
Le comédien dévoile qu'il s'est fait traité de tous les noms
Le comédien chouchou des Québécois, Sébastien Delorme, a récemment fait des confidences percutantes lors de son passage à l'émission Sucré Givré. En entrevue avec l'animateur Jean-Philippe Dion, la star de la quotidienne Indéfendable est revenue sur un chapitre sombre de sa vie personnelle : l'accueil glacial et même cruel que les internautes ont réservé à sa relation avec sa conjointe, Virginie Bruneau.
Le cœur du tollé réside dans la différence d'âge entre les deux amoureux. Sébastien Delorme, aujourd'hui âgé de 55 ans, partage sa vie avec Virginie, une entrepreneure en marketing numérique de 26 ans. Bien que l'amour n'ait pas d'âge, la réalité des réseaux sociaux a frappé le couple de plein fouet dès que leur relation a été médiatisée.
Le comédien n'a pas mâché ses mots pour décrire l'agressivité des commentaires reçus. À la question de Jean-Philippe Dion demandant si les propos étaient simplement « pas gentils » ou carrément « violents », Delorme a répondu sans hésiter : « Violent ».

Des insultes d'une rare intensité
Sébastien Delorme a partagé des détails troublants sur la nature des attaques subies. « Ils ont découvert c'était qui ma blonde, qu'elle avait 30 ans de différence avec moi. Je me suis fait traiter de pédophile, je me suis fait traiter de tous les noms », a-t-il confié avec émotion. Cette déferlante de haine ne l'a pas seulement visé lui, mais s'est abattue avec la même virulence sur sa partenaire, qui n'était pas habituée aux projecteurs.

« Elle, qui n'était pas connue, du jour au lendemain, elle s'est fait insulter de toutes parts », a-t-il ajouté. Les conséquences psychologiques ont été immédiates et lourdes pour la jeune femme : « Virginie, la pauvre, elle ne voulait plus sortir de la maison, de la chambre ».
Une réflexion sur l'impunité numérique
Au-delà de son expérience personnelle, Sébastien Delorme s'interroge sur le comportement des gens derrière leur écran. Il dénonce une forme de droit acquis que s'octroient certains internautes pour attaquer autrui sans conséquence. « C'était tuff ce moment sur les réseaux sociaux, se faire insulter comme ça. Tu sais, dans la vie de tous les jours, tu croises quelqu'un puis tu l'insultes, ça se fait pas », a-t-il analysé lors de l'entretien.
Selon lui, le simple fait de s'exposer publiquement semble devenir une excuse pour la méchanceté gratuite : « Mais là-dessus, c'est comme entendu, on se connaît pas mais j'ai le droit de t'insulter. Pourquoi ? Parce que tu as publié quelque chose. Tu as publié une photo. Je fais non non ». Voyez un extrait de l'échange entre Sébastien Delorme et Jean-Philippe Dion ci-dessous:
Entre vulnérabilité et réussite professionnelle
Malgré ces épreuves, Sébastien Delorme continue de briller à l'écran dans le rôle de l'avocat Léo MacDonald. Il a d'ailleurs profité de cette entrevue pour confier qu'il a longtemps souffert d'un complexe d'auto-sabotage par le passé, alimenté par la peur et la comparaison constante avec les autres. « Il y a quelque chose de moi qui m'empêchait d'aller plus loin. L'espèce de gars qui se tire dans le pied à de nombreuses reprises, qui se sabote », a-t-il expliqué.

Aujourd'hui, l'acteur semble avoir trouvé un certain équilibre. Bien qu'il se sente parfois jugé par ses pairs pour son hyperactivité sur les réseaux sociaux, il y voit désormais un potentiel de création et de revenus importants. « Et probablement que tout le milieu m'a jugé », admet-il, tout en restant fier de son parcours et de sa sensibilité qu'il considère comme sa plus grande force.
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