Peter Mac Leod a vécu des moments extrêmement difficiles

Un témoignage plein d'humanité

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
Partager sur Facebook
613 613 Partages

Peter Mac Leod lance un livre, ces jours-ci, qui revient sur une période sombre de sa vie. C'est en 2015 qu'il raconte avoir frappé un mur après une rupture amoureuse. Il a alors amorcé un travail intérieur et spirituel vraiment intense. En entrevue à l'excellente émission Deux hommes en or, présentée les vendredis soir sur les ondes de Télé-Québec, l'humoriste s'est ouvert sur ces quelques mois qui ont été particulièrement difficiles.

« Un moment donné j'ai fait: ok, j'suis plus capable. J'ai voulu comprendre pourquoi j'étais devenu cette personne-là que je sentais que ce n'était pas ma vraie nature. J'ai compris que mon réflexe d'aller vers les mauvaises personnes était une preuve que je ne m'aimais pas, moi. Quand j'ai pris conscience de ça, j'ai reçu un osti de coup de pelle. Quand je dis que je ne m'aimais pas c'est que je m'empêchais de ressentir les choses. Que ce soit le bonheur ou même le malheur. Il n'y a rien qui pouvait m'atteindre. Aujourd'hui je suis fier de pouvoir dire que je suis quand même un gars sensible. Aujourd'hui, j'ai envie de vivre les bouts de ma vie que je n'ai jamais ressentis. Le bonheur, je veux le vivre à 100%. Et s'il y a un bout qui est triste, je vais l'assumer et je vais le vivre aussi. »

Ce n'est pas un secret, Peter Mac Leod a une différence physique, lui qui a une main plus petite que l'autre. Un handicap dont il a beaucoup souffert étant plus jeune, mais qui a également aidé à forger la personne qu'il est aujourd'hui. 

« Aujourd'hui un jeune va avoir plus d'outils qu'on en avait à l'époque. Une chance, quand un jeune était méchant avec moi j'étais rapidement capable de me faire des systèmes de protection. En plus j'avais un père qui était quand même assez viril. La première fois que je suis arrivé chez moi et que je lui ai dit qu'il y avait un petit gars qui avait ri et qui m'avait traité d'infirme, il m'a montré comment frapper. Et je suis vraiment, vraiment un très bon élève »

Malgré toutes les épreuves qu'il a vécues en raison de sa différence physique, il a tout de même dit non lorsqu'un chirurgien lui a proposé de rééquilibrer la grosseur de ses mains. 

« Aujourd'hui j'assume ça. Je suis un gars très paradoxal. J'ai deux côtés. J'ai un côté très très sensible, mais j'ai aussi le fameux côté plus viril qui existe en dedans de moi. Mon côté droit est peut-être le gars plus sensible, plus vulnérable, et mon côté gauche qui dit: écoeure pas trop le côté droit..! »

En 2015, Peter Mac Leod a vécu plus mois très sombres, mais il devait continuer de faire rire les gens, à la radio et sur scène.

« Le clown il était triste. Mais c'est pas long quand même. Ce livre-là ce n'est pas une biographie de ma vie, c'est 4-5 mois de ma vie. C'est le cadeau que je me suis fait d'aller revisiter ma vie. Mais quand je vivais le présent d'aller faire un spectacle quand toi tu n'as même pas envie de rire, c'était plus difficile. Mais avec toutes les années d'expérience que j'ai, j'étais capable de mettre ça de côté et une fois sur scène il n'y a personne qui aurait pu s'imaginer que je vais ça, parce que je suis professionnel et les gens qui sont là, ils ont le droit de profiter. Ils ont payé et ils veulent se divertir.»

« La plus belle phrase qu'il y a dans ce livre-là, c'est vers la fin quand je dis aux gens: j'ai semé une graine dans ta tête, j'espère qu'elle va se rendre jusqu'au coeur. Parce que l'histoire de ce livre-là c'est un peu ça. Moi, pendant 46 ans de ma vie, je n'avais aucune connexion entre ma tête et mon coeur. Tout était géré par ma tête. »

Si vous voulez revoir l'entrevue de Pierre-Yves Lord avec Peter Mac Leod, c'est juste ici sur le site de Deux hommes en or.

Partager sur Facebook
613 613 Partages

Source: Deux hommes en or
Crédit Photo: Deux hommes en or