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Paul Arcand ramasse Éric Duhaime à propos de sa pétition sur les drag queens

Paul Arcand ramasse Éric Duhaime à propos de sa pétition sur les drag queens

Une entrevue qui fait réagir !

Cimon Asselin

Le chef du Parti conservateur du Québec, Éric Duhaime, était en entrevue à l’émission Puisqu’il faut se lever afin de discuter d’une récente pétition qu’il a lancée afin de demander au gouvernement de cesser de financer des activités avec des drag-queens, notamment dans les bibliothèques publiques. Disons que l’animateur Paul Arcand n’a pas hésité à le confronter et qu’Éric Duhaime a certainement déjà mieux paru ! 

Éric Duhaime a accepté d’aller discuter de sa récente pétition avec l’animateur Paul Arcand dans l’émission Puisqu’il faut se lever sur les ondes du 98.5 Montréal. Dans sa pétition, il demande au gouvernement de cesser de financer des activités avec des drag-queens et également le consentement obligatoire des parents. 

Au départ, Paul Arcand lui demande la raison pour laquelle il arrive avec cette pétition et le questionne à savoir s’il a déjà vu des cas où des drag queens arrivent à un endroit sans le consentement des parents.

Duhaime répond ceci : « La raison pourquoi j’arrive avec ça, c’est parce que la semaine dernière il y a une motion qui a été adoptée à l’unanimité à l’Assemblée nationale, qui stipule notamment que le fait d’exposer les enfants aux drag queens va faire du Québec un exemple d’égalité et d’équité… heu, j’ai fait une conférence de presse le lendemain à l’Assemblée nationale à la tribune de la presse, sur un tout autre sujet… sur le projet de loi 19, pis les médias m’ont posé des questions sur la motion qui avait été adoptée à l’unanimité là… la motion de Québec Solidaire sur la question des drag queens. J’ai répondu, ç’a défrayé les manchettes, on a été inondé d’appels, de message, de tout ce que vous voulez. » 

L’animateur le coupe ensuite pour lui reposer sa question afin de savoir s’il a déjà vu des cas où des drag queens arrivent à un endroit sans que les parents soient d’accord. 

Le chef du Parti conservateur du Québec réplique en disant : « Ben écoutez là… moi j’ai répondu aux questions des médias là… ce n’est pas moi qui ai amené ça des parents » et Paul Arcand semble déjà ne pas trop comprendre ses motivations. « Attendez là ! Vous arrivez avec une pétition et vous dites qu’il faut que le consentement des parents soit obligatoire. Je vous demande, dans tout le déluge de messages que vous avez eu, est-ce qu’on vous a donné des cas où de tels évènements avaient eu lieu sans que les parents soient d’accord ? », questionne l’animateur. 

Puis, Éric Duhaime mentionne qu’il y a des parents qui disent qu’ils l’ont appris a posteriori et dit qu’il peut lui envoyer des messages pour le prouver, mais « qu’il n’a pas fait de vérifications et que ce n’était pas ça le but de leurs affaires » pour ensuite dire que l’objectif principal est de s’assurer que l’argent public « ne servent pas à ça » et que ces activités-là ne devraient pas se dérouler dans des garderies, dans des écoles ou dans des bibliothèques publiques. 

Paul Arcand affirme qu’il est d’accord avec lui pour le consentement, mais qu’il n’a jamais vu un cas où il n’y avait pas le consentement des parents.  « Je suis un peu étonné de votre propos pour tout dire parce que, vous qui prônez la liberté, moi j’ai la liberté comme parent d’y aller ou de ne pas y aller, d’amener mes enfants. Je laisse ça à la discrétion du parent, point à la ligne. Ce n’est pas à l’état » ajoute l’animateur. 

Par la suite, il lui demande « Comment on va faire la liste ? » ce qui est à financer ou pas et « Quels seront les critères ? », précisent que lui aussi il y a plusieurs choses que l’état finance et avec laquelle il n’est pas d’accord. 

Duhaime répond ceci : « Monsieur Arcand, on a sorti justement les curés de nos écoles parce qu’on a dit que les valeurs morales pis religieuses, ça n’avait pas sa place dans les écoles et que l’école, c’est un lieu d’apprentissage. On ne va pas rentrer des drag queens qui vont venir commencer à parle de théorie du genre, pis commencer à parler de diversité sexuelle à des enfants pis payé par nos taxes là. Il y a d’autres problématiques en éducation. Je pense que les ressources peuvent être utilisées bien ailleurs et vous savez comme moi qu’il y a bien des pénuries de toutes sortes de choses dans notre système. La dernière chose qu’on a besoin c’est un début là-dessus. S’il y a des parents qui, individuellement, veulent payer pour amener leurs enfants voir des spectacles de drag queens pis qu’ils aiment mieux que ce soit une drag queen plutôt que grand-maman qui lit des contes à leurs enfants, c’est leur choix. Mais on ne fera pas ça dans nos institutions publiques, c’est juste ça l’objet de notre pétition aujourd’hui. » 

Une réponse qui ne semble vraiment pas avoir satisfait Paul Arcand, qui réplique en mentionnant : « D’abord, je ne pense pas que ça coûte 25 millions par années. Ça, c’est la première chose. La deuxième c’est qu’il me semble que c’est une façon, quand les parents sont d’accord, pour ouvrir un peu pis de voir un peu ce que c’est que la diversité sur le ton d’un enfant. Je ne pense pas qu’ils font le même genre de prestation dans une bibliothèque publique que dans un bar le vendredi soir. »

L’échange entre les deux s’anime par la suite et Paul Arcand n’hésite pas à livrer le fond de sa pensée à Éric Duhaime !

Cliquez sur le lien plus bas pour écouter l'entrevue en entier : 

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