Pascal Morissette à Ouvre ton jeu
Pascal Morissette à Ouvre ton jeu / Ouvre ton jeu
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Pascal Morissette revient avec émotion sur la naissance de sa première fille

L'animateur révèle le moment précis où il aurait voulu que le temps s'arrête à jamais.

Esad Avdic

Esad Avdic

De passage à au balado Ouvre ton jeu animée par Marie-Claude Barrette, Pascal Morissette s'est livré avec une authenticité désarmante sur plusieurs aspects de sa vie personnelle et professionnelle.

Parmi tous les sujets abordés au cours de cette longue entrevue, c'est sans doute le récit de la naissance de sa première fille qui a constitué le moment le plus chargé d'émotion. Invité à répondre à la question « à quel moment aurais-tu voulu que le temps s'arrête? », l'animateur a replongé dans ce souvenir avec une intensité palpable.

Un accouchement à domicile qui a tout changé

Pascal a d'abord confié que l'idée d'accoucher à la maison avec l'aide d'une sage-femme ne l'enchantait pas du tout au départ. Lui qui se décrit comme un homme constamment pressé, obsédé par l'efficacité et le rendement, trouvait cette approche trop « grano » pour son rythme de vie. Il a même raconté être arrivé à la première rencontre avec la sage-femme en état de stress, parce qu'il avait une autre réunion prévue seulement 45 minutes plus tard. C'est d'ailleurs la sage-femme qui lui a fait prendre conscience qu'il devait ralentir et reconnaître le caractère extraordinaire de l'événement qui s'en venait.

Le jour J, Pascal s'est pourtant investi corps et âme dans l'expérience. Il raconte avoir été dans le bain avec sa conjointe Julie Ringuette, avoir pratiqué des points de pression pour la soulager, et avoir lui-même sorti le bébé de l'eau. Il a été complètement renversé par la force dont Julie a fait preuve durant tout le processus, la décrivant affectueusement comme étant « plus forte que nature ».

Mais le moment précis où le temps s'est véritablement suspendu pour lui s'est produit juste après la naissance. Le cordon ombilical était encore relié au placenta lorsque les sages-femmes leur ont suggéré de se retirer dans leur chambre pour vivre un moment de connexion d'une dizaine de minutes avec leur nouveau-né. Pascal décrit alors une scène d'une vulnérabilité absolue. Ils étaient nus, dans un état presque « animal », complètement dépouillés de toute superficialité sociale. Le bébé portait encore son enduit blanc naturel, que les sages-femmes avaient choisi de ne pas retirer. Il se souvient de détails sensoriels très précis : lui en camisole, trempé de sueur, la sage-femme éclairant doucement la pièce avec une lampe frontale, et en fond sonore, les mélodies de piano d'Alexandra Stréliski, d'Ingrid St-Pierre et de Jean-Michel Blais. Il a même tenu le placenta dans ses mains, un placenta que le couple a ensuite congelé pour le planter sous un arbre.

Sous ce qu'il appelle un « dôme », plus rien d'autre n'existait. Ni les courriels à répondre, ni les factures d'Hydro-Québec, ni aucune obligation professionnelle. Juste une communion totale avec sa conjointe et leur enfant.

Un moment en contradiction avec son tourment intérieur

Ce qui rend ce témoignage particulièrement bouleversant, c'est qu'il entre en contraste total avec la façon dont Pascal vit le reste de son existence. Tout au long de son passage à Ouvre ton jeu, il a confié être habité par une incapacité chronique à ralentir et à savourer le moment présent. Il décrit sa vie quotidienne comme un interminable « tapis roulant » sur lequel il empile sans cesse de nouvelles responsabilités, par crainte de laisser passer des occasions. Il va même jusqu'à admettre qu'il reproche parfois à sa propre famille de ne pas être assez rapide dans les gestes du quotidien, simplement pour grappiller quelques secondes ici et là.

Pour bien saisir l'origine de cette anxiété de performance, il faut remonter aux racines de Pascal. L'animateur a grandi dans un milieu modeste, en HLM dans l'est de Montréal, dans un environnement où la culture et les ressources financières se faisaient rares. Il a toujours ressenti un décalage entre ses origines et la réussite qu'il connaît aujourd'hui. Ce sentiment d'être un imposteur qui s'est glissé dans un monde qui ne lui était pas destiné le pousse à travailler avec une intensité démesurée, convaincu qu'il doit fournir des efforts huit fois supérieurs aux autres pour ne jamais retomber dans la précarité. Son rêve de devenir animateur lui semblait d'ailleurs totalement inaccessible quand il était jeune.

C'est précisément pour cette raison que la naissance de sa fille occupe une place si particulière dans son parcours. Ce moment représente l'une des rares fois où son besoin constant de fuir en avant s'est tu, où son anxiété s'est effacée pour laisser place à une paix profonde. Mais la réalité du tapis roulant les a vite rattrapés. Pascal et Julie, tous deux animés par cette peur de manquer des opportunités, sont retournés au travail à peine une ou deux semaines après l'accouchement.

Cette parenthèse dans leur chambre, avec leur bébé encore tout neuf, reste donc pour Pascal le symbole ultime d'un bonheur pur, un instant d'humanité brute au milieu d'une vie menée à cent à l'heure. L'entrevue complète est disponible ci-dessous:

Bonne écoute!

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À propos de l'auteur

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Directeur du contenu numérique

Quand il n’est pas devant sa télé à dévorer un film, une série ou un match du CH, Esad transmet avec passion toutes les informations concernent diverses nouvelles que ça soit dans le sport ou le showbiz.

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Source: Ouvre ton jeu

Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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