
Mathieu Bouillon dénonce une contravention de 236 $ reçue dans le métro de la STM
L'humoriste Mathieu Bouillon s'insurge contre une amende salée reçue au métro Longueuil.
L'humoriste et auteur Mathieu Bouillon ne décolère pas. Celui qu'on connaît notamment pour son travail d'écriture sur des émissions comme Les Traîtres, Star Académie et SNL Québec a vécu une mésaventure pour le moins frustrante dans le métro montréalais, et il n'a pas hésité à la partager publiquement. L'artiste a écopé d'une contravention de 236 $ pour s'être rendu à la station de métro Longueuil alors qu'il ne détenait qu'un titre de transport valide pour la zone A, soit l'agglomération de Montréal.
Selon les informations partagées par l'humoriste, il a été intercepté par ce qu'il décrit comme une escouade d'une vingtaine d'agents qui effectuaient des contrôles à la sortie du métro Longueuil. Bouillon ignorait tout simplement que depuis 2021, un trajet entre Montréal et Longueuil nécessite un titre couvrant la zone AB, et non plus un simple billet de zone A. Et visiblement, il était loin d'être le seul dans cette situation ce jour-là.
Dans sa publication en ligne, l'humoriste ne mâche pas ses mots. Il dénonce le fait que la STM préfère, selon lui, sanctionner les usagers plutôt que de mettre en place des solutions préventives, comme une guérite à la station Berri-UQAM avant l'escalier menant vers Longueuil. Il s'en prend directement au système en place, estimant qu'il piège les citoyens qui paient déjà leur passe mensuelle de bonne foi sans savoir que leur titre n'est plus valide pour certains trajets.
Mais au-delà de sa propre situation, c'est le témoignage d'une autre usagère qui semble l'avoir particulièrement touché. « J'ai particulièrement aimé voir cette jeune femme pleurer, elle qui s'en allait travailler et qui n'avait pas budgété ça dans son mois, 236 $ », a-t-il écrit avec une ironie mordante. Un commentaire qui illustre bien le sentiment d'injustice ressenti par plusieurs usagers pris au piège.
Le système de zones tarifaires de la STM remis en question
La sortie de Mathieu Bouillon a provoqué une vague de réactions sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes dénoncent eux aussi le manque de clarté entourant le système de zones tarifaires dans la grande région de Montréal. Pour rappel, la zone A couvre l'agglomération de Montréal, la zone B englobe Longueuil et Laval, la zone C s'étend aux couronnes nord et sud, et la zone D touche certains secteurs périphériques. Des titres couvrant plusieurs zones existent, mais ils sont plus coûteux.
Plusieurs personnes estiment que le montant de l'amende est complètement disproportionné, surtout dans un contexte où les autorités encouragent la population à délaisser la voiture au profit du transport en commun pour désengorger les routes. Comme le soulignait Julien Poirier-Malo, collaborateur à la revue du web de l'émission Tout un matin, même si Bouillon reconnaît avoir été en tort, la vraie question qui s'impose est celle de la simplicité du système de tarification.
De son côté, la STM rappelle que les zones tarifaires sont en vigueur depuis maintenant cinq ans et que la responsabilité de détenir un titre valide incombe aux usagers. Le transporteur public affirme également que des messages visuels et sonores concernant les changements de zones sont diffusés dans le réseau de métro.
Malgré la réponse officielle de la STM, le débat est loin d'être clos. La mésaventure de Mathieu Bouillon met en lumière un enjeu qui dépasse largement son cas personnel et qui touche à l'accessibilité même du transport collectif dans la métropole. Reste à voir si cette vague d'indignation poussera les autorités à revoir leur approche en matière de tarification et de sensibilisation auprès des usagers.
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À propos de l'auteur
Directeur du contenu numérique
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