
Trump voulait encore renommer des choses, cette fois-ci il s'est fait dire non
Le PDG de Google a refusé net.
Donald Trump ne cache pas son ambition de laisser sa marque sur la carte du monde, littéralement. Après avoir déjà réussi à rebaptiser plusieurs lieux géographiques au cours de ses mandats, le président américain s'est heurté à un mur lorsqu'il a voulu s'attaquer aux océans. Et c'est le patron de Google en personne qui lui a opposé un refus catégorique.
Lors d'un rassemblement politique en Caroline du Sud, Trump a raconté avec son style habituel comment il avait contacté Sundar Pichai, le PDG de Google, pour lui demander de modifier le nom de l'océan Atlantique sur Google Maps. Sa requête était simple et directe : « Sundar, je pense à l'océan Atlantique, peux-tu t'en occuper ? » La réponse du dirigeant de la multinationale ne s'est pas fait attendre. Pichai aurait immédiatement décliné en lançant : « Non, non, non, cette fois-ci, je ne le fais pas. » Le patron de Google aurait ensuite expliqué que les océans représentent un cas bien différent des autres éléments géographiques, puisqu'ils bordent de nombreux pays à travers le monde, et qu'il ne pouvait tout simplement pas accéder à cette demande.
La longue liste des renommages de Trump
Ce refus s'inscrit dans une série de tentatives, parfois fructueuses, parfois avortées, de rebaptiser des lieux et des institutions. Dès le début de son second mandat, Trump a renommé le golfe du Mexique en « golfe d'Amérique » par décret officiel. En août 2026, dans un contexte de tensions commerciales avec le Canada, il a également désigné le lac Ontario sous le nom de « lac d'Amérique ». Le détroit d'Ormuz, cette voie maritime stratégique située entre l'Iran et l'Oman, a aussi été dans sa ligne de mire, avec le projet de le rebaptiser « détroit Trump ». Sans oublier le mont Denali en Alaska, qu'il avait déjà fait revenir à son ancienne appellation de mont McKinley lors de son premier passage à la Maison-Blanche.
Mais les ambitions de Trump ne se limitent pas à la géographie. Il a également évoqué la possibilité de renommer l'État du Nouveau-Mexique en « Nouvelle-Amérique », une idée qui a été abandonnée. Du côté des institutions, il a exprimé le souhait de redonner au département de la Défense son nom historique de « département de la Guerre ». Il a aussi tenté de rebaptiser le U.S. Institute of Peace en « Donald J. Trump Institute of Peace » et le Kennedy Center en « Trump Kennedy Center », des projets qui ont été bloqués ou rejetés par la justice. Plus surprenant encore, il a manifesté la volonté de remplacer le terme « intelligence artificielle » par « super intelligence » dans l'ensemble des documents officiels américains.
Trump lui-même a résumé sa démarche avec une certaine franchise lors de son discours en Caroline du Sud. Après avoir renommé un lac et un golfe, il lui fallait désormais « une rivière et un océan » pour compléter sa collection. Pour l'océan Atlantique, il avait envisagé plusieurs appellations, dont « océan Trump » et « océan Amérique », mais aucune n'a finalement vu le jour. Voyez son discours:
Le refus de Google illustre les limites auxquelles se heurte le président lorsqu'il tente d'imposer ses choix de nomenclature au-delà des frontières américaines. Si les décrets présidentiels peuvent modifier des noms sur le territoire des États-Unis, les océans, par nature partagés entre des dizaines de nations, échappent à ce type de décision unilatérale. Reste à savoir si Trump tentera d'autres approches pour parvenir à ses fins ou s'il se tournera vers de nouveaux projets de renommage.
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À propos de l'auteur
Directeur du contenu numérique
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