Jérémy Gabriel
Jérémy Gabriel / QUB

Jérémy Gabriel revient sur l’affaire Mike Ward et dévoile ce qu’il en pense aujourd’hui

Jérémy rejette fermement l'idée d'avoir voulu censurer la liberté d'expression

Samuel Doiron

Samuel Doiron

Le temps a coulé sous les ponts depuis que le Québec entier s'est déchiré autour de « l'affaire Jérémy Gabriel ». Aujourd'hui âgé de 29 ans, celui que le public a découvert sous les traits d'un enfant chantant pour le Pape a bien changé.

Lors d'un entretien récent et intimiste accordé à Sophie Durocher, Jérémy Gabriel s'est livré avec une sérénité frappante sur cette décennie de luttes judiciaires contre l'humoriste Mike Ward, offrant un regard nuancé et profondément humain sur une saga qui a marqué l'histoire du droit et de la liberté d'expression au pays.

Un nouveau chapitre loin des projecteurs

Depuis 2023, Jérémy Gabriel s'est retiré de la sphère médiatique. Loin du tumulte, il se consacre à un projet de vie inspirant : il termine actuellement ses études universitaires pour devenir enseignant. Son objectif, une fois diplômé en 2027, est de travailler en francisation pour aider les nouveaux arrivants à s'intégrer.

À l'aube de la trentaine, ce retour à la parole n'est pas motivé par un désir de gloire, mais par un besoin de vérité. Il souhaite dissiper la désinformation et les préjugés qui lui collent à la peau, afin d'expliquer sa réalité sans l'ombre des tribunaux.

Jérémy Gabriel et Sophie Durocher
Dans le blanc des yeux - Capture d'écran

Vers une paix intérieure

L'un des moments les plus marquants de l'entrevue concerne sa réaction au succès actuel de Mike Ward. Loin de l'amertume que certains lui prêteraient, Jérémy affirme n'éprouver aucune haine. Il s'est même dit sincèrement heureux pour les récents succès de l'humoriste, soulignant qu'il lui souhaite le meilleur.

Toutefois, il précise une nuance essentielle : sa colère n'a jamais visé l'homme lui-même, mais plutôt la violence des propos tenus et l'absence de reconnaissance des impacts réels de ces blagues. Pour lui, la guérison passe par un besoin de « boucler la boucle ». Il espère qu'un jour, une forme de conclusion mutuelle permettra aux deux parties de tourner la page définitivement.

Jérémy Gabriel
Dans le blanc des yeux - Capture d'écran

L'humour comme thérapie potentielle

Étonnamment, Jérémy Gabriel n'exclut pas de monter lui-même sur scène un jour. Fort d'un intérêt marqué pour l'absurde et d'un bagage en théâtre, il envisage l'humour comme un outil de communication puissant.

S'il franchit le pas, il promet toutefois une approche différente : rire de son propre vécu, de ses maladresses et des situations insolites liées à sa surdité. Il souhaite transformer ses expériences, parfois ridicules ou malaisantes, en moments de partage plutôt qu'en attaques personnelles, conscient qu'il sera attendu au tournant par ses détracteurs.

Le coût humain de la liberté d'expression

Le cœur de son témoignage demeure le rappel brutal des conséquences vécues. Jérémy rejette fermement l'idée d'avoir voulu censurer la liberté d'expression. Il demande simplement à la société de reconnaître le prix payé par l'individu derrière le sujet de plaisanterie.

Jérémy Gabriel et Sophie Durocher
Dans le blanc des yeux - Capture d'écran

Il a rappelé avec émotion que les blagues sur son apparence et sa santé ont commencé alors qu'il entrait à peine au secondaire. Derrière les débats juridiques abstraits se cachait un enfant dont la vie familiale a implosé, ses parents ayant divorcé sous la pression de cette affaire, et dont les relations personnelles ont volé en éclats.

Pour lui, la liberté d'expression est un droit fondamental, mais elle ne devrait pas servir de bouclier pour ignorer la détresse humaine ou justifier le harcèlement d'un mineur.

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