Marie-Annick Lépine et Karl Tremblay
Marie-Annick Lépine
Potins

Le cri du cœur de Marie-Annick Lépine contre les compagnies d’assurance

Faire face à la maladie s’accompagne trop souvent d’un prix exorbitant selon elle

Samuel Doiron

Samuel Doiron

À travers une publication touchante et empreinte d’indignation partagée sur sa page Facebook, Marie-Annick Lépine a récemment livré un vibrant témoignage qui met en lumière les failles du système de santé et du monde des assurances au Québec.

Accompagné d’une archive vidéo d’une grande charge émotive, son message dresse un parallèle percutant entre la détresse humaine face à la maladie et les aberrations financières imposées par les grandes corporations privées.

L’insoutenable coût de la maladie

La musicienne des Cowboys Fringants amorce sa réflexion à la suite d'un reportage radiophonique portant sur la couverture des traitements oncologiques. Ce sujet l’a immédiatement replongée dans les souvenirs douloureux de la maladie de son défunt conjoint, Karl Tremblay.

Elle rappelle que ce dernier, frappé prématurément par un cancer de la prostate agressif à l’âge de 43 ans, avait dû s'en remettre à la science médicale plutôt qu'aux structures financières traditionnelles. Son premier traitement, n'étant pas officiellement homologué, n’était pas admissible à un remboursement.

Marie-Annick Lépine et Karl Tremblay
Marie-Annick Lépine et Karl Tremblay / Facebook de Marie-Annick Lépine

C’est uniquement grâce à l’intervention de son médecin du CHUM, qui l’a intégré à un protocole de recherche clinique, que le chanteur a pu recevoir les soins qui se sont avérés les plus efficaces de son parcours.

Pour illustrer le fardeau financier qui pèse sur les familles éprouvées, Marie-Annick Lépine évoque également le destin tragique d’une amie, mère de trois jeunes enfants, récemment décédée d’un cancer cérébral. Pour prolonger son existence, cette femme devait débourser la somme astronomique de 35 000 $ mensuellement, forçant ses proches à multiplier les campagnes de sociofinancement et les événements bénéfices.

Ces exemples concrets amènent l’artiste à poser un constat amer : au Québec, faire face à la maladie s’accompagne trop souvent d’un prix exorbitant.

Marie-Annick Lépine et Kral Tremblay
Facebook de Marie-Annick Lépine

En s'appuyant sur sa propre expérience, où une réclamation de 5 000 $ pour un sinistre n’a couvert que la moitié des frais malgré des décennies de cotisations annuelles élevées , elle remet ouvertement en question la légitimité des profits des compagnies d’assurance privées, demandant si les citoyens ne paient pas trop cher pour des services déficients.

Voici son message :

Salut les ami(e)s,

J’écoutais un topo à la radio sur les compagnies d’assurance. On parlait des médicaments contre le cancer…

Je n’ai pas tout compris .

Par contre, je sais que Karl était trop jeune pour avoir un cancer généralisé de la prostate à 43 ans. Son premier traitement n’était pas homologué, donc non remboursable. Heureusement, son médecin, au CHUM, l’a inscrit dans un protocole de recherche.

Ce fut le seul traitement qui a un peu fonctionné…

Une amie payait 35 000$ par mois pour survivre le plus longtemps possible de son cancer au cerveau. Elle avait trois enfants d’âge primaire:/ Une soirée bénéfice, un « GoFundMe », tout a été essayé. Ses funérailles étaient samedi dernier. Oui, ça peut être dispendieux être malade au Québec.

L’être humain m’importe beaucoup plus que le patrimoine bâti. Par contre, la dynamique est semblable.

Il ne reste que une ou deux compagnies d’assurance qui prennent le risque d’assurer nos bâtiments historiques. C’est un monopole, donc la facture est extrêmement salée. Si on ne peut plus assurer notre histoire, notre culture, qui le fera? La réponse est personne.

En 20 ans, Karl et moi avons réclamé une fois pour un dégât d’eau au sous-sol. Cinq milles dollars de dédommagement, ça couvrait la moitié des rénovations, malgré que nous payions trois milles dollars par année d’assurance.

Je ne pense pas que ces compagnies privées font pitiés.

Je sais que ce sont deux dossiers distincts, mais ils ont un point en commun: les compagnies d’assurance…

Payons-nous trop cher pour rien?

Marie

P.S. Vidéo pour Xavier, fils à Jo Roberge, il y a quelques années…

Une archive bouleversante : la solidarité des guerriers

Pour appuyer ses propos sur la résilience collective, la publication inclut une vidéo d’archives d'une immense valeur sentimentale. On y voit Marie-Annick Lépine aux côtés de Karl Tremblay, alors qu'il combattait lui-même la maladie. Ensemble, ils s'adressaient à Xavier Roberge, le fils de Jonathan Roberge, à l'aube d'une intervention chirurgicale majeure. Cette rediffusion revêt aujourd'hui un caractère particulièrement tragique, puisque le jeune Xavier est récemment décédé.

Dans cet extrait d'une grande bienveillance, le couple unissait ses voix pour insuffler du courage au garçon, le qualifiant de petit bonhomme courageux et beau comme un cœur. Karl Tremblay y tenait des propos profondément solidaires, évoquant l'existence d'une « famille de guerriers » qui partage le même combat invisible face au destin.

Inscrivez-vous à notre infolettre

Recevez les dernières nouvelles directement dans votre boîte de réception.

À propos de l'auteur

Samuel Doiron
Samuel Doiron

Rédacteur

Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.

Lire la suite
Monde de Stars

Votre source de nouvelles du showbiz québécois

© 2026 Attraction Web S.E.C. Tous droits réservés.