Michael B. Jordan
Crédit photo: Capture d'écran vidéo Twitter / X ABC News

Voici pourquoi Michael B. Jordan ne sera jamais vraiment propriétaire de son Oscar

Comme pour les autres lauréats, une règle l'empêche d'en être le vrai propriétaire...

J. Martel

J. Martel

Michael B. Jordan a décroché son tout premier Oscar pour son interprétation magistrale des jumeaux identiques Smoke et Stack dans le film Sinners. Une victoire saluée par le public et la critique, mais qui s'accompagne d'une réalité surprenante : l'acteur ne sera techniquement jamais le véritable propriétaire de sa précieuse statuette dorée.

C'est dimanche soir qu'avait lieu la cérémonie des Oscars et tandis que Timothée Chalamet semblait être le grand favori en début de course aux Oscars, c'est finalement Jordan qui a créé la surprise.

La statuette lui a été remise par Adrien Brody, lauréat du prix du meilleur acteur l'année précédente.

Dans un discours chargé d'émotion, la star de Sinners a rappelé qu'il n'était que le sixième acteur noir à recevoir cette distinction prestigieuse: « Je me tiens ici grâce à ceux qui m'ont précédé.»

Le comédien a aussi profité de l'occasion afin de rendre hommage à des légendes comme Sidney Poitier, Jamie Foxx et Will Smith.

Cette récompense intervient quelques semaines seulement après que Jordan et son partenaire à l'écran Delroy Lindo avaient été unanimement salués pour leur réaction digne face à un incident survenu lors de la cérémonie des BAFTA impliquant l'animateur John Davidson.

Malgré l'immense honneur que représente cette victoire, Michael B. Jordan — comme tous les gagnants d'un Oscar — a dû signer un accord contraignant le soir même de la cérémonie. Ce contrat contient une clause fondamentale : il est formellement interdit de revendre la statuette. Toute tentative de mise en vente oblige le détenteur à proposer d'abord le trophée à l'Académie pour la somme symbolique d'un dollar. Cette obligation s'applique également aux héritiers qui recevraient un Oscar après le décès d'un lauréat.

Plusieurs personnes ont tenté par le passé de contourner cette règle, ce qui explique d'ailleurs pourquoi elle existe.

Depuis 1951, date à laquelle cette clause a été instaurée, toute tentative de vente expose son auteur à des poursuites judiciaires de la part de l'Académie. En d'autres termes, les lauréats sont davantage des gardiens temporaires de leur trophée que de véritables propriétaires.

En revanche, les statuettes décernées avant 1951 échappent à cette restriction, ce qui a créé un véritable marché pour les collectionneurs fortunés.

L'exemple le plus célèbre reste celui de Michael Jackson, qui avait déboursé 1,54 million de dollars en 1999 pour acquérir l'Oscar du meilleur film attribué à Autant en emporte le vent en 1939.

L'illusionniste David Copperfield avait quant à lui mis la main sur la statuette du meilleur réalisateur remise à Michael Curtiz pour Casablanca, en payant 232 000 dollars en 2002. Ces transactions astronomiques illustrent à quel point posséder un véritable Oscar — au sens juridique du terme — est devenu un privilège rare et convoité.

Au-delà de cette curiosité réglementaire, la victoire de Michael B. Jordan reste un moment marquant dans l'histoire des Oscars.

En devenant seulement le sixième acteur afro-américain à remporter le prix du meilleur acteur, il s'inscrit dans une lignée prestigieuse mais encore trop courte, soulignant les progrès restant à accomplir en matière de diversité à Hollywood. Son discours, à la fois humble et puissant, a profondément ému l'assistance et les téléspectateurs du monde entier.

Qu'il en soit ou non le propriétaire officiel, cette statuette trône désormais chez l'acteur comme le symbole tangible d'une carrière en pleine ascension et d'une performance saluée par ses pairs.

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Source: ladbible.com

Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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