
Marie-Ève Janvier brise le silence après quasiment 7 mois d'absence : «Ç'a été une question de survie»
Elle se confie sur les épreuves traversées les derniers mois
Marie-Ève Janvier a surpris tout le monde ce mercredi en se présentant en studio à l'émission qu'elle a quittée il y a sept mois. La chanteuse et animatrice québécoise, qui s'était complètement retirée de la vie publique en octobre dernier, a choisi de livrer un témoignage bouleversant sur son épuisement professionnel, espérant que ses mots puissent résonner chez ceux qui traversent une épreuve similaire. D'emblée, elle a tenu à préciser qu'il ne s'agissait pas d'annoncer un retour au travail : elle ignore encore ce que l'avenir lui réserve.
Le jour où tout s'est effondré pour Marie-Ève Janvier
La mère de trois enfants a raconté avec une franchise désarmante le moment précis où son corps a dit stop. Le 14 octobre, alors qu'elle prenait le volant pour se rendre au travail, elle tremblait de manière incontrôlable. Elle avait l'impression d'être intoxiquée, incapable de fonctionner normalement. Dans un tunnel montréalais, la réalisation l'a frappée de plein fouet : elle représentait un danger pour elle-même et pour les autres conducteurs. Le lendemain, effondrée dans le bureau de son médecin, elle n'arrivait plus qu'à pleurer sans pouvoir s'arrêter.

Avant cette journée fatidique, les signaux d'alarme s'accumulaient depuis des mois. Elle répétait à son conjoint Jean-François qu'elle était épuisée, qu'elle avait besoin d'une pause, tout en refusant catégoriquement de s'arrêter. Des maux de tête récurrents, des palpitations cardiaques, une perte totale de désir pour quoi que ce soit : son corps lui envoyait des messages qu'elle choisissait d'ignorer. Jusqu'à ce qu'il la « lâche » complètement, comme elle le décrit elle-même.
Ce qui rend son témoignage particulièrement poignant, c'est sa description de ce qui a suivi l'arrêt de travail. Plutôt que de se reposer, Marie-Ève est tombée dans un autre piège : celui de la performance domestique. Elle faisait du ménage compulsif, réorganisait sa maison, cherchait des projets de rénovation. Elle a aussi augmenté sa consommation d'alcool. Tout pour s'engourdir, pour éviter de faire face à sa vérité intérieure. « Je ne voulais pas faire face à la vraie réponse », admet-elle aujourd'hui.
Pendant les premières semaines, elle avait l'impression d'être simplement en vacances. Puis est venue une phase sombre où elle s'est demandé qui elle était sans son travail, sans sa carrière. « Je ne sers à rien », pensait-elle. Une période qui, aujourd'hui encore, lui fait peur quand elle y repense.
Un long chemin vers la guérison
Il aura fallu environ cinq mois à Marie-Ève pour véritablement accepter sa condition. Elle devait constamment se rappeler qu'elle était malade, même si rien n'était visible de l'extérieur. Cette acceptation profonde n'est survenue que deux mois avant son passage en ondes, soit autour de mars dernier.

Parmi les thérapies qui l'ont aidée à avancer, l'animatrice mentionne une expérience particulièrement marquante avec la « cheval-thérapie ». Après avoir rêvé d'un cheval précis, elle s'est retrouvée face à cet animal en plein champ. Elle décrit le cheval comme un « animal guérisseur » capable d'aller chercher les blessures intérieures et de les expulser. Cette connexion inattendue l'aurait aidée à briser la carapace qu'elle s'était construite au fil des années.
Au quotidien, elle a aussi redécouvert des plaisirs simples : les marches, la lecture, le sommeil, qu'elle considère comme une clé essentielle de la guérison, l'aquarelle et la méditation. D'ailleurs, sa petite Laurence a offert un moment d'humour involontaire quand, interrogée à la garderie sur le métier de ses parents, elle a répondu que son papa faisait de la musique et que sa mère faisait « de la méditation ».
Son conjoint a trouvé une image parlante pour décrire son état actuel : sa peau est neuve, fragile, et elle doit en prendre soin sans s'exposer trop rapidement. Marie-Ève se dit très protectrice de cette vulnérabilité nouvelle qui s'est installée en elle. Sa relation avec ses enfants s'est transformée profondément, elle connaît désormais leurs goûts précis, comprend leurs regards, une proximité qu'elle avait perdue dans le tourbillon de sa vie professionnelle. Voyez ses confidences dans la vidéo:
Elle se décrit avec humour comme une « tradwife » version 2.0, prenant chaque journée comme elle vient, loin des réseaux sociaux. En son absence, Sébastien Benoît et Isabelle Racicot ont assuré la relève aux Filles du lunch aux côtés de Maripier Morin, tandis que Mia Tinayre, grande gagnante de Star Académie 2025, l'a remplacée dans le spectacle Sintra symphonique. Quant à la suite, Marie-Ève Janvier ne fait aucune promesse, se nourrissant désormais du vide et du silence nécessaires à sa reconstruction.
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À propos de l'auteur
Directeur du contenu numérique
Passionné de culture québécoise et véritable mangeur en série d'émissions de télé et de sports en tout genre, il combine ses talents en écriture ainsi que son immense créativité dans ses articles, le tout en apportant une touche humoristique bien à lui. Prenant un immense plaisir à tenter de deviner ce qui nous attends dans la suite d'Antigang ou Indéfendable, il partage avec passion les idées qui germent dans son esprit avec les lecteurs. Diplômé d’arts et lettres au Cégep de Limoilou ainsi que d’intégration multimédia au Cégep de Sainte-Foy, il combine ses deux passions, soit l'écriture et les divers médias numériques, en une seule: soit dans la rédaction d’articles en ligne pour plusieurs sites du groupe d’Attraction Numérique.
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