Paul Arcand confronte Alexandre Taillefer sur ses erreurs concernant Téo Taxi et le Parti libéral

Alexandre Taillefer reconnait ses erreurs

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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Alexandre Taillefer était en entrevue sur les ondes du 98,5 FM, mercredi matin, pour répondre aux questions de Paul Arcand concernant les déboires de Téo Taxi, qui a annoncé la fin de ses activités, mardi. L'homme d'affaires s'est montré très humble, en reconnaissant ses erreurs et en affirmant qu'il se reprochera toute sa vie de ne pas avoir été plus présent dans les activités de l'entreprise.

D'abord, Paul Arcand lui a demandé combien d'argent avait-il investi de sa poche dans l'aventure Téo Taxi.

« J'ai mis six millions de dollars de mon argent, ce qui représente une partie substantielle de ce que je possède. Je vais avoir perdu environ 1,5 million et mon REER y a passé parce qu'on a dû financer des appels de capital beaucoup plus importants que ce que j'avais prévu. Quand on est un entrepreneur, vous le savez,  on n'a pas de fonds de pension donc pour moi c'est une perte extrêmement matérielle. »

L'animateur lui a alors demandé quelle était sa part de blâme dans les déboires de l'entreprise qu'il a fondée.

« Importante, bien entendu. Il y a des leçons que je retiens de ça. On a eu plusieurs pépins. J'aurais aimé ça être là à temps plein. J'ai agi davantage comme investisseur que comme entrepreneur et ça je me le reprocherai toute ma vie. Je pense que j'aurais dû être assis là à temps plein, donc ne pas être un investisseur mais être l'entrepreneur que j'étais dans la tête de la population. »

Pour expliquer les déboires de Téo Taxi, Alexandre Taillefer a ciblé plusieurs points, notamment les coûts plus importants que prévus au niveau de la recharge des voitures. « J'ai cru que les voitures électriques avec une plus grande autonomie sortiraient beaucoup plus rapidement que ça. »

Voici l'entrevue intégrale, une gracieuseté de nos amis chez RadioEGO:

Une question qui est sur toutes les lèvres est de savoir si son implication en politique avec le Parti libéral du Québec a favorisé Téo Taxi à recevoir des subventions.

« Au contraire. Ça a nui énormément à Téo le fait que j'aie pris cette décision-là en juin 2018. Le financement initial était en 2015 et je n'avais absolument aucun lien avec le Parti libéral à ce moment-là. On est allé présenter un projet très ambitieux au gouvernement qui avait un enjeu avec un joueur étranger dans une industrie qui était dans une situation difficile et ils ont vu ça comme un projet fort intéressant. »

Certains observateurs ont affirmé que le fait que Téo Taxi s'était syndiqué était l'une des raisons de son échec financier. Alexandre Taillefer n'est pas d'accord avec cette lecture de la situation.

«Je le dis, je le répète: je pense que plus une société est syndiquée, plus une société est équitable. La philosophie de Téo c'est une philosophie écologique et c'est une philosophie sociale. À la base, on s'attaquait à un problème fondamental: les conditions indécentes des chauffeurs de Taxi. Autant chez Uber que dans le taxi traditionnel. Et malheureusement, on n'y sera pas arrivé. »

Est-ce que son implication en politique a été une erreur?

«Définitivement. Je le regrette. Je ne me présenterai pas comme candidat pour être chef du parti. Ça n'arrivera pas. S'entourer de gens qui ont des cicatrices c'est une chose qui est très importante. Quand les gens ont connu l'échec, généralement ils ne font pas les mêmes erreurs deux fois. Je pense que je suis un bien meilleur gestionnaire aujourd'hui, quatre ans plus tard, que je l'étais précédemment. Quand on mange le genre de claque que j'ai mangé, ça nous rend beaucoup plus humble, ce qui n'est pas une mauvaise chose. Et on comprend bien davantage des signaux qui vont nous être utiles à l'avenir.»

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Source: RadioEGO
Crédit Photo: Facebook