Mort des petits Élise et Hugo: Manon Massé dénonce la couverture médiatique

“Ce n'est pas un drame familial...”

Publié le par Monde de Stars dans Nouvelles
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C'est un drame comme on en voit trop souvent. Le genre de drames auxquels on ne s'habituera jamais. Élise, 5 ans, et Hugo, 7 ans, ont été tués par leur père dans leur maison de Mercier-Hochelaga, avant que ce dernier ne s'enlève la vie... ce que plusieurs qualifient de drame familial.

Mais "drame familial" ne sont visiblement pas des mots que la porte-parole de Québec Solidaire Manon Massé veut entendre lorsqu'il est question d'un père qui pose un tel geste.

Sur sa page Facebook, la politicienne a dénoncé l'utilisation du terme "drame familial" par les médias depuis la tragédie.

"Ce n'est pas un « drame familial » comme le rapportent les médias à matin", écrit-elle. "C'est un double meurtre commis par un meurtrier. Je lis dans les journaux que c'était un vrai boute-en-train, que sa maison était charmante, qu'il aimait cuisiner. Comme si le meurtrier était un gars ordinaire qui, dans un moment de détresse, décide d'assassiner et de mutiler ses deux enfants. T'sais, une réaction banale à une séparation."

Dans le Journal de Montréal ce matin, Richard Martineau déplorait le manque d'aide aux hommes en détresse, soulignant que l'acte monstrueux commis par le père ne voulait pas nécessairement dire qu'il était un monstre et que cette horreur aurait pu être évitée... le genre de propos qui a visiblement déplu à Manon Massé.

"On n'assassine pas sa conjointe ou ses enfants sur un coup de tête. On assassine la conjointe parce qu'elle échappe à notre contrôle. On assassine les enfants pour contrôler le reste de sa vie. C'est la forme la plus extrême de la violence conjugale", s'insurge Manon Massé. "Elles sont nombreuses, au Québec, à subir. Plutôt que de lire, ce matin, sur le tueur et sa passion pour l'ébénisterie, j'aurais aimé qu'on parle d'elles. J'aurais aimé qu'on parle des centres d'hébergement pour les femmes victimes de violence, qui n'arrivent pas à répondre à la demande. 41 femmes par jour se font refuser une demande d'hébergement. J'aurais aimé qu'on parle des centres de femmes et de leur travail de dépistage."

Évidemment, le message publié par Manon Massé a suscité beaucoup de réactions, certaines en accord et d'autres fortement en désaccord. 

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Source: Facebook
Crédit Photo: Facebook