Monde de Stars
L'animateur Jean-Philippe Dion donne sa façon de penser sur les coupures à TVA
 

L'animateur Jean-Philippe Dion donne sa façon de penser sur les coupures à TVA

Une approche très intéressante

Samuel Doiron

Jean Philippe Dion, animateur et producteur de télévision québécois a réagi aux récentes coupures à TVA. C'est plus de 500 personnes qui ont perdu leur emploi cette semaine et l'annonce a eu l'effet d'une véritable bombe dans le milieu. Jean-Philippe a pris le temps d'apporter sa vision des choses sur les événements.

Il a une vision très intéressante de la situation et il l'a partagé sur ses réseaux sociaux.

Il offre entre autres plusieurs pistes de solutions qui, selon lui, aideraient à redonner un souffle à la télévision et aux productions télévisées québécoises.

On fait quoi?
Hier soir en soupant, j’ai expliqué à mon ado ce qui venait d’arriver à TVA. Le nombre d’employés qui perdent leur emploi, le nombre de familles touchées, le déménagement de l’immeuble mythique sur de Maisonneuve… Un pan de notre histoire qui vient de disparaître.
Il m’a demandé : « Pourquoi ça arrive ? »
J’ai répondu : « Parce que la diminution de l’écoute de nos émissions fait mal, très mal. »
Il m’a dit : « Il faut que tu sensibilises les gens. Je vais en parler à l’école. » ❤️
On ne pourra pas revenir en arrière, mais on peut regarder en avant. À partir de maintenant, il faut qu’on se brasse la cage et qu’on fasse en sorte de freiner l’exode de nos téléspectateurs. C’est pas juste une affaire « d’industrie », c’est une affaire « culturel ». Notre identité passe par notre télé.
Si on ne bouge pas, il arrivera avec la télé la même chose terrible qui arrive avec la musique. Les artistes et les artisans recevront des peanuts pour leur musique « volée » par les Spotify et Apple de ce monde.
À partir d’aujourd’hui, je veux qu’on tente de donner envie à nos jeunes de regarder notre télé. Ils aiment les grands rendez-vous du dimanche, ils aiment plein de séries qu’on produit. Faut juste qu’ils aient facilement accès à nos contenus.
Il faudrait peut-être arrêter de faire un gala entre nous, pour nous, avec nous. Il faudrait peut-être prendre cet argent pour trouver une façon de rejoindre les jeunes, là où ils sont. Les sensibiliser.
Et il faudra que les gouvernements arrêtent de dire qu’ils préparent des projets de loi, on veut des lois. Des lois qui vont pousser les plateformes internationales à investir ici.
Quand j’étais jeune, mon plus grand rêve était d’entrée physiquement à Radio-Can ou à TVA. La première fois que j’ai mis le pied dans ces grandes tours, j’ai eu un méchant frisson. Je souhaite que d’autres passionnés puissent ressentir le même frisson.
La télé on la fabrique en gang, on devra être soudé pour imaginer son avenir.

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