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Le conjoint de Denise Bombardier livre une entrevue bouleversante et avoue lui avoir caché qu'elle allait mourir

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Cimon Asselin

Il y a quelques semaines, nous avions appris une triste nouvelle puisque la grande Denise Bombardier s'est éteinte à l'âge de 82 ans. Son conjoint, James Jackson, vit des moments très difficiles et il accepté de se confier avec Pénélope McQuade dans l'émission Pénélope. Une entrevue extrêmement touchante, alors qu'il a notamment avoué avoir caché à Denise Bombardier qu'elle se dirigeait vers la mort quelques jours avant la fin de sa vie. Vous pouvez lire ses propos plus bas. 


Pénélope débute en lui demandant comment il va et il répond ceci :

« Pour répondre à votre question et ce n’est pas la première fois qu’on me la pose cette question bien sûr, je suis en bonne santé parce que Denise veillait toujours… elle voulait que je prenne de l’exercice et que je mange correctement.

Donc, je suis heureusement toujours en bonne santé. Sauf qu’il y a un grand vide dans ma vie. On était marié (depuis) 20 ans. Mais marié 20 ans, non pas quand nous étions jeunes, parce que quand on est jeune, un couple se voit, si les deux partenaires travaillent, ils se voient le matin, le soir et le week-end. Avec Denise, j’avais dit au revoir à mon poste de professeur de français à Dublin et c’était fusionnel. On était ensemble 20 ans. À quelques rares exceptions, on était (ensemble) 20 ans. Donc c’est l’équivalent de 40 ans pratiquement !

Alors maintenant, elle n’est plus là. Donc, c’est pas juste le manque… elle me manque terriblement. Mais tous les jours, je rentre même avec l’amitié de tout le monde. Les Québécois ont été très généreux envers moi. Je suis très ému chaque fois qu’on me parle. Il y a même des gens dans la rue qui me reconnaissent (…) mais, tous les jours, même après des dîners, je rentre dans une maison vide. Et quand c’est vide et que c’est Denise Bombardier qui n’est plus là, ça, c’est un vide exceptionnel. Unique.

Et c’est ce que je vis en ce moment. Donc c’est dur, mais avec l’encouragement, je pense souvent à elle. Je sais que, elle est partie au bon moment. Elle était au sommet pratiquement de sa vie professionnelle. Elle ne voulait pas croire. Elle était la plus surprise par sa maladie. »

Puis, l’animatrice lui demande ensuite de nous en dire plus sur la maladie de Denise Bombardier et il répond ceci : 


« On utilise le mot fulgurant. C’est-à-dire que ça arrive comme ça à l’improviste. Nous étions en Floride. On passait toujours nos hivers (là-bas) et Denise avait dit « moi j’ai vécu assez longtemps dans le froid, dans la neige » donc elle voulait passer tous les hivers en Floride.

On est renté fin avril, elle avait quelques douleurs autour des épaules, dans les jambes… alors je faisais des massages. Mais c’était parce qu’elle travaillait… elle écrivait quatre chroniques par semaine, elle faisait QUB Radio deux fois par semaine, elle faisait la télévision à LCN le samedi matin.

On avait juste le mercredi où on ne faisait rien. Mais elle se réveillait à 5 h le matin pour lire les trois journaux du Québec, donc elle se préparait. Et j’étais toujours émerveillé quand je voyais son talent. Elle réfléchissait quelques minutes et elle prenait son stylo… toujours un stylo, toujours de l’encre bleue. Elle prenait ses feuilles et elle commençait à écrire (…) elle me passait les feuilles et c’est moi qui les tapais. Toujours !

Elle pensait au bout de son stylo. Elle ne pouvait pas penser et réfléchir en tapant à l’ordinateur. C’était moi après. Ça me permettait d’enlever un mot si elle avait utilisé un mot deux fois dans un texte. Parce qu’elle faisait ça sans réfléchir et sans prendre de notes. »


Il continue ensuite en parlant de nouveau de la maladie : 


« Elle n’avait pas mal partout. Juste les épaules. Mais jamais à l’estomac donc ce n’était pas au niveau de son foie. Sa mère est décédée du cancer du sein alors elle croyait… elle était toujours anxieuse avant des visites médicales. Même pour aller chez le dentiste.

