
Une méthode de travail jugée déloyale
Le monde des communications québécois est actuellement le théâtre d'un affrontement musclé. Jacinthe-Ève Arel a récemment profité d'une tribune radiophonique pour exprimer son profond mépris à l'endroit du chroniqueur Olivier Niquet.
Ce qui aurait pu n'être qu'une simple divergence d'opinions a rapidement bifurqué vers une charge frontale, où l'animatrice n'a pas pesé ses mots, allant jusqu'à qualifier son vis-à-vis de « grand insignifiant ».

Au cœur du litige se trouve la pratique professionnelle de Niquet, bien connu pour ses segments humoristiques où il compile des perles et des moments insolites provenant d'autres médias.
Pour Jacinthe-Ève Arel et plusieurs de ses confrères, ce procédé n'a rien de créatif. Ils lui reprochent de piger dans les contenus d'autrui, particulièrement ceux de TVA Sports, pour en extraire des bribes hors de leur contexte initial afin de s'en moquer.

Cette approche est perçue comme un manque de respect flagrant envers ceux qui travaillent d'arrache-pied sur le terrain. Alors que des chaînes privées luttent pour leur rentabilité dans un marché précaire, voir leurs artisans être ainsi tournés en dérision par un chroniqueur de la société d'État passe très mal. Ce ressentiment n'est pas nouveau; il fait écho aux critiques passées de Renaud Lavoie, qui avait lui aussi dénoncé ce qu'il considère comme une forme de mépris gratuit.
L'échange radio a pris une tournure encore plus acerbe lorsque les intervenants ont abordé la nature même de l'humour pratiqué par Olivier Niquet. Pour Jacinthe-Ève Arel, on ne parle plus de satire, mais bien d'intimidation pure et simple. Elle compare le comportement du chroniqueur à celui de certains élèves hautains dans une cour de récréation, qui assoient leur popularité sur le dénigrement systématique de leurs pairs.

Le fait que Niquet soit à l'emploi de Radio-Canada ajoute de l'huile sur le feu. Les critiques soulignent le paradoxe d'un humoriste soutenu par les fonds publics qui s'amuse à fragiliser des entreprises privées soumises à la pression constante des revenus publicitaires.
Selon ce point de vue, Niquet évoluerait dans une « tour d'ivoire », déconnecté des réalités et des défis quotidiens que rencontrent les artisans des réseaux sportifs et commerciaux.
Au-delà des insultes personnelles, ce conflit illustre un clivage important dans le paysage médiatique québécois. D'un côté, on retrouve des journalistes et animateurs qui prônent la solidarité corporative et le respect du travail acharné. De l'autre, une école de pensée plus satirique qui estime que la parole publique, une fois diffusée, appartient au domaine de la critique et de l'humour.
Pour Jacinthe-Ève Arel, le succès d'Olivier Niquet demeure un mystère total. Elle affirme ne déceler aucune réelle originalité dans son œuvre, y voyant plutôt une forme d'arrogance intellectuelle. Cette sortie publique, par sa virulence, témoigne d'une rancœur accumulée au fil des années, l'animatrice affirmant être une cible récurrente de ses chroniques.
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À propos de l'auteur
Rédacteur
Travailleur acharné aux multiples talents, ses plus grandes passions sont le sport ainsi que le showbizz de la belle province et ailleurs. Il travaille constamment avec beaucoup de détermination pour parvenir à se démarquer. Sa volonté et son souci du détail sont des éléments importants de son succès.
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