Richard Martineau critique ouvertement Justin Trudeau pour sa gestion des djihadistes

Inquiétant...

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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La question de la menace terroriste est un sujet qui revient malheureusement très souvent dans l'actualité au cours des dernières années. Et avec raison. Après les attaques qui ont coûté la vie à de trop nombreuses personnes à Paris, Londres, Nice, Berlin et Istanbul - pour ne nommer que ceux-là - on se demande chaque fois à quel endroit surviendra la prochaine tragédie. Et malheureusement, les morts de Toronto sont là pour nous rappeler que le Canada n'est pas à l'abri d'une mauvaise surprise.

Dans sa chronique «Réveillez-vous», diffusée sur les ondes de LCN, le coloré commentateur Richard Martineau n'a pas été tendre envers le premier ministre Justin Trudeau concernant sa gestion des djihadistes qui ont quitté le pays pour rejoindre des groupes terroristes dans des zones en guerre et qui sont désormais de retour au pays.

Voici quelques extraits du message qu'il a livré à l'animateur Jean-François Guérin, lundi matin. 

«C'est très inquiétant. On sait que Justin Trudeau est très accueillant, il aime ça recevoir de la visite.[...] Mais là c'est plus dangereux parce qu'on se met à accueillir des gens qui sont peu recommandables et qui sont même dangereux. Au cours des dernières années, 190 Canadiens ont quitté le pays pour aller faire la guerre sainte aux côtés de l'État islamique. 

Ça c'est des gens qu'on pensait qui étaient bien intégrés qui étaient ici, avec leur passeport, leur nationalité, et eux autres ils regardaient les vidéos de l'État islamique décapiter des gens et ils se disaient que ça avait l'air le fun. Donc ils sont partis. [...] De ces gens-là, il y en a une soixantaine qui sont revenus au pays. Et là on a tous les droits de les traîner devant les tribunaux. [...] Et là sur soixante, combien ont été traînés devant les tribunaux et combien font face à des accusations? Quatre. Ça veut dire qu'il y en a 56 qui se promènent libres comme l'air, qui sont des bombes à retardement.»

«En Europe, on serre la vis aux ressortissants. Ceux qui reviennent au pays après avoir mené la guerre sainte, on ne niaise pas avec eux autres. Ici, Justin Trudeau pendant longtemps il a dit "Ben non, il n'y a aucun problème. Ils ne sont pas dangereux. Savez-vous ce qu'on va faire? On va les déprogrammer."»

Il conclut son segment en lançant un message très dur à Justin Trudeau:

«On est très complaisants. On est très bonasses.»

Si vous voulez voir sa chronique, c'est ici.

Martineau réagissait à un éditorial publié par Manon Cornellier dans Le Devoir. Voici d'ailleurs un extrait de son texte:

«Ils seraient environ 190 Canadiens actifs à l’étranger, surtout en Syrie et en Irak, dans des groupes terroristes, comme le groupe armé État islamique (Daech). Une soixantaine seraient déjà revenus au pays, mais, jusqu’ici, seulement quatre ont fait l’objet d’accusations. Trois djihadistes canadiens et leur famille, actuellement détenus par les forces kurdes dans le nord de la Syrie, souhaitent pour leur part être rapatriés au Canada, quitte à y être jugés, ce qui n’est pas garanti.

Cela ne devrait pourtant pas faire de doute. Daech répond à la définition d’organisation terroriste et ses actions, à celles de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. En vertu du droit international que le Canada a contribué à élaborer, un pays peut poursuivre quiconque a commis ces crimes et se trouve sur son territoire, peu importe où les actes ont été perpétrés. Le Canada a d’ailleurs adopté en 2000 sa propre loi de compétence universelle à la suite de sa ratification du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Il s’en est prévalu en 2005 pour poursuivre pour crime contre l’humanité Désiré Munyaneza, un complice du génocide rwandais.»

On vous invite fortement à lire son éditorial en intégralité ici.

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Source: TVA Nouvelles
Crédit Photo: Capture d'écran TVA Nouvelles