Maripier Morin brise le silence pour la première fois en entrevue

Elle parle pour la première fois en entrevue.

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Maripier Morin brise le silence pour la première fois en entrevue

Alors que la scène artistique est divisée face à son retour public, Maripier Morin brise le silence, samedi matin, dans une première entrevue exclusive à La Presse depuis les accusations proférées à son endroit par Safia Nolin. Elle réclame aujourd'hui une deuxième chance, au moment même où le quotidien montréalais révèle de nouveau témoignages d'autres personnes qui font état de propos racistes et d'attouchements de la part de la comédienne et animatrice.  

La comédienne et animatrice a déclaré « comprendre » la réaction de certains. Elle promet toutefois avoir changé. 

Nommée au Gala Artis, Maripier Morin sème le malaise chez certaines vedettes québécoises. La Presse a recueilli cinq témoignages de personnes qui ont fait état de propos racistes, d'attouchements sexuels ou d'agressions entre 2017 et 2020. Ces témoignages n'avaient jamais été révélés au public avant et ces personnes craignent de se retrouver à nouveau en présence de l'animatrice et comédienne.

« Ça m’angoisse. Ça me fait faire des cauchemars de juste potentiellement la croiser et entendre sa voix », a confié au quotidien une comédienne connue qui allègue que Maripier Morin lui a fait des attouchements sexuels, en lui prenant la poitrine lors d'un party en décembre 2017. Elle n'a pas souhaité que son nom soit révélé, ayant peur de répercussions sur sa carrière.  

« Depuis l’automne [2019], c’est super clair pour moi que je n’ai plus de rapport avec Maripier. Ç’a été dit à mon agent, je ne veux aucun contrat avec elle », a-t-elle raconté à La Presse. Une information confirmée par son agent. 

Un ami de la comédienne a également confirmé la scène au quotidien montréalais. « Je vois Maripier lui prendre les seins, et quand je dis “ lui prendre les seins ”, c’est à grandes poignées de mains, ses deux seins dans ses mains », a-t-il dit sans vouloir révéler son identité au grand public. 

« Je ne lui ai pas dit qu’elle m’avait agressée. Sur le coup, je me suis dit qu’elle était drôle, qu’elle était grande gueule. Elle fait toutes ces affaires-là en riant, alors c’est très déstabilisant parce que ça la met en position de pouvoir. On dirait que ça te ferait mal paraître de réagir sur la défensive. Elle le fait comme si ce n’était pas grave, comme si elle en avait le droit » ajoute la comédienne. 

Maripier Morin a répondu aux questions de La Presse. Au sujet des témoignages à son sujet, elle dit qu'elle « les entend et les comprend » d'avoir peur de son retour dans la sphère publique. 

« Je veux qu’ils sachent que celle qui travaille en ce moment, ce n’est pas la même qui a eu, ou pas, des agissements déplacés », dit à La Presse Maripier Morin.

Si elle a refusé de commenter les allégations de racisme et d'attouchements sexuels à son endroit, elle confie toutefois être « une alcoolique, dépendante, en rétablissement ». « Je trouve ça important quand même de dire que ce n’est pas parce que tu as une maladie que tu es déresponsabilisé face aux agissements que tu as pu avoir en consommation », ajoute-t-elle, sans préciser de quel événement elle parle. 

Maripier Morin ajoute être prête à faire des excuses aux personnes qui lui reprocheraient des gestes qu'elle a déjà commis.  « J’aurais à ce moment-là l’opportunité de faire amende honorable, de regarder cette personne-là dans les yeux, de discuter avec elle, de rétablir les faits et d’ouvrir le dialogue », dit-elle, pour qui reprendre le travail fait partie de son « processus de rétablissement ».

« Je ne peux pas passer ma vie à longer les murs et à avoir honte des comportements que j’ai pu avoir. Si je veux être capable de guérir, si notre société permet la deuxième chance, il faut que je mette toutes les chances de mon bord, » dit-elle. 

Et neuf mois après les allégations de Safia Nolin, Maripier jure avoir changé, après avoir suivi une thérapie pour gérer « sa maladie de la dépendance », elle estime être prête à un retour. 

« Je suis rentrée en thérapie fermée et c’est à cet endroit que j’ai compris que j’étais atteinte de la maladie de la dépendance », raconte à La Presse Maripier Morin. Une thérapie qui est devenue « une période assez révélatrice pour moi de prendre conscience de ça, de l’accepter, aussi, et de comprendre que le restant de mes jours, j’allais vivre avec ça ».

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