
Elle a mis au point un plan digne d’un film!
Invitée sur le plateau de Ça finit bien la semaine, aux côtés de Jean-Michel Anctil et Julie Bélanger, Brigitte Lafleur a offert un moment savoureux en replongeant dans les débuts mouvementés de son histoire d’amour avec Mario Provencher.
Une anecdote racontée avec son humour habituel, mais qui cache en réalité une détermination impressionnante.
Brigitte l’a admis sans détour : dès la première fois qu’elle a vu Mario, elle a su. Pour elle, ce fut immédiat, viscéral. Elle est tombée sous le charme en quelques secondes. À ce moment-là, il n’était pas en couple, ce qui laissait présager un scénario parfait.
Sauf que la vie aime parfois compliquer les choses.
Un mois plus tard, lorsqu’ils ont commencé à répéter ensemble, Mario avait renoué avec son ex. Pour Brigitte, ce fut un choc. Pendant ces semaines d’attente, elle s’était déjà imaginé mille scénarios, rêvé à un avenir possible. Elle l’avait, comme elle le dit elle-même en riant, « déjà vu dans sa soupe ». Apprendre qu’il était retourné avec son ancienne flamme l’a complètement démoralisée.
Jean-Michel Anctil, taquin, a rappelé qu’à l’époque, Mario était effectivement engagé ailleurs. Brigitte, un brin gênée mais assumée, a reconnu que le timing n’était pas idéal… mais qu’elle n’était pas du genre à abandonner si facilement.

Consciente que l’été tirait à sa fin et que leurs chemins risquaient bientôt de se séparer, Brigitte a décidé de prendre les choses en main. Elle savait que ses journées avec lui étaient comptées. Impossible de compter sur des rencontres improvisées : ils travaillaient loin, et la distance compliquait les choses.
Alors elle a imaginé un stratagème audacieux.
Elle a écrit un scénario de court-métrage. Elle a loué du matériel professionnel : caméra, éclairages, équipement sonore. Elle a convaincu Mario de devenir son directeur photo, même s’il n’avait jamais occupé ce rôle auparavant. Elle a aussi recruté quelqu’un du coin pour le son, tout aussi inexpérimenté.
Avec le recul, elle avoue en riant que le projet n’avait rien d’un chef-d’œuvre. Le film n’a jamais été monté, ni même vraiment retravaillé. Artistiquement, ça ne valait pas grand-chose.
Mais ce n’était pas le but.
Son véritable objectif était ailleurs : passer chaque minute possible avec lui durant cette dernière semaine. Créer des souvenirs. Multiplier les conversations. Installer une complicité qui dépasserait les circonstances.
Et ça a fonctionné.

À la fin du tournage, Mario a dormi chez elle. Brigitte raconte ce détail avec un éclat de rire qui en dit long. Son « projet artistique » avait rempli sa mission première : rapprocher leurs cœurs.
Le court-métrage, lui, est resté dans l’ombre. Mais leur relation, elle, a pris racine.

Aujourd’hui, deux décennies plus tard, Brigitte et Mario sont toujours ensemble. Elle parle de cette relation avec une profonde tendresse. Elle aime la stabilité qu’ils ont construite, cette impression d’être à la bonne place, avec la bonne personne.
Elle a confié qu’elle aurait du mal à imaginer recommencer une histoire ailleurs. Elle se projette avec lui jusqu’à la vieillesse, sans hésitation. Ce n’est pas seulement un amour passionné des débuts, c’est un partenariat solide, forgé par les années et les épreuves.

En revisitant cette anecdote, on découvre surtout une femme qui n’a pas eu peur d’agir pour suivre son instinct. Une artiste capable d’écrire un faux projet pour provoquer une vraie histoire. Une romantique déterminée qui a cru à son coup de foudre… et qui a tout fait pour lui donner une chance.
Vingt ans plus tard, difficile de ne pas saluer l’audace. Parfois, les plus belles histoires commencent par un scénario un peu bancal — mais un plan parfaitement exécuté.
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