
" J'ai vécu ça comme un film "
De passage à l’émission On va se le dire, Lou-Pascal Tremblay a raconté une mésaventure aussi improbable que mémorable, survenue il y a presque dix ans lors d’un séjour en Italie.
À l’époque, le comédien se trouvait à Rome dans le cadre de la tournée du film 1:54, un projet qui l’avait amené, avec d’autres acteurs, à voyager et à rencontrer le public dans différents festivals.
Ce qui devait être une simple fin de soirée entre collègues s’est toutefois transformé en un moment de tension digne d’un film d’action.
Après une longue journée de projections, de discussions et de célébrations avec les festivaliers, l’enthousiasme était encore bien présent, même à une heure avancée de la nuit. Il était déjà près de quatre heures du matin, et plutôt que de rentrer se coucher, Lou-Pascal et Antoine Olivier Pilon, ont eu envie de prolonger l’aventure.
Animés par une énergie un peu trop festive, ils ont décidé de partir explorer leur quartier romain d’une façon plutôt inusitée : en jouant à Géocaching.

Téléphone en main, les deux comédiens ont suivi les indications de l’application, se promenant dans les rues presque désertes de Rome. Pendant près d’une heure, tout semblait inoffensif, presque amusant. Jusqu’au moment où ils se sont retrouvés devant une immense grille métallique, imposante et visiblement bien sécurisée.
Selon les indices affichés à l’écran, l’objet à trouver se situait plus haut. Convaincu d’être au bon endroit, Antoine Olivier Pilon a alors entrepris d’escalader la structure, sans trop réfléchir aux conséquences.
Lou-Pascal, lui, a commencé à ressentir un malaise. La scène lui paraissait irréelle, presque cinématographique. Son collègue montait de plus en plus haut, pendant que lui restait au sol, hésitant, avec l’impression très claire que cette exploration nocturne prenait une mauvaise tournure.

C’est à ce moment précis qu’il a remarqué un bruit constant au loin, comme un moteur qui tournait depuis plusieurs minutes. En se retournant, il a compris que la situation venait de basculer. Un camion de l’armée italienne se trouvait à proximité, immobile, avec plusieurs soldats à bord, armés et en position d’observation. Ils regardaient la scène sans intervenir, comme s’ils attendaient de voir jusqu’où cela irait.
En prenant un peu de recul, Lou-Pascal a soudain réalisé l’endroit exact où ils se trouvaient. La fameuse grille ne protégeait pas un bâtiment banal, mais plutôt la banque nationale italienne. À quatre heures du matin, voir un individu escalader l’entrée d’un tel lieu n’avait absolument rien de rassurant.

Pris de panique, Lou-Pascal a tenté de raisonner son ami, lui demandant de redescendre immédiatement. Mais ce dernier, encore absorbé par sa quête virtuelle, insistait pour continuer, persuadé que l’objet se trouvait là. Pendant ce temps, les soldats continuaient d’observer la scène, ce qui rendait l’atmosphère de plus en plus lourde.
L’intervention n’a finalement pas tardé. Les militaires se sont approchés pour demander des explications, visiblement peu impressionnés par l’audace nocturne des deux acteurs. Tentant tant bien que mal de désamorcer la situation, Lou-Pascal a essayé d’expliquer leur présence en montrant l’application sur son téléphone, conscient du caractère absurde de la justification.
La réponse des soldats a été claire et sans appel : il était temps de quitter les lieux immédiatement. Sans discussion, sans négociation. Les deux comédiens se sont exécutés, mettant fin à leur expédition nocturne plus vite que prévu. Avec le recul, Lou-Pascal raconte aujourd’hui cette histoire en riant, mais admet qu’à l’époque, la peur était bien réelle.
Cette anecdote, qu’il décrit comme un véritable film vécu de l’intérieur, lui a laissé un souvenir impérissable. Une leçon apprise à Rome : même les jeux les plus anodins peuvent devenir très sérieux lorsqu’ils se déroulent au mauvais endroit, au mauvais moment.
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