La mère d'une fêtarde coincée au Mexique brise le silence en entrevue avec Julie Snyder

Elle s'excuse au nom de sa fille.

Monde de Stars

Comment se sentent les parents des jeunes influenceurs qui ont fait le party à bord d'un avion vers le Mexique ? Julie Snyder s'est posé la question et a pu s'entretenir avec la mère d'une des jeunes femmes toujours coincée au Mexique. 

Anne Cyr est la mère de Rebecca St-Pierre, qui a pris l'avion vers le Mexique, même si elle se savait positive à la COVID-19.

« Je veux m'adresser au public en premier lieu. Je veux m'excuser, moi-même ainsi que ma fille, auprès du personnel soignant aussi également, et à tout le personnel de Sunwing, ainsi qu'à notre premier ministre, M. Trudeau. Je m'en excuse au nom de ma fille et de moi-même », a-t-elle déclaré d'emblée.

« Je me suis opposée à ce voyage-là. J'ai tout fait. Je l'ai menacée que je n'irais pas la reconduire à Montréal. Je me suis dit : "elle va revenir, parce qu'une journée avant, elle passait un test à Québec et elle était positive". Elle passe un test à l'hôtel à Montréal. Elle est négative. Donc qu'est-ce qu'il se passe ? Elle est partie. Moi, j'ai dit : "Rebecca, il va arriver quelque chose. Il n'y a rien de gratuit dans la vie" », s'est-elle souvenue au sujet du voyage que sa fille a gagné sur Instagram.

« C'est tentant pour une jeune fille de 19 ans qui n'a jamais pris l'avion, qui n'a jamais voyagé, qui n'est jamais allée dans le Sud. J'aurais peut-être fait la même chose qu'elle à 19 ans. Mais il n'y avait pas la COVID (à cette époque). Là, il y a la COVID », ajoute sa mère, qui soutient avoir dit à sa fille qu'elle pourrait toujours partir en voyage plus tard, dans de meilleures circonstances.

« Je le sentais, qu'il allait arriver quelque chose. Je suis fâchée parce que je n'aurais pas voulu qu'elle prenne cette décision-là. Je ne voulais pas qu'elle y aille », ajoute-t-elle en précisant que sa fille est actuellement toute seule au Mexique sans recevoir d'aide et sans parler la langue locale et en parlant très peu l'anglais. « Elle se méfie de tout le monde et elle a peur », ajoute sa mère, qui paie pour l'hébergement de sa fille. 

« Elle est prête à tout subir pour l'erreur qu'elle a faite. Elle le dit elle-même. Elle a beaucoup de regrets », dit Mme Cyr au sujet de sa fille.

À son retour au pays, Rebecca s'expose non seulement à des amendes salées, mais également à des accusations criminelles.