
Une remise en question sarcastique...
L'acteur et animateur Guillaume Lemay-Thivierge fait encore parler de lui après son passage remarqué au balado Deux mains su’l volant.
Ses réflexions sur l'évolution du marché publicitaire automobile n'ont pas tardé à soulever l'indignation d'une vaste partie de la communauté web, qui juge ses propos à la fois déconnectés et empreints d'un certain mépris.
Lors de l'entrevue, l'ancien visage de la marque Hyundai au Québec s'est interrogé, non sans ironie, sur la présence quasi exclusive des femmes dans les campagnes publicitaires de voitures aujourd'hui. Affirmant que « les filles ont pris les chars », il a lancé un défi aux auditeurs : trouver deux hommes occupant actuellement des postes de porte-parole pour des manufacturiers automobiles.
Poussant le sarcasme un cran plus loin, il a déclaré qu'il serait désormais plus intéressé par le secteur des produits de beauté. « Moi, je vais prendre les rouges à lèvres », a-t-il affirmé, suggérant que les rôles traditionnels s'étaient inversés au point de devenir absurdes à ses yeux.
Cette sortie a immédiatement déclenché une vague de commentaires virulents. De nombreux internautes y ont vu un manque de reconnaissance de l'ascension professionnelle des femmes et une frustration mal placée face à la perte de ses propres privilèges passés.
Une intervention a particulièrement retenu l'attention, illustrant parfaitement le mécontentement collectif. Une internaute a répondu à l'invitation de l'acteur en lui proposant, avec une pointe d'amertume, de prendre non seulement les produits cosmétiques, mais tout ce qui vient avec la condition féminine : les inégalités salariales, les plafonds de verre, la charge mentale omniprésente, sans oublier les enjeux de santé et les réalités biologiques comme les menstruations. Ce cri du cœur souligne le décalage entre la boutade de l'acteur et les luttes réelles pour l'équité.


Le contexte de ces déclarations est d'autant plus sensible que Guillaume Lemay-Thivierge a récemment levé le voile sur les conditions financières de son ancien contrat avec Hyundai. Pendant treize ans, il a été la figure de proue de la marque au Québec, une entente extrêmement payante. Si ses débuts lui rapportaient entre 50 000 $ et 100 000 $ annuellement, ses revenus avaient grimpé jusqu'à 350 000 $ par an vers la fin de son mandat.
Cependant, cet empire publicitaire s'est écroulé en 2021. L'acteur a précisé que la décision de rompre les liens ne provenait pas de la branche québécoise, mais bien des instances américaines, suite à la controverse entourant son statut vaccinal médiatisée à l'époque.
Pour plusieurs observateurs, ses propos récents traduisent une certaine amertume face à une industrie qui a choisi de se renouveler sans lui. En s'attaquant à la place des femmes dans la publicité, Guillaume Lemay-Thivierge semble avoir touché une corde sensible, rappelant que l'humour, lorsqu'il frôle l'arrogance, peut rapidement se retourner contre son auteur.
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