Une populaire chanteuse québécoise avoue pour la 1ère fois avoir été anorexique...

Toute l'histoire ici...

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
Partager sur Facebook
78 78 Partages

La chanteuse Stéphanie Boulay, ou la blonde des Soeurs Boulay comme elle se décrit sur son compte Instagram, a utilisé le populaire réseau social pour parler des troubles alimentaires qui l'ont affectée dès un très jeune âge, en partageant une photo d'elle à 11 ans sur laquelle elle est d'une minceur inquiétante. Voici le texte qu'elle a partagé, suivi de la photo en question:

"D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu perdre du poids. Certains seront choqués de lire ça, d'autres comprendront. C'est fucked up être une femme, être un humain dans le fond, pis se voir tout le temps, en photo, à la télé, à côté de monde toujours plus beau pis plus mince que soi. Que tu pèses 100 ou 300 livres, la douleur du combat est là pareil. 

Mais hier matin, je sais pas ce qui s'est passé, je me suis réveillée pis je me suis dit "wow je suis belle, vive mon corps, vive mes cuisses, vive mon cul." Je savais pas si ce feeling-là allait durer, mais j'ai vraiment passé une belle journée, en tout cas. Pis juste avant de me coucher, j'ai sorti, fouille-moi pourquoi, un vieil album que mes amis du secondaire m'ont fait quand je suis partie de la Gaspésie pour aller étudier. J'y ai trouvé cette photo de moi, à 11 ans je pense. Je croyais vaguement avoir déjà souffert d'anorexie, parce que je sais que ma mère m'avait déjà emmenée chez le médecin un moment donné en lui disant que je mangeais tellement rien que j'étais rendue faible pis anémique. Le médecin m'avait examinée pis avertie que si j'engraissais pas, il allait me placer en institut psychiatrique. J'ai tout de suite pris du poids pis on en a plus reparlé. 

De ma tête d'adulte, je me dis que c'était peut-être pas si grave, que j'avais peut-être juste eu une poussée de croissance, que l'anorexie c'est sûrement plus intense que ça. Mais je le sais pareil que j'étais malade pis que, dans le fond, je suis clairement pas tant guérie encore, même si ça paraît plus de l'extérieur. 

Notre société a fait un pas depuis qu'on "accorde" le droit aux filles enrobées de poser dans des magazines et de défiler pour des beaux vêtements chers. On les appelle "rondes", "taille plus", alors qu'on appelle les minces-maigres rien pantoute. Je me suis déjà aussi demandé: les filles "moyennes" comme moi, elles sont où dans les magazines, dans les défilés?". Parce que j'avais besoin d'un modèle de mon format à quelque part de flasheux et beau pour espérer me complaire dans ma peau. Mais y en a pas tant: peut-être que c'est plate, une fille "moyenne", ça fait moins rêver qu'un mannequin traditionnel pis y'a rien à dire là-dessus niveau marketing. 

Aujourd'hui, je pète ma coche pis j'ai envie de crier: "on peut tu juste parler de femmes tout court, on peut tu montrer toutes les femmes, sans les mettre dans des cases de poids?" On soulève souvent ça, j'invente rien, sauf que je le vis pareil, là, depuis toujours, comme la majorité du monde que je connais. On peut tu essayer de faire une mini différence dans la vie d'une couple de petits enfants de 11 ans qui stressent déjà sur la forme de leur corps versus leur place dans le monde? S'ils sont bien dans leur peau, ils vont peut-être mieux pouvoir s'en occuper que nous, du monde."

Partager sur Facebook
78 78 Partages

Source: Instagram · Crédit Photo: Capture d'écran YouTube