
Mike Ward dévoile sa position sur l'indépendance du Québec et explique pourquoi il refuse les politiciens à «Sous écoute»
L'humoriste se livre sans filtre sur ses convictions politiques dans une entrevue avec MC Gilles.
C'est dans le cadre de l'émission Gensses d'influence, animée par MC Gilles et diffusée sur les plateformes de Radio-Canada, que l'humoriste Mike Ward s'est livré avec une franchise désarmante sur des sujets qu'il aborde rarement publiquement.
L'entrevue, réalisée dans un décor spectaculaire à plusieurs dizaines de mètres d'altitude, a permis au créateur du populaire balado Sous écoute de révéler ses convictions profondes sur l'avenir politique du Québec, tout en expliquant une règle personnelle qu'il s'impose depuis longtemps concernant les politiciens et son balado Sous Écoute. En effet, dans cette entrevue, Mike Ward a expliqué pourquoi il n'invite pas de politiciens à son balado et la raison se tient.
Un souverainiste assumé
Mike Ward n'a pas tourné autour du pot lorsque MC Gilles l'a questionné sur la question nationale. L'humoriste a affirmé haut et fort que, advenant la tenue d'un référendum sur la souveraineté du Québec, il voterait oui sans la moindre hésitation.
Selon lui, les différences entre le Québec et le reste du Canada sont tout simplement trop importantes pour continuer à faire comme si de rien n'était. Ward estime que la province a déjà atteint le statut d'un véritable pays à bien des égards, mais qu'elle n'a jamais osé l'assumer pleinement. « On est devenu un pays, mais on l'a jamais assumé à 100 %. Fait que moi, je voterais pour qu'on l'assume à 100 % », a-t-il déclaré sans ambiguïté.
Cette prise de position survient à un moment où la question de l'indépendance refait surface dans le débat public québécois. L'organisme OUI Québec a d'ailleurs récemment présenté les résultats d'une vaste étude menée auprès de la société civile. Le portrait qui en ressort est préoccupant : une fatigue collective généralisée, des institutions démocratiques fragilisées, des tensions sociales palpables et une influence croissante des géants économiques américains sur la vie quotidienne des Québécois. Le rapport conclut qu'un renouveau s'impose, une sorte de sursaut collectif qui rappellerait les grandes transformations de la Révolution tranquille.

Dans ce contexte, la voix d'un artiste aussi populaire que Mike Ward prend une dimension particulière. Sa capacité à rejoindre un large public, bien au-delà des cercles militants habituels, fait de sa déclaration un moment significatif dans le paysage politique et culturel québécois.
Pourquoi les politiciens ne sont pas les bienvenus à Sous écoute
Au-delà de ses convictions souverainistes, Mike Ward a aussi levé le voile sur une politique personnelle qu'il applique rigoureusement à son balado Sous écoute : il n'invite tout simplement pas de politiciens. Et la raison est plus nuancée qu'on pourrait le croire.
L'humoriste a expliqué que le problème n'est pas qu'il n'aime pas les politiciens. Au contraire, il y en a certains qu'il aimerait bien voir remporter leurs élections. Le vrai enjeu, selon lui, c'est le risque de l'association publique. Ward craint que le fait de recevoir un politicien à son émission soit perçu comme un appui officiel. Et inévitablement, ce politicien finira par dire ou faire quelque chose avec lequel l'humoriste sera en désaccord. À ce moment-là, il se retrouverait dans une position inconfortable, lié publiquement à des propos ou des décisions qu'il ne cautionne pas.
Ward a d'ailleurs confié que ses propres allégeances politiques varient selon les enjeux. Il vote parfois à droite, parfois à gauche, ce qui rend d'autant plus difficile un alignement permanent avec un parti ou un candidat. La seule exception à cette règle remonte à plusieurs années, lorsqu'il avait publiquement appuyé Jack Layton. L'humoriste a précisé qu'il croyait sincèrement en cet homme politique et que, pour le reste, il n'avait pas de sympathie particulière envers les autres candidats de l'époque.
Cette approche prudente contraste avec sa franchise sur la question référendaire. Ward semble tracer une ligne claire entre les enjeux partisans, où il préfère garder ses distances, et les grandes questions identitaires comme l'indépendance du Québec, sur lesquelles il n'hésite pas à prendre position ouvertement. Voyez l'extrait:
L'entrevue complète de Mike Ward dans le cadre de Gensses d'influence est disponible sur les plateformes de Radio-Canada depuis la fin du mois de mai. Nul doute que ses déclarations alimenteront les discussions dans les prochaines semaines, tant sur la question nationale que sur le rôle des personnalités publiques dans le débat politique québécois.
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À propos de l'auteur
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