
L'historien Alexandre Dumas ramasse solidement François Lambert après sa sortie contre Québec solidaire
L'entrepreneur s'est fait servir une réplique cinglante par l'historien québécois sur Facebook.
Le débat sur la taxation des grandes fortunes au Québec vient de prendre une tournure particulièrement explosive sur les réseaux sociaux. Après que Québec solidaire ait proposé une taxe sur le capital visant les fortunes de plus de 25 millions de dollars, l'entrepreneur François Lambert a publié une diatribe incendiaire sur Facebook. Mais c'est la réplique cinglante de l'historien québécois Alexandre Dumas qui a véritablement fait vibrer la toile, ramassant Lambert point par point dans un texte qui a rapidement enflammé les commentaires.
La sortie de François Lambert qui a tout déclenché
Tout a commencé lors du congrès préélectoral de Québec solidaire, où le parti a officialisé sa proposition d'imposer une taxe de 1% sur les fortunes entre 25 et 100 millions de dollars, puis de 2% au-delà de cette somme. Le porte-parole Sol Zanetti a directement interpellé l'entrepreneur en déclarant que cette contribution ne changerait pas la qualité de la bouteille de vin que les gens comme Lambert sortent de leur cellier le vendredi soir, mais qu'elle aiderait à « réparer le Québec ».
Piqué au vif, François Lambert — connu du grand public pour ses participations à Dans l'œil du dragon et Big Brother Célébrités — n'a pas tardé à réagir. Dans une publication Facebook au ton pour le moins direct, il a lancé un « vos yeules » retentissant à l'endroit de Québec solidaire et de ses sympathisants. L'homme d'affaires a défendu que la richesse des entrepreneurs provient du risque, du travail acharné et de décisions judicieuses. Il a accusé le parti de gauche d'être déconnecté de l'économie réelle et de traiter les riches comme des « parasites » alors que ce sont eux qui créent les emplois et font rouler l'économie québécoise.
Lambert a également abordé la question de l'inflation alimentaire, reprochant à QS de blâmer les épiceries plutôt que de s'attaquer aux véritables causes comme le transport et l'énergie. Il a conclu en affirmant que sans entrepreneurs ni investisseurs, il n'y aurait tout simplement aucune richesse à redistribuer.
Alexandre Dumas démonte les arguments un par un
C'est là qu'Alexandre Dumas, historien québécois reconnu pour ses interventions publiques et son travail comme auteur, conférencier et enseignant, est entré dans la danse. Dans une publication Facebook qui a récolté une vague d'appuis, il a servi à Lambert un « François, ta yeule » qui allait donner le ton à une réplique méthodique et sans pitié.
Dumas a d'abord déconstruit l'argument selon lequel seuls ceux qui ont lancé une entreprise auraient le droit de s'exprimer sur ces questions. L'historien s'est décrit comme un propriétaire de maison conscient de ses privilèges, soulignant que la différence de situation entre lui et une éducatrice en CPE ne s'explique pas par un travail plus acharné ou une meilleure gestion budgétaire, mais par un ensemble de circonstances.
Il s'est ensuite attaqué à la notion même du mérite entrepreneurial. Selon lui, aucun patron ne travaille 20, 50 ou 100 fois plus que ses employés, et si l'écart salarial est aussi grand, c'est que « quelqu'un se fait voler quelque part ». Il a rappelé que les employés sont essentiels au succès d'une entreprise et que Lambert remplacerait probablement tous les siens par des machines si cela était possible.
Sur la question des fiascos économiques, Dumas a retourné l'argument du Panier bleu contre Lambert en évoquant Northvolt, Glencore, Norbourg et SNC-Lavalin, soutenant que pour chaque échec gouvernemental, on peut trouver des dizaines d'entreprises privées ayant nui à la société.
L'historien a conclu en suggérant à Lambert d'aller voir Claire Trottier — cette membre du 1% des plus riches qui milite publiquement pour payer davantage d'impôt — pour recevoir une « transfusion d'empathie et de sens civique ».
La réaction des internautes a été massive. De nombreux commentaires saluent la justesse et la franchise du texte de Dumas, tandis que d'autres expriment leur soulagement de voir une figure publique articuler ce que beaucoup ressentent face aux inégalités croissantes. L'ancien député Amir Khadir, présent au congrès de QS pour célébrer les 20 ans du parti, a pour sa part répliqué que Lambert n'avait « pas évolué depuis 40 ans », citant les Prix Nobel d'économie Paul Krugman et Joseph Stiglitz sur l'injustice des taux d'imposition actuels des plus fortunés.
Ce débat survient alors que 74% des Québécois, selon un sondage Léger commandé par la CSN, souhaitent que le prochain gouvernement augmente l'imposition des grandes fortunes pour mieux financer les services publics. La proposition de QS, qui pourrait rapporter cinq milliards par année selon le parti, continuera assurément d'alimenter les échanges musclés dans les semaines à venir, à l'approche des prochaines élections provinciales.
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Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.