Mike Ward lors de son spectacle au Bordel
Mike Ward lors de son spectacle au Bordel / YouTube de Mike Ward

Mike Ward dévoile que Guillaume Lemay-Thivierge et Crave ont voulu acheter «Sous Écoute» pour des millions

Voici pourquoi Mike Ward a refusé de vendre le tout pour des millions

Eso Handanagic

Eso Handanagic

Mike Ward est un véritable monument de l'humour au Québec et il ne cesse de le prouver. Actuellement en pleine tournée, célébrant ses 33 ans de carrière avec un impressionnant cap des 200 000 billets vendus, l'humoriste continue de surfer sur une vague de popularité sans précédent. De passage récemment dans les studios du FM93 pour l'émission Dupont le matin, entre deux représentations à guichets fermés à la salle Albert-Rousseau de Québec, Mike Ward s'est confié avec son authenticité habituelle sur les dessous de l'industrie et sur l'avenir de son célébrissime balado, Sous Écoute.

Lors de cet entretien fascinant, il a révélé que les grandes plateformes s'intéressent de plus en plus à l'humour québécois, et que son propre balado suscite bien des convoitises. L'humoriste a d'ailleurs confirmé avoir reçu des offres d'achat très sérieuses de la part de Crave ainsi que de Guillaume Lemay-Thivierge.

Révélant les coulisses de ces approches, Mike Ward a raconté avec humour le jour où son gérant est venu lui annoncer la nouvelle que Guillaume Lemay-Thivierge souhaitait acquérir sa plateforme. Bien que l'offre de Crave ait été plus lucrative, l'humoriste précise qu'il ne s'agissait pas d'une somme faramineuse au point de changer sa vie du jour au lendemain, mais plutôt d'un montant qui l'a fait réagir positivement : « c'est un montant que j'ai fait "hey crisse, OK" ».

Malgré ces approches, Mike Ward reste catégorique sur son désir d'indépendance. Il a même blagué sur le fait qu'il aimerait recevoir une offre astronomique d'un géant comme Netflix, non pas pour l'accepter, mais simplement pour le prestige de la refuser. « Je veux pas vendre Sous Écoute mais je veux un offre pour Sous Écoute. [...] je veux juste pour pouvoir après dire à mes chum j'ai dit non à 22 millions », a-t-il lancé en riant.

Mais pourquoi dire non à de telles opportunités financières ? Pour Mike Ward, la liberté de création n'a pas de prix. Il refuse catégoriquement qu'un patron vienne dicter le contenu de son émission. Il s'explique : « Je veux ma liberté tu sais, puis on s'e"ntend, il me laisserait quand même une certaine liberté mais moi aussitôt que quelqu'un me dirait Ouais, ça tu devrais faire ça plus de même", Je sais que ça va me fâcher ». De plus, le succès actuel de Sous Écoute lui permet déjà de très bien vivre, lui donnant le luxe de rester le seul maître à bord. « Sous Écoute, c'est moins payant que le monde pense que c'est mais c'est assez payant que j'ai pas besoin de rien faire d'autre. Fait que j'aime mieux faire mes affaires, faire pas mal d'argent puis que c'est moi le boss », affirme-t-il.

Cette absence de patron lui donne un pouvoir absolu sur la qualité de son produit. Si un épisode ne lui plaît pas, il peut tout simplement le jeter aux oubliettes, une liberté impensable sous contrat avec un grand diffuseur. « Si il y a un épisode je trouve pas bon. [...] On l'enlève puis on l'a pas mis. Puis ça si j'avais un boss, je pense pas que mettons tu sais Crave qui me donnerait 10 millions accepterait que je fasse ça », souligne l'humoriste.

Un autre obstacle majeur à une entente avec une plateforme comme Crave réside dans les relations tendues avec l'Union des artistes (UDA). L'humoriste craint qu'en s'associant à une plateforme subventionnée, l'UDA ne trouve une porte d'entrée pour s'imposer dans son balado. L'UDA tente régulièrement de forcer Sous Écoute à se conformer à ses règles, ce que Mike Ward refuse, d'autant plus qu'il affirme rémunérer ses invités bien au-delà des normes syndicales. Il donne l'exemple de son spectacle au Centre Bell : « moi je paye plus cher que le cachet UDA, tu sais. comme mettons le Sous Écoute qu'on fait au Centre Bell, je donne 2 500$ par invité. Puis si euh c'était UDA, il fallait que je donne, je pense c'est 800$ ou 900$ mais c'est juste c'est nous on veut pas parce c'est toute la paperasse qui vient avec ».

En fin de compte, Mike Ward choisit de rester le capitaine de son propre navire, préservant ainsi l'essence brute et authentique qui fait le succès de Sous Écoute. Avec une tournée magistrale qui se terminera en apothéose au Centre Bell à la fin avril, il est évident que le public lui rend bien cette intégrité sans compromis. Vous pouvez écouter l'entièreté de son entrevue sur le site du FM93:

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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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