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Les créateurs des Gags Juste pour rire poursuivent Juste pour divertir pour plus de 500 000 $

Pierre Girard et Jacques Chevalier réclament des redevances qu'ils estiment ne plus recevoir en totalité.

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Pierre Girard et Jacques Chevalier, les deux esprits créatifs derrière la célèbre série de caméras cachées Les Gags de Juste pour rire, ont décidé de porter leur différend devant les tribunaux. Les deux concepteurs ont intenté une poursuite civile contre la société Juste pour divertir, présidée par Sylvain Parent-Bédard, réclamant une somme dépassant les 500 000 $ en redevances qu'ils affirment ne plus recevoir intégralement, tel que rapporté par La Presse.

Un conflit autour du calcul des redevances

Selon les informations publiées par La Presse, la poursuite a été déposée plus tôt cette année au palais de justice de Québec. Girard et Chevalier, qui ont écrit et produit la série jusqu'à l'année dernière, avaient conclu des ententes avec Juste pour rire au début des années 2000 leur garantissant une part des profits générés par cette émission extrêmement rentable. La formule de calcul de ces redevances repose sur les revenus bruts, tant nationaux qu'internationaux, en tenant compte des coûts de production et des commissions de vente. Les deux hommes touchaient ainsi entre 10 et 12 % des profits.

Il faut dire que Les Gags représentent un produit d'exportation remarquable. La série est diffusée dans plus de 120 pays et projetée à bord des appareils de 90 compagnies aériennes depuis un quart de siècle, générant des revenus annuels se chiffrant en millions de dollars. La chaîne YouTube de l'émission compte à elle seule 14 millions d'abonnés.

Lorsque Bell et Evenko avaient pris les rênes de Juste pour rire en 2018, les ententes contractuelles avec les deux créateurs avaient été honorées. Toutefois, la donne a changé le 7 juin 2024, quand le groupe de Sylvain Parent-Bédard a acquis les actifs de Juste pour rire, alors en faillite. Pourtant, le contrat d'acquisition, joint au dossier judiciaire et signé par Parent-Bédard lui-même, stipulait que Juste pour divertir s'engageait à respecter l'ensemble des obligations et créances de l'ancienne entité, y compris les redevances destinées à Girard et Chevalier.

Après plusieurs échanges entre les parties, Parent-Bédard avait finalement versé les montants complets pour l'année 2023, soit 289 000 $ pour Girard et 263 500 $ pour Chevalier. Mais à l'été 2025, les deux concepteurs ont reçu un nouveau tableau de calcul appliquant une méthode radicalement différente. Résultat: les paiements ont chuté à 28 000 $ pour Girard et 21 000 $ pour Chevalier, soit environ 7 % des sommes habituelles. Selon le document judiciaire, la société défenderesse aurait appliqué plusieurs commissions de façon erronée, ajouté des frais non prévus au contrat et gonflé les coûts de production, le tout sans fournir de pièces justificatives. Après une mise en demeure restée sans réponse à l'automne 2025, les deux créateurs ont décidé de judiciariser l'affaire. Si les redevances attendues en juillet 2026 ne sont pas versées, la poursuite pourrait dépasser le million de dollars.

Pas de tournage cet été et des comédiens amers

En parallèle de ce litige, La Presse a également révélé qu'aucun tournage de Gags n'aura lieu cet été, une première en 26 ans d'existence de la série. Les comédiens ont appris la nouvelle par simple courriel. Denis Levasseur, qui participe à l'émission depuis plus de deux décennies, n'a pas caché sa déception face à cette façon de procéder. La comédienne Marie-Pierre Bouchard, elle aussi présente depuis 21 ans, ne comprend pas cette décision pour ce qu'elle considère être la série la plus rentable de Juste pour rire.

Denis Levasseur
Facebook de Denis Levasseur

Les comédiens ont également vécu des tensions avec la nouvelle direction concernant leur rémunération. Le mode de paiement, autrefois calculé par gag, est passé à un tarif journalier, et les droits de suite, versés tous les cinq ans, ont été réduits de moitié. Levasseur affirme que les comédiens avaient accepté ces nouvelles conditions sous la menace d'une annulation de la série, mais que cet argent leur revient de droit. Bouchard, visiblement émue, a souligné que ces droits de suite représentent essentiellement leur fonds de retraite, et que l'ironie de la situation est cruelle: ils ont fait des concessions pour assurer la survie de l'émission, mais la production a tout de même été interrompue.

De son côté, Sylvain Parent-Bédard a refusé toute entrevue. Dans une déclaration écrite transmise à La Presse, il a évoqué une divergence dans l'interprétation des contrats et a indiqué que les deux parties avaient convenu de laisser les tribunaux trancher. Concernant l'avenir des Gags, il a laissé entrevoir une possible reprise l'an prochain, affirmant que son groupe poursuit l'analyse pour relancer la prochaine saison au moment jugé opportun, tout en niant tout lien entre la poursuite et l'arrêt de la production.

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Source: La Presse

Cet article pourrait avoir été rédigé à l'aide de certains outils d'IA.

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