
Le talent québécois traverse l'Atlantique : «Indéfendable» et «Alertes» à la conquête du public français
L'industrie télévisuelle québécoise prouve une fois de plus la qualité exceptionnelle de ses productions en franchissant de nouvelles frontières géographiques et culturelles. Les populaires séries dramatiques Indéfendable et Alertes, toutes deux remarquablement produites par la maison de production Pixcom, s'apprêtent officiellement à aller à la rencontre d'un tout nouveau bassin de téléspectateurs en France. C'est une excellente nouvelle pour le milieu culturel d'ici, confirmant que nos œuvres possèdent une résonance humaine et scénaristique capable de captiver les publics francophones au-delà des frontières du Québec. L'annonce de leur arrivée imminente sur une importante plateforme de diffusion européenne témoigne du véritable âge d'or de nos créations télévisuelles et de la volonté de l'industrie de briller à l'étranger.
C'est plus précisément sur la grande plateforme de diffusion en continu TF1+ que ces deux succès québécois viendront prochainement enrichir le catalogue. Dans le cas du drame judiciaire Indéfendable, les abonnés français de la plateforme auront le privilège de découvrir les trois premières saisons de la série. Cette percée outre-mer survient au moment même où le public québécois assiste actuellement à la conclusion de la quatrième mouture de la quotidienne sur les ondes de TVA et TVA+, une finale qui promet, comme le veut la grande coutume de l'émission, son important lot de rebondissements inattendus. L'autrice principale et productrice de la série, Izabel Chevrier, n'a d'ailleurs pas caché son enthousiasme face à cette nouvelle. Elle a exprimé sa très grande satisfaction de voir l'émission rejoindre le public européen, soulignant avec fierté que l'œuvre « explore des enjeux humains et judiciaires avec une volonté constante d'authenticité » et qu'elle se réjouit que cette approche trouve un tel écho à l'international.

La tension monte également pour Alertes, la série policière à succès qui s'ajoutera elle aussi dans le carrousel très convoité de TF1+ avec ses quatre premières saisons. Il est par ailleurs pertinent de souligner que cette production policière québécoise n'en est pas à sa première incursion en territoire étranger, puisqu'elle connaît déjà un très beau rayonnement jusqu'au Japon. Initialement créée et écrite par Julie Hivon, la série a ensuite vu son flambeau d'écriture repris par une solide équipe composée de Guillaume Corbeil, Geneviève Simard, Patrick Dupuis et Sarah Lévesque pour orchestrer les intrigues des saisons 3 et 4. Pour la productrice Isabelle Courval, ce succès d'exportation n'est pas un hasard. Elle rappelle avec justesse que la série « repose sur une tension dramatique forte et des personnages profondément humains », ajoutant que cette visibilité accrue sur TF1+ permettra à une toute nouvelle audience d'apprécier le travail remarquable accompli par toute l'équipe de production. Détail fort intéressant qui préserve la couleur locale de nos productions : les deux séries de Pixcom seront proposées aux Français dans leur version originale québécoise, offrant aux abonnés la possibilité d'activer des sous-titres au besoin pour s'adapter à nos expressions.

Cette formidable expansion à l'international s'inscrit dans une vision stratégique bien ficelée par les producteurs exécutifs de Pixcom, Nicola Merola et Charles Lafortune. Ces derniers se sont vivement réjouis de pouvoir ainsi faire voyager l'immense talent québécois hors de nos frontières. Pixcom n'en est d'ailleurs pas à son premier coup d'éclat sur le marché européen. Ils ont précédemment réussi de superbes percées grâce à une entente de coproduction avec ARTE pour la série Ravages, ainsi qu'avec les trois saisons de l'envoûtante série La faille, qui ont notamment brillé sur la plateforme Prime Video France. Nicola Merola a rappelé avec une grande fierté que La faille s'est même hissée pendant plusieurs semaines consécutives dans le prestigieux top 5 des productions les plus visionnées sur Prime en France. Selon lui, ce triomphe démontre indéniablement que « plus les Français regardent nos émissions, plus ils veulent en voir ».
Cette démarche d'aller chercher l'argent ailleurs est devenue essentielle pour la pérennité financière de l'industrie. Nicola Merola explique avec beaucoup de franchise qu'il y a actuellement « moins d'argent au Québec » et qu'il faut par conséquent multiplier les efforts à l'étranger. Ces ambitions se concrétisent à travers d'intenses rencontres d'affaires, comme ce fut le cas récemment avec la direction de France Télévision International lors de l'événement Séries Mania à Lille et à Paris, ouvrant ainsi la porte à de futures discussions de projets avec des géants comme TF1 et ARTE. En exportant de la sorte des séries d'une telle envergure, le Québec prouve incontestablement qu'il possède les histoires, le talent créatif et la vision entrepreneuriale nécessaires pour conquérir les écrans du monde entier.
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À propos de l'auteur
Directeur du contenu numérique
Diplômé d’arts et lettres au Cégep de Limoilou ainsi que d’intégration multimédia au Cégep de Sainte-Foy, Eso Handangic combine ses deux passions en une seule dans la rédaction d’articles en ligne pour plusieurs sites d’Attraction Numérique. Chef de file dans son domaine, il excelle tout ce qu’il entreprend et est toujours à l’affût des nouveautés dans le monde culturel, économique et ludique.
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