
Sophie Durocher ne lit plus les courriels de ses lecteurs : « Il y a des limites à se faire insulter »
Tous les détails à l'intérieur.
Avec la popularité des réseaux sociaux, un fléau grandissant : celui de l'intimidation en ligne. Et pour certains, cela veut dire prendre ses distances avec les plateformes, ou même avec son public.
Dans sa plus récente chronique publiée dans le Journal de Montréal, Sophie Durocher explique qu'elle choisit elle-même de ne dorénavant plus lire les courriels qu'elle reçoit de la part du public, après qu'un homme prénommé François l'eut traitée de nazi. Et cela, tout simplement parce que la chroniqueuse avait manifesté son approbation au passeport vaccinal.
À la suite de l'annonce du gouvernement de François Legault comme quoi un tel document sera bientôt réclamé dans certains lieux publics qui n'offrent pas des services essentiels, Sophie Durocher a reçu un autre message « encore plus haineux et encore plus vulgaire », estime-t-elle.
« Je suis désolée, les amis, mais je débarque. Il y a des limites à se faire insulter, harceler et agresser. J’ai prévenu hier mes patrons au Journal que je ne lirai plus les courriels envoyés à mon adresse quebecormedia.com, celle qui apparaît en dessous de mon nom dans la chronique que vous lisez en ce moment », a-t-elle annoncé.
Elle dit être tannée de tomber sur des « attaques vicieuses » chaque fois qu'elle ouvre sa messagerie professionnelle.
Elle publie ensuite un extrait du courriel qu'un certain Claude lui a envoyé : « Si tu veux un échantillon de mon sperme pour l’injecter dans ton vagon ou anus, fais-moi signe ! Les corps étrangers expérimentaux, cela n’a pas l’air de t’apeurer ! On fera le tout devant ton Journal, sans triche. »
« Je pourrais prendre ça en riant, me demander s’il parle de mon « wagon » ou de mon « vagin ». Mais je ne la trouve pas drôle. Ce courriel est la goutte qui fait déborder le vase », tranche-t-elle, dénonçant le fait qu'elle reçoit de telles insultes dans sa boîte courriel professionnelle.
Elle remercie néanmoins tous les lecteurs qui lui ont écrit pour attirer son attention sur un sujet, ou encore pour débattre de façon respectueuse avec elle.
« Mais là, je débarque. Je prends une pause. Je descends de l’autobus. Pendant un mois, je vais couper le canal de communication. Le temps que les antivaccins, anti-passeport vaccinal et anti-mesures sanitaires se calment le pompon », conclut-elle.
Lisez sa chronique complète ici.
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