
Un deuil discret, mais profond
Christine Beaulieu traverse actuellement une période intense, autant sur le plan professionnel que personnel. Malgré les défis qu’elle a affrontés dans les dernières années, la comédienne continue d’enchaîner les projets et de rayonner dans le milieu artistique québécois.
Cet hiver, elle est notamment à l’affiche de la pièce Top Girls, présentée à Espace Go. Elle participe aussi au film Le trou du cul du monde, tout en poursuivant son travail à la télévision dans la sixième saison de L’œil du cyclone et dans la nouvelle adaptation de Bon cop, bad cop.
Cette grande effervescence professionnelle témoigne de sa passion intacte pour son métier. Pour Christine, le travail demeure un refuge, un moteur et une façon de rester connectée à ce qui l’anime profondément. Même dans les périodes plus difficiles, elle n’a jamais cessé de créer et de s’investir pleinement.

Derrière cette énergie débordante se cache toutefois une femme qui a dû traverser des moments très éprouvants. La dernière année a été particulièrement marquante pour Christine, notamment en raison du décès de sa mère, survenu alors qu’elle n’avait que 76 ans.
Cette perte a provoqué un grand bouleversement émotionnel. Très proche de sa maman, la comédienne a ressenti un vide immense, l’obligeant à revoir certaines priorités et à prendre du recul. Elle a alors ressenti le besoin de ralentir, de se recentrer et de prendre soin d’elle.
C’est dans cet esprit qu’elle est partie au Japon avec son conjoint, Roy Dupuis. Ce voyage, empreint de calme, de nature et de contemplation, lui a permis de se ressourcer profondément. Elle est revenue apaisée, plus solide intérieurement et mieux outillée pour affronter la suite.
Cette période de reconstruction a été essentielle pour elle. Elle lui a permis de mieux comprendre ses besoins, d’accepter ses limites et d’accueillir ses émotions avec plus de bienveillance.
Parallèlement à ce deuil familial, Christine Beaulieu a aussi dû faire face à une autre épreuve intime : celle d’accepter qu’elle ne deviendra probablement pas mère.
Comme elle en parle dans une récente entrevue avec le magazine 7 Jours, depuis longtemps, elle nourrissait le désir d’avoir un enfant. Elle s’y sentait prête, y avait réfléchi, et avait tenté de concrétiser ce projet.
Malheureusement, malgré ses efforts, la maternité ne s’est jamais matérialisée. Aujourd’hui âgée de 44 ans, elle a choisi d’accueillir cette réalité avec lucidité et maturité. Pour elle, renoncer à ce rêve représente un véritable processus de deuil, comparable à toute autre perte importante.
Elle reconnaît que ce cheminement n’a rien d’évident. Il est composé de doutes, de tristesse, parfois de frustration, mais aussi d’acceptation progressive. Avec le temps, elle a appris à transformer cette douleur en réflexion et en croissance personnelle.
En parlant ouvertement de ce sujet, Christine brise un tabou encore présent dans notre société. Elle met en lumière une réalité vécue par de nombreuses femmes, souvent dans le silence, et contribue à normaliser ce type de parcours.
Même si elle n’a pas eu d’enfants biologiques, Christine Beaulieu a trouvé plusieurs façons d’exprimer son instinct maternel. Dans L’œil du cyclone, elle incarne depuis plusieurs années une mère de famille, entourée de trois enfants. Ce rôle lui permet de vivre, à travers la fiction, une part de ce qu’elle aurait aimé expérimenter dans sa vie personnelle.
Elle entretient d’ailleurs un lien très fort avec les jeunes comédiens qui jouent ses enfants à l’écran. Pour elle, ce groupe est devenu une véritable famille artistique. Elle avoue que le jour où la série prendra fin sera probablement chargé en émotions, tant cette relation est précieuse pour elle.

Dans sa vie privée, Christine est aussi très présente auprès de ses neveux et nièces, qu’elle adore profondément. Elle aime partager du temps avec eux, les voir grandir et participer à leur développement. Ces liens lui apportent beaucoup de joie et d’équilibre.
Elle s’implique également dans des projets artistiques impliquant des enfants, notamment à travers son spectacle Les saumons de la Mitis. Ces collaborations nourrissent son besoin de transmission, d’écoute et de proximité.
Aujourd’hui, Christine Beaulieu avance avec sérénité. Elle a su transformer une déception en une autre forme d’accomplissement, en restant fidèle à ses valeurs et à sa sensibilité. En choisissant l’authenticité et l’ouverture, elle démontre qu’il est possible de construire une vie riche, épanouissante et pleine de sens, même lorsque certains rêves prennent une autre forme que celle qu’on avait imaginée.
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