Rosalie Vaillancourt, très émotive, brise le silence suite à l'article de La Presse sur Julien Lacroix

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Monde de Stars

L'article d'Isabelle Hachey et Marie-Ève Tremblay, publié mercredi suite à une collaboration entre La Presse et le 98,5 FM a suscité énormément de réactions, en plus de rouvrir la discussion autour de toute la saga Julien Lacroix.

Intitulé « Des cicatrices et des regrets », l'article en question a été LE sujet de discussion des derniers jours en relançant tous les débats autour des vagues de dénonciations et du tribunal populaire sur les médias sociaux.

Rosalie Vaillancourt est l'une des femmes qui avaient témoigné à la journaliste Améli Pineda du Devoir en 2020 et elle fait également partie des personnes interviewées pour l'article de La Presse.

Elle n'avait toujours pas pris la parole suite à la parution de l'article, mercredi matin, mais elle a abordé la question en long et en large lors d'une discussion respectueuse et pleine de bienveillance à l'émission On va se le dire.

Voici quelques extraits de l'entrevue en question, que l'on vous encourage fortement à visionner en intégralité sur le site de Radio-Canada.

« Rosalie, c'est une grosse semaine, a déclaré d'entrée de jeu l'animateur Sébastien Diaz. Je n'ai pas le choix de revenir avec toi sur ce qui s'est passé hier. Beaucoup de gens ont réagi à l'article d'Isabelle Hachey dans La Presse. Tu étais citée dans l'article qui revient deux ans plus tard sur le cas Julien Lacroix. Il y a des femmes qui avaient témoigné à l'époque qui disent soit regretter, soit vouloir nuancer certains propos. Pour être très honnête, avec l'équipe on ne savait pas si tu allais te présenter à l'émission. Tu n'as pas beaucoup de recul, mais comment tu as vécu ça, hier? »

« C'est sûr que c'est difficile », répond l'humoriste. « Tu ne veux jamais être là-dedans. Ce n'est pas payant, c'est pas sympa, il n'y a rien de positif qui en découle pour les gens qui parlent. En même temps, ça m'apprend sur moi. Ça m'apprend est-ce que j'ai fait la bonne chose, est-ce que j'ai pas fait la bonne chose? Encore aujourd'hui, je pense que j'ai fait la bonne chose.

Moi, pourquoi j'ai été dans cet article-là c'est que j'ai cru quelqu'un qui m'a raconté son histoire. Le premier article, il y a deux ans. Ce que j'ai fait c'est dire à une fille je te crois, si tu veux en parler, je vais aller dire que je te crois parce que moi aussi j'ai déjà vu des actions, mais je te crois toi. Ensuite, j'ai eu des témoignages également et je les ai cru.

Le backlash de croire à ça peut être difficile, mais mettons qu'on dise que je suis jalouse, que j'ai fait ça par jalousie, par vengeance, qu'on dise que moi aussi j'avais des mauvais comportements, ce n'est rien parce que je l'avais déjà vécu lors de la première vague. Ça ne me tente pas de me justifier, mais ce que je trouve difficile avec cet article-là, et j'espère que ça ne fera pas ça, c'est que des victimes aient peur de parler. Qu'elles voient que tu peux regretter, tu peux avoir des backlash. J'espère qu'il n'y a aucune fille ce matin qui lit ça et qui se dit que finalement elle va garder ça pour elle. Que tu en parles ou que tu le gardes en dedans, ça fait la même chose. 

Si ce n'était pas sorti il y a deux ans, si j'en avais pas parlé, est-ce que je serais mieux aujourd'hui alors que je suis dans la tempête? Je serais peut-être assise chez nous et je ne serais pas bien non plus. »

Sébastien Diaz lui demande alors si elle regrette d'avoir pris la parole il y a deux ans.

« La chose que je regrette c'est comment ça se fait. Ce que je regrette c'est qu'il n'y ait pas de solution judiciaire. C'est ça qu'on apprend avec l'article et je pense que tout le monde est d'accord qu'on aimerait bien qu'il y ait une solution judiciaire pour que les victimes puissent parler, puissent se sentir écoutées, puissent se sentir protégées, et que la personne dénoncée puisse ensuite retourner à la réalité, retourner à sa vie.

Aucune personne là-dedans ne voudrait que Julien souffre en ce moment, deux ans plus tard. Personne ne veut ça. »

Voici un extrait de l'entrevue en question: