès des humoristes les plus «méchants» du Québec. L'humour noir qui l'a propulsé au sommet est sa marque de commerce. Pour ceux qui ont vu ses spectacles, incluant son dernier intitulé Noir, il est évident que l'humoriste ne s'adresse pas aux oreilles chastes. Personne n'échappe à son oeil acéré et son ton vulgaire à souhait, pas même les personnes handicapées. Or, lorsqu'on connaît bien l'homme, on se rend compte que Mike est en fait presqu'aussi doux qu'un calinours dans la vraie vie. En entrevue avec La Presse, dans un texte éclairant de Chantal Guy, il a accepté de dévoiler un côté de lui qu'on ne lui soupçonne pas lorsqu'on le voit en prestation. 

« Souvent, ceux qui ont l’air d’être fins, ce sont les pires, pense Mike Ward. Ça m’est arrivé avec Bill Cosby, dont j’ai fait la première partie, avant qu’on sache qu’il avait violé la planète au complet. Il n’était vraiment pas gentil, bête avec le monde, avec le staff, je n’avais aucune idée que c’était un agresseur, mais je voyais qu’il ne pensait pas aux autres, et quand je racontais que ce n’était pas une bonne personne, on ne me croyait pas. On me répondait : “Ben, voyons donc ! C’est Bill Cosby !” » 

L'humoriste Preach, qui assure la première partie de son nouveau spectacle, n'a que des bons mots à dire sur Mike Ward:

« Ce que tout le monde dans le milieu sait : il est la personne la plus généreuse de l’industrie au complet. Si on devait donner un trophée pour ça, ce serait à Mike. Beaucoup d’humoristes se sentent menacés par les autres, mais lui, il leur donne beaucoup de place, pour que tout le monde soit capable de vivre de son art, et il n’est pas obligé » confiait Preach à La Presse

Mike Ward a démontré à plusieurs reprises qu'en vérité, il était du côté des plus faibles, même s'il se permet des blagues sur tout le monde. Par exemple, il organise depuis sept ans un show-bénéfice annuel afin d'aider Alain Gaudet, un homme atteint de dystrophie musculaire avec qui il s'est lié d'amitié. Les recettes de son spectacle permettent à Alain Gaudet de vivre dans une maison adaptée, sans devoir être placé dans un centre où son autonomie serait bien moindre. Il y a quelques années, il était également venu en aide à Rémy Couture, un maquilleur professionnel qui s'étaitfait accuser d'obscénité. Mike Ward a financé son procès, que M. Couture a finalement remporté. 

C'est également un grand amoureux des animaux, en particulier les chiens. Alors qu'il était en Allemagne, il a fait des pieds et des mains pour sauver un chien de race carlin (pug) qui avait été saisi par une municipalité auprès des ses maîtres pauvres pour être revendu sur Internet. D'ailleurs, depuis quelques années, il est rendu complètement végane, suite au visionnement d'un documentaire. Il le fait simplement pour éviter des souffrances inutiles aux animaux. 

« Je mangeais un steak, mon chien en voulait, et je me disais que je ne mangerais pas mon chien, alors pourquoi ce steak ? Chaque fois que je mangeais de la viande, je pensais tout le temps à la vache. C’est impossible d’aimer la viande quand tu penses de même. Après, c’était avec le fromage, le lait, les œufs. Quand ils viennent au monde, ils jettent les poussins mâles aux poubelles ; j’imaginais le petit poussin dans les poubelles chaque fois que je mangeais un œuf. Ça me fuckait mentalement » explique Mike Ward à La Presse

Lorsqu'on lui demande de revenir sur son interminable histoire avec le petit Jérémy, Mike Ward tient à préciser que sa réaction n'était vraiment pas celle que les gens s'imaginaient: « Après mon procès, j’étais en dépression, en grosse remise en question, et les commentaires que je lisais tout le temps, c’était : “Regarde-le qui s’en crisse. Une personne normale se remettrait en question !” Tabarnak ! Je suis en train de pleurer dans mon salon ! Mais j’aime pas ça, jouer la victime, je ne jouerai jamais la victime, et en plus, là-dedans, je n’étais pas victime. »

Bref, on a le droit de ne pas aimer Mike Ward, il en fait sa marque de commerce. Mais il faudrait se garder d'associer automatiquement son art subversif à sa vraie nature, parce que Mike Ward, en réalité, c'est un bon gars.

Mike Ward sera au Club Soda jusqu’au 4 mai, puis du 30 mai au 1er juin, et ensuite il partira en tournée au Québec.

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Source: La Presse · Crédit Photo: Instagram