Selon Mario Pelchat, voici le vrai scandale du gala de l'ADISQ

Mario Pelchat n'était vraiment pas content

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Mario Pelchat a fait couler énormément d'encre au cours des dernières heures, suite à une entrevue qu'il a donnée sur les ondes d'ICI Radio Canada Première et au cours de laquelle il a critiqué abondamment l'ADISQ et Hubert Lenoir. Mais pour le chanteur et producteur, le principal scandale qu'il y a eu dimanche soir lors du 40e Gala de l'ADISQ, ce n'est pas le fait qu'Hubert Lenoir se soit enfoncé le Félix de la chanson populaire de l'année dans la gorge.

C'est plutôt en lien avec le système de votation pour l'attribution des prix de l'interprète (masculin et féminin) de l'année et de la chanson populaire de l'année. Selon Pelchat, ces catégories qui étaient jusqu'à récemment uniquement des votes du public sont désormais décidés à la fois par le vote populaire, mais également par l'Académie.

«Avant, l'interprète de l'année et la chanson populaire de l'année, c'était le public qui votait. Maintenant, ils ont dit ça va être aussi l'Académie qui va voter. Alors à quel pourcentage le public a participé au gain de l'artiste de l'année? À quel pourcentage? Je serais bien curieux de le savoir, on ne le saura plus, parce que là il y a l'Académie qui vote, et l'Académie c'est ceux à qui ça sert de faire gagner un tel ou un tel. Moi, aujourd'hui, je suis tanné de ça. »

Voici l'extrait audio, une gracieuseté de nos amis chez RadioEGO:

Guylaine Tanguay aurait dû gagner

Questionné à savoir si la chanteuse Guylaine Tanguay avait raison d'être fâchée de ne pas avoir été nommée interprète féminine de l'année, Pelchat n'a pas hésité une seule seconde.

« C’est elle qui le méritait et je la comprends d’être déçue. Mais je ne pense que pas que c’est le country qui nécessairement puisse déranger l’Académie. Je pense plutôt que c’est ce qui est populaire qui dérange l’Académie. Et je l’ai toujours dit, c’est juste au Québec qu’on voit ça. En France, quand on va dans un gala, les récipiendaires, ceux qui gagnent des trophées sont ceux qu’on connait, sont ceux qui ont joué abondamment à la radio, qui ont vendu des disques, ce sont les artistes qui ont eu du succès pendant l’année et que tout le monde connait. Même chose aux États-Unis quand on regarde les Grammys, les artistes qui gagnent des prix sont les artistes qui ont tourné, dont les chansons ont été de gros succès, qui ont tourné abondamment à la radio, qui ont vendu énormément de disques.

Ici? Les artistes qui vendent des disques, qui marchent, qui ont beaucoup de succès, c’est pas eux qui montent. C’est ceux qu’on ne connait pas, c’est ceux que personne connait, c’est ceux qui sont les plus marginaux, les plus excentriques, c’est ceux qui font parler d’eux par toutes sortes d’accoutrements. C’est ça qui marche ici, mais ça ne représente pas la musique. Oui, je suis d’accord que ça prend une diversité, qu’Hubert Lenoir a du talent. Que son excentricité dérange mais qu’à quelque part ça a sa place. Mais ça n’a pas sa place quand tu entres ton Félix à l’intérieur de ta gorge pour essayer de te faire vomir, quand tu sais que le Félix en question c’est Félix Leclerc, un homme de classe, un homme respectueux qui aurait eu au moins la décence et qui aurait su remercier le public. Quand tu n’es même plus capable de t’adresser aux gens et que tu leur manques de respect, ça ça n’a pas sa place.

Alors Guylaine Tanguay méritait de gagner, c’est à elle que ça revenait ce Félix-là. Pas à quelqu’un qui n’a pas tourné du tout de l’année, dont on n’a pas entendu parler, dont les salles étaient vides. Guylaine Tanguay ses salles sont pleines et ses disques se vendent.

Il y a juste au Québec qu’on voit ça. Pourquoi? Parce que c’est dans les boîtes qui sont abondamment subventionnées c’est eux qui sont sur le comité de l’ADISQ et ils se donnent des trophées entre eux autres pour continuer d’avoir des grosses subventions et pour faire tourner leurs boîtes. C’est pas les petits labels, les artistes qui marchent et qui ont des manières de travailler différentes sans grosses subventions. Bien sûr qu’on en a aussi des subventions, nous, mais on n’est pas subventionnés à la hauteur d’un Spectra ou Audiogram. Moi j’avais trois albums dans les meilleurs vendeurs de l’année et je ne suis même pas le producteur de l’année. C’est Audiogram pour une 40e année d’affilée. C’est un non-sens. Il y avait les 2 frères, Noël ensemble et Agnus Dei. À nous trois on a vendu 150 000 disques, si je ne méritais pas d’être le producteur de l’année cette année, je ne sais pas qui méritait ça. Ce n’est pas Audiogram qui n’a pas vendu d’albums.

Moi aujourd’hui, je suis tanné de ça. Et je ne suis pas le seul. Mais il faut faire en sorte que les lois changent. Je choisis de faire de la musique pour le vrai monde. C’est pas pour aller chercher des Félix. Tu peux avoir ta maison pleine de Félix mais avoir personne dans tes salles. »

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Source: RadioEGO
Crédit Photo: Facebook Mario Pelchat