
«J’ai fait la paix avec mon père. J’ai compris, accepté, pardonné» dit-il avec beaucoup d'émotion
José Gaudet a offert l’un des témoignages les plus touchants de sa carrière lors de son passage à l’émission Dans le blanc des yeux.
Connu pour son humour rassembleur et son énergie contagieuse, l’animateur a cette fois laissé tomber le masque pour parler d’un moment intime, profondément marquant : les derniers échanges avec son père, quelques jours avant son décès.
José Gaudet n’a jamais caché que sa relation avec son père avait été complexe. Derrière les rires et les succès professionnels, il portait en lui une blessure d’enfance. Il a confié que leur lien avait été teinté d’incompréhensions, de silences et d’un certain désaccord face à son parcours artistique.
Choisir l’humour comme carrière n’avait pas été accueilli avec enthousiasme. Cette absence d’approbation avait laissé des traces. Plus jeune, il s’était senti jugé, parfois même isolé dans ses ambitions. Il raconte avoir longtemps traîné cette impression de ne pas correspondre aux attentes paternelles.

Avec les années, toutefois, quelque chose a changé. Dans la quarantaine, l’humoriste a entrepris une réflexion plus profonde sur sa vie, ses blessures et ses relations. Cette période d’introspection lui a permis de revisiter son histoire familiale avec davantage de compassion. Il dit avoir compris que son père avait lui aussi ses limites, ses peurs, ses propres blessures.
Ce cheminement l’a amené à pardonner. Pas à effacer le passé, mais à l’accepter tel qu’il était. Il a appris à reconnaître les gestes d’amour parfois maladroits, à voir les intentions derrière les silences. Peu à peu, une forme d’apaisement s’est installée entre eux.
Dans les mois précédant le décès de son père, leur relation s’était transformée. Ils avaient commencé à se parler autrement, plus ouvertement. Les discussions devenaient plus franches, plus humaines. José Gaudet a raconté qu’ils avaient eu plusieurs conversations importantes, des échanges qu’il qualifie aujourd’hui de précieux.
Puis est venue cette question, posée dans les derniers jours de la vie de son père. Une interrogation simple en apparence, mais lourde de sens : avait-il été un bon père?

L’humoriste a admis que cette demande l’avait profondément bouleversé. Derrière l’autorité qu’il avait connue se révélait un homme vulnérable, cherchant une forme de validation, peut-être même une absolution.
Entendre son père douter ainsi de lui-même a été un choc. Comme parent, on souhaite laisser une trace positive. Et à cet instant, son père semblait vouloir s’assurer qu’il n’avait pas tout raté.
José Gaudet a répondu avec honnêteté et douceur. Il lui a dit qu’il ne lui en voulait pas, que malgré les blessures, il avait fait son possible. Cette réponse, offerte sans rancune, a scellé une paix longtemps attendue.
En racontant cet épisode à Sophie Durocher, l’humoriste n’a pas caché son émotion. On sentait que ce souvenir restait chargé, même avec le recul. Il a expliqué que cette conversation l’avait profondément ébranlé.
Ce n’était pas seulement un moment d’adieu, mais un moment de vérité. Une scène où deux générations se sont retrouvées face à face, sans orgueil, sans filtre.
Il reconnaît que cet échange a transformé sa manière de voir la paternité et les relations familiales. Cela l’a aussi amené à réfléchir à la trace qu’il souhaite lui-même laisser derrière lui.
Cette expérience intime s’est également retrouvée dans son processus créatif. José Gaudet a confié que cette discussion avec son père a nourri l’écriture de son spectacle solo, Y’était temps !, dans lequel il aborde, entre autres, la réconciliation, la guérison et le pardon.
Sur scène, il explore cette fragilité avec son style bien à lui : un mélange d’humour et de vérité brute. Il montre que derrière chaque blague se cache parfois une cicatrice.

Ce spectacle devient ainsi une forme de thérapie, une manière de transformer une douleur en lumière.
En se confiant à l’émission Dans le blanc des yeux, il a prouvé que l’humour peut aussi être un pont vers l’émotion la plus sincère.
Et si cette conversation l’a secoué, elle lui a aussi offert quelque chose d’inestimable : la possibilité de dire au revoir sans regret.
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