Parce qu’elle redoutait ce qu’elle allait apprendre. Donc chaque année, c’était une anxiété. Mais heureusement, on est rentré en février de cette année pour le congé scolaire.

Notre petite-fille Rose commençait à skier donc Denise a dit qu’on va aller les rejoindre. Donc on est rentré à Montréal.
 » 


Pénélope poursuit en lui demandant si la situation aurait pu être différente si la maladie avait été traitée au départ. 


« C’était intraitable. C’était mortel. C’était un cancer rare… et c’est toujours mortel. On l’aurait mise dans un hôpital entre quatre murs.

Alors que, elle a passé les derniers mois de sa vie sans avoir et en faisant ce qu’elle aimait. Elle allait au casino. Les gens savaient qu’elle adorait les machines à sous et qu’est-ce qu’elle avait de la chance ! Ce n’était pas de la chance parce qu’elle regardait les joueurs professionnels sur Google et elle apprenait instinctivement.

Le nombre de fois que je l’accompagnais et je prenais toujours un livre et j’étais assis, puis elle venait avec les coupons, elle venait de gagner 350 $ (…) donc ça, c’était Denise en Floride.

Si elle avait passé les derniers mois au CHUM, entre quatre murs, ça l’aurait tué bien avant ça. » 


« Elle a appris la mauvaise nouvelle, en fait, une semaine avant son décès. Une semaine. Jour pour jour. Avant, elle savait qu’elle était malade, mais elle avait toujours espoir. Elle me parlait de nos projets de l’été.

Elle a reçu la nouvelle quand l’oncologue est venue lui dire « Madame Bombardier, il faut qu’on jase un peu » elle a dit « il n’y a pas de traitement ». Elle a dit non, mais pas d’acharnement thérapeutique. Avec sérénité (…) elle a dit okay, que la nature suivre son cours. On ne peut rien faire.

C’était comme si avant, elle était anxieuse, et dès qu’elle a su son sort, elle acceptait ça. Mais elle n’a arrêtait de dire « Mais c’est incroyable » et elle regardait le plafond. Le nombre de fois qu’elle disait ça. Elle voulait dire qu’elle s’attendait à autre chose (…) dès qu’elle a accepté ça, elle ne souffrait pas. On lui demandait « Qu’est-ce que vous avez sur une échelle d’un à dix ? (en parlant de la douleur) » et elle répondait 4.

Donc, ce n’était pas la grande souffrance. Je sais que d’autres personnes atteintes d’un cancer souffrent beaucoup. Ce n’était pas le cas. Et quand elle est morte, elle est morte. Elle dormait. Elle ne respirait plus. C’est fini comme ça.

Donc une mort douce pour Denise. Elle l’acceptait. Elle l’acceptait, parce qu’on en avait déjà discuté. » 


Il continue en parlant des derniers jours avant sa mort : 


« On ne voulait pas lui dire. Donc quand elle parlait des projets, j’ai dit okay. Elle voulait m’amener à Las Vegas parce qu’elle voulait, encore une fois, tenter les machines à sous.

Donc je ne pouvais pas lui dire que je savais. Moi je savais avant elle. Le médecin m’en avait informé. Donc je savais, mais je ne pouvais pas lui dire. Donc il fallait toujours parler de l’espoir.

C’était comme si je mentais. Et je n’ai jamais menti en parlant à Denise.

Mais cette fois-ci, il fallait dire des « Okay, on va à Las Vegas. Puis, peut-être à Paris. Et surment passer Noël avec Rose » donc il fallait que je la soutienne dans ces derniers jours. » 


Une entrevue déchirante. Nos pensées sont avec monsieur Jackson dans ces moments très difficiles. 

Vous pouvez entendre ses propos en cliquant ICI