Normand Brathwaite à la 500e de Belle et Bum
Normand Brathwaite à la 500e de Belle et Bum / Télé-Québec - Bertrand Exertier
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Normand Brathwaite révèle avoir frôlé la mort après 42 jours d'hospitalisation

L'animateur de Belle et Bum se confie sur l'épreuve qui a failli lui coûter la vie ce printemps.

Esad Avdic

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Normand Brathwaite a brisé le silence sur les événements terrifiants qui ont marqué son printemps. Dans des entrevues accordées notamment à Dominic Tardif de La Presse et Sophie Durocher du Journal de Montréal, le populaire animateur de Belle et Bum a révélé qu'il avait frôlé la mort en avril dernier, après avoir été hospitalisé pendant 42 jours.

Un témoignage bouleversant où il aborde sans détour son combat contre l'alcoolisme et les complications médicales qui ont failli l'emporter.

Le 14 avril, le jour où tout a basculé

Selon ce qu'il a raconté à La Presse, tout a commencé lorsque Normand Brathwaite, en défaisant ses valises dans sa résidence secondaire en Gaspésie, a réalisé qu'il avait oublié ses médicaments contre le diabète. Il a alors pris la décision, qu'il qualifie lui-même d'inconsciente, de s'en passer tout simplement. Il traversait à ce moment une période difficile sur le plan de la santé mentale, comme il l'a expliqué au quotidien montréalais, précisant que malgré la prise d'antidépresseurs depuis des années, les creux de vague persistent, amplifiés par l'effet dépresseur de l'alcool.

Le Journal de Montréal rapporte que la réaction à l'arrêt de la médication a été quasi immédiate. Sur la route entre la Gaspésie et Montréal, l'animateur de 67 ans s'est arrêté à de multiples reprises pour vomir. Une fois arrivé chez lui à Saint-Paul-d'Abbotsford, il s'est effondré inconscient au pied de son lit. C'est son épouse depuis 35 ans, Marie-Claude Tétreault, qui l'a découvert inerte et a composé le 911, comme le relatent les deux médias.

Transporté d'abord à l'hôpital de Granby, puis transféré d'urgence au CHUS de Sherbrooke en raison de la gravité de son état, Normand Brathwaite a littéralement cessé de vivre dans l'ambulance. Comme il l'a confié à La Presse, les ambulanciers ont prévenu sa femme qu'elle devrait peut-être lui faire ses adieux, car ils ignoraient s'il allait survivre au trajet. Le diagnostic était lourd: acidocétose diabétique accompagnée d'une insuffisance rénale aiguë, le tout dans un contexte de troubles liés à la consommation d'alcool. Ses reins avaient cessé de fonctionner et son rythme cardiaque était complètement déréglé.

Sophie Durocher ajoute un détail glaçant: les médecins de Sherbrooke ont suggéré d'organiser un appel vidéo avec son fils Édouard, sa fille Élizabeth et sa belle-fille Mylène pour qu'ils puissent lui faire leurs adieux. On leur a même dit que si jamais il s'en sortait, il ne serait probablement plus capable que de prononcer « oui » et « non ».

Normand Brathwaite a passé deux semaines dans le coma, selon le Journal de Montréal, tandis que La Presse mentionne 10 jours. Durant cette période, il a été la proie d'hallucinations qu'il compare, dans les deux entrevues, à un univers digne de l'auteur H. P. Lovecraft. Il refuse d'en décrire les détails, tant le souvenir reste douloureux.

L'alcoolisme, le mot qu'il n'a plus peur de prononcer

Dans son entretien avec La Presse, Normand Brathwaite a parlé ouvertement de sa relation avec l'alcool. Il a expliqué que depuis longtemps, le vin blanc était devenu son refuge pour aplanir les hauts et les bas de son humeur. Jamais au point d'être complètement ivre sur un plateau de tournage, a-t-il tenu à préciser, mais suffisamment pour réaliser après coup qu'il pouvait consommer une bouteille, voire une bouteille et demie par jour. Un verre à l'apéro, un autre devant une série télé, un troisième pendant la partie de hockey, et ainsi de suite.

L'animateur a confié à La Presse qu'il n'a désormais plus peur du mot « alcoolisme ». La thérapie qu'il suit lui a permis de comprendre qu'il s'agit d'une maladie, ce qui l'a libéré du sentiment de culpabilité. Il reconnaît aussi que le vrai problème ne réside pas uniquement dans la substance, mais dans les enjeux plus profonds qu'elle masque: la peur du rejet, l'incapacité à gérer les conflits, le besoin d'être constamment en activité pour se sentir bien.

Au média de Québécor, il a déclaré sans détour qu'il ne va « jamais bien », une confidence qui témoigne de la profondeur de son combat avec la santé mentale. Mais il a également affirmé se sentir aujourd'hui mieux qu'avant son hospitalisation, moins déprimé et plus concentré. La sobriété lui a ouvert les yeux sur une vie plus belle, a-t-il assuré à la chroniqueuse Sophie Durocher.

Durant sa convalescence, Normand Brathwaite a pu compter sur le soutien indéfectible de sa famille. Selon le Journal de Montréal, Marie-Claude Tétreault a été à ses côtés « chaque seconde de chaque heure ». Sa belle-fille Mylène, qui est infirmière, son conjoint Yanick, ainsi que ses enfants Édouard et Élizabeth l'ont également accompagné tout au long de cette épreuve. L'animateur a d'ailleurs fondu en larmes devant La Presse en rapportant une blague de son fils Édouard, qui avait dit à Marie-Claude que c'était une chance que son père soit dans le coma, car lui qui est habitué aux écrans de 80 pouces n'aurait jamais supporté la minuscule télévision de sa chambre d'hôpital.

L'animateur a perdu 15 livres et a dû réapprendre à marcher, comme le rapporte le Journal de Montréal. Selon La Presse, sourire lui est encore douloureux en raison de l'intubation, sauf lorsqu'il entend une chanson qu'il aime. D'ailleurs, un moment marquant de son hospitalisation a été la visite d'une harpiste dans sa chambre. En reconnaissant immédiatement le classique swing « Ain't Misbehavin' » de Fats Waller, il a compris qu'il n'avait pas perdu son oreille musicale, un soulagement immense qui lui a fait entrevoir le début du « plus beau boutte » de sa vie, comme il l'a raconté à La Presse.

Normand Brathwaite prévoit se reposer complètement au cours des prochains mois. Il a toutefois confirmé aux deux médias qu'il sera de retour à l'animation de Belle et Bum sur Télé-Québec dès janvier prochain.

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Directeur du contenu numérique

